FIAC Cinéma 2008 - Carte blanche à d.c.a / Module 1 Palais de Tokyo

FIAC Cinéma 2008 - Carte blanche à d.c.a / Module 1 Palais de Tokyo

Module 1 du Palais de Tokyo, du 6 au 30 novembre 2008

 

Le Palais de Tokyo invite l’association d.c.a (association française de développement des centres d'art), réseau qui fédère 46 centres d’art contemporain en France, à investir le Module 1 du 6 au 30 novembre 2008. Les centres d’art membres de d.c.a proposent des films d’artistes, afin de constituer trois programmations, présentées en alternance dans le Module.

Dans le cadre de la programmation "Fiac Cinéma" (projetée au Palais de Tokyo le vendredi 24 octobre 2008) d.c.a a convié Andrea Bruciati (en partenariat avec AMACI, Association des Musées d'Art Contemporain Italiens) et Bettina Steinbrügge à réaliser librement deux programmations à partir de la sélection des films proposés par les centres d’art.

Andrea Bruciati, critique d'art et commissaire d'exposition, est directeur du GC.AC à Monfalcone depuis 2002.

Bettina Steinbrügge, critique d’art et commissaire d’exposition, est directrice artistique de la Galerie Andersen’s Contemporary à Berlin. Elle a dirigé entre 2001 et 2008 la Halle für Kunst Lüneburg.

Venant compléter les programmations « IV » d’Andrea Bruciati et « Peur et désir » de Bettina Steinbrügge, la troisième programmation « De A à Y » présente l’ensemble des films proposés par les centres d’art membres de d.c.a. Ces trois programmations reflètent la diversité des productions vidéo contemporaines, montrent la richesse de la création artistique la plus récente en France soutenue par les centres d'art et mettent l’accent sur l’actualité de leurs choix.

 

« IV »


Programmation par Andrea Bruciati

Comme l’avait déjà constaté Aristote dans le Livre IV de la Poétique, « l'homo aestheticus », en créant pour le plaisir une image d’un autre monde, une autre façon de manifester les choses, modifie autant sa propre réalité que celle qui lui est extérieure. Cette sur-réalité ainsi constituée devient l'avant-poste des spéculations, dans lequel la dimension insaisissable de l'image est garante d'une nouvelle ontologie de la représentation.

Avec Roberto Cuoghi, Simona Denicolai et Ivo Provoost, Julien Prévieux, Markus Schinwald.

Roberto Cuoghi
« Foolish Things »
Une proposition du Centre international d’art et du paysage (Ile de Vassivière)

Depuis une bande de plage artificielle comme une image de carte postale, un soleil tour à tour se lève et se couche. L’accompagnement musical de « Foolish Things » – une chanson d’amour connue des années 30 – ajoute un sentiment demélancolie et de désir.

Simona Denicolai et Ivo Provoost
« E’ Tutto Oro »
Une proposition de la Chapelle du Genêteil, Centre d’art contemporain /Le Carré 
Scène Nationale (Château Gontier)

Un sac plastique dans lequel s’engouffre le vent est accroché à un
rocher ; une petite fille tombe à genoux et la vierge lui apparaît. Le choc de l’image,sa valeur symbolique et cette vision sont les moments clés de cette expérience.

Julien Prévieux
« Post-post-production »
Une proposition du Centre d’art contemporain la synagogue de Delme (Delme)

A partir du film de James Bond, « Le monde ne suffit pas », Julien Prévieux conçoit une série inédite d’effets : chaque plan est enrichi d’explosions de flammes, de fumée, de torrents d’eau et d’avalanches. Ainsi augmenté le film révèle un rythme narratif nouveau basé sur de nouveaux effets.

Markus Schinwald
« Ten in Love »
Une proposition du CAC Brétigny (Brétigny-sur-Orge)

Les objets prennent dans le film une fonction religieuse, semblant devenir des reliques d’une liturgie inconnue. Tout comme les actions délibérées des personnes, les variations lumineuses des projecteurs accentuent les mouvements de chaques personnages.

 

« Peur et désir »


Programmation par Bettina Steinbrügge

L'un des traits caractéristiques de la société postmoderne est la réarticulation de la parole par le visuel. On constate un remplacement du symbolique par l'imaginaire ou le simulacre. Si l'imaginaire remplace vraiment le symbolique, quelle est aujourd’hui la nature de nos récits ? La question devrait être plutôt : comment racontons-nous ces récits ?
Toutes les oeuvres présentées dans ce programme sont liées les unes aux autres par la mise en doute de la représentation. Mémoire, vision et identité s'en trouvent fragmentées. Plus rien ne peut être pris pour réel, notamment pas les individus présents dans ce programme. Ceux-ci apparaissent donc non seulement à la recherche d’une réalité insaisissable mais aussi à la recherche d’eux-mêmes.

Avec Mounir Fatmi, Arnaud Maguet, Alice Anderson, Antoinette Ohannessian, Emre Hüner, Gail
Pickering, Markus Schinwald, Bettina Hutschek.

Mounir Fatmi
« The Machinery »
Une proposition du Creux de l’enfer (Thiers)

Mounir Fatmi invente des espaces visuels et des jeux linguistiques qui poussent les spectateurs à s’affranchir de leurs préjugés politiques et religieux, et qui leur permettent de porter un autre regard sur ces sujets. « The Machinery » met en lumière nos doutes, peurs et désirs.

Arnaud Maguet
« Girls Are Weird »
Une proposition du Centre National d’Art Contemporain de la Villa Arson (Nice)

En reprenant l’esthétique pop des années 50 et 70, Maguet ne reconnaît qu’une seule forme de nostalgie : « la nostalgie de ce que je n’ai jamais connu ». Ce sentiment ambigu émanant d’une mémoire collective est amplifié et déformé à travers le prisme de la subculture.

Alice Anderson
« The Dolls’ Day »
Une proposition de l’Espace Croisé (Roubaix)

Le film d’Alice Anderson « The Dolls’ Day »[Le jour des poupées] est inspiré du roman 
« Morella » d’Edgar Allan Poe. « Morella » est une adaptation d’un thème classique : le tragique émanant d’une raison glaciale et sans amour. « The Dolls’ Day » est un conte
allégorique traitant de la relation étouffante d’une jeune fille avec ses parents.

Antoinette Ohannessian
« Autoportrait »
Une proposition du 19, Centre régional d’art contemporain (Montbéliard)

Antoinette Ohannessian lie la réalité à ses formes de représentation en interrogeant ce que
produisent les textes et les mots sur le visible. La constellation qu’elle propose nous révèle qui nous sommes et comment nous agissons ensemble, sans omettre notamment nos incertitudes, mensonges et significations changeantes.

Emre Hüner
« Boumont »
Une proposition des Abattoirs (Toulouse)

Problèmes écologiques, pauvreté, société à risques et finalement les relations que l’homme moderne entretient avec la nature sont les questions au coeur du travail d’Emre Hu?ner. Dans un système social atteignant un sommet de décadence, l’instinct de survie devient
l’unique préoccupation, tandis que la recherche de nourriture, la solitude et le besoin de protection se muent en fonction du quotidien.

Gail Pickering
« Dissident Sunset »
Une proposition du Parc Saint Léger – Centre d’art contemporain (Pougues-les-Eaux)

« Dissident Sunset » s’ouvre sur les histoires récentes de l’action radicale et des rites sociaux. Une série de photographies d’archives de groupes dissidents du XXème siècle est rejouée devant la caméra pour former un ensemble chorégraphié et ludique. Alors que les
structures architecturales environnantes commencent à s’effondrer et à se désintégrer, ils retournent instinctivement à l’introspection, se lançant entre eux dans une danse rituelle
quasiment carnavalesque.

Markus Schinwald
« Ten in Love »
Une proposition du CAC Brétigny (Brétigny-sur-Orge)

Le conflit psychologique entre l’espace et le corps, entre l’étrange et l’inquiétant,
les déficiences et la dimension irrationnelle du soi individuel et collectif sont les thèmes développés dans « Ten in Love ». L’artiste explore la notion scénique de « matrice évolutive »
en construisant une structure de représentation reposant sur la dialectique du rationnel et du sensible.

Bettina Hutschek
« Domino »
Une proposition du centre d’art passerelle (Brest)

Des images documentaires et des cartes historiques se mêlent à une explication poétique du destin et de la société : la construction et la déconstruction de la société dépendent du jeu des dieux comme élément influant la production culturelle. Le personnage mythologique
de l’histoire tranche avec les descriptions pseudo scientifiques, laissant ainsi de côté les questions de la vraie nature des dieux et de leur pouvoir de contrôle sur le destin.



« De A à Y »


Programmation par d.c.a

Un choix de films d'artistes produits, coproduits ou montrés par les centres d'art membres du réseau d.c.a

Avec A Constructed World, Neal Beggs, Simon Boudvin, Jean-Marc Chapoulie, Veaceslav Druta, Anne
Durez, Maria Loura Estevão, Frédéric Garnier, Kang Hyun Wook, Seulgi Lee, Fleur Noguera, Claire-
Lise Petitjean, Elisa Pône, Laurent Terras, Laurent Vicente, Virginie Yassef.

A Constructed World 
« Le Feu Scrupuleux »
Une proposition du Cneai (Chatou)

Le Feu scrupuleux est une adaptation du film de Douglas Trumball de 1972, Silent Running, l'histoire prophétique d'un désastre écologique où  l'équipage d'un vaisseau spatial cherche à maintenir les dernières espèces végétales dans l'espace. La version de A Constructed World, filmée sur un bateau, propose un scénario où l'arrogance de l'excès commercial et le capitalisme égoïste amènent à se demander si quoi que ce soit vaut encore la peine d'être sauvé. Dès lors, la vidéo Le Feu scrupuleux prolonge la négation du désordre organisé à travers une ignorance compulsive et un refus de la réalité.

Neal Beggs
 « Adidas  Kids »
Une proposition du Grand Café, Centre d’art contemporain (Saint-Nazaire)

Un  film vidéo dans lequel trois jeunes adolescents , des gypsies vivant aux abords d'une ville,  font de leur mieux pour communiquer avec un  critique d’art (il  s'agit de Duncan Mac Laren, critique d'art écossais présent lors de la résidence de Neal Beggs à Saint-Nazaire) et un artiste qui  maîtrisent peu (ou même pas du tout) la langue française. Les adolescents sont  désespérés lorsqu’ils s’aperçoivent que les deux adultes ne comprennent même  pas le mot « Adidas ». 
 Le spectateur assiste à ce dialogue impossible. Le film nous parle de la traduction, des formes  de la communication urbaine et contemporaine.

Simon Boudvin
« L’architecte »
Une proposition de La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec
(Noisy-le-Sec)
Une forme, mise en mouvement par son dessinateur, explore des sites et des matériaux de démolition.

Jean-Marc Chapoulie
«  CHIPs Around Los Angeles »
Une proposition du Palais de Tokyo (Paris)

La vidéo Chips Around Los Angeles est un montage d’extraits de la série télévisée Chips, dans laquelle deux policiers à moto, toujours parfaitement alignés, surveillent les routes de Los Angeles. 
Cinéaste et vidéaste, Jean-Marc Chapoulie interroge le cinéma et la télévision sous toutes leurs formes depuis de nombreuses années.
Né en 1967. Vit à Paris.

Veaceslav Druta
« Vols »
Une proposition de la Maison des Arts Georges Pompidou (Cajarc)

Un jeune personnage se tient en équilibre sur l'horizon d'un paysage de campagne. Sa gestuelle gracieuse évoque un désir de liberté et aussi une recherche d'équilibre tout précaire, puisqu'il est suspendu dans l'air. La bande son ajoute une sorte d'inquiétude sourde à cette narration elliptique.

Anne Durez
« Donnant # »
Une proposition du Centre Photographique d’Ile-de-France (Pontault-Combault)

Il s’agit d’un plan-séquence qui rend compte d’une performance effectuée en octobre 2006 à Belle-île en mer, plus précisément à la pointe des Poulains, au niveau où le sable est immergé de part et d’autre à marée haute et fait de la pointe une île.
Une femme endormie sur le sable, à marée montante, l’eau entre dans le cadre, entoure le corps et l’envahit progressivement.

Maria Loura Esteváo
« La femme qui court »
Une proposition du Parvis, centre d’art contemporain (Ibos et Tarbes)

Le film suit la route qui va du Portugal à Irun. En surimpression et dans le sens inverse de la route qui défile, court la silhouette de Maria. Comme un retour sur sa propre histoire, l’artiste filme ce chemin de l’immigration. 

Frédéric Garnier
« On air »
Une proposition du Centre d’art contemporain, Passages (Troyes)

« On air » est une vision du passage d'un état naturel à un autre état, formaté, impersonnel. Trace visuelle de ce que l'homme tend à repousser, à savoir les limites de la vie, de la sexualité et de reproduction naturelle. Ce travail est une exploration des interrogations de l'individu face à certaines orientations de la recherche génétique: cloner pour atteindre l'éternité.

Kang Hyun Wook
« No dit qoui ? “on dit quoi? »
Une proposition de l’Abbaye Saint André, Centre d’art contemporain (Meymac)

« No dit qoui ? “on dit quoi? » fait allusion aux idées préconçues que l’étranger à d’un pays. En effet tout expatrié arrive avec une part de rêve. Le film joue sur la notion de confort, d’espace et de position sociale. Le rêve disparaît et ainsi se crée des situations de tension et d’instabilité au sein du couple.

Seulgi Lee
« Marcher sur les poissons »
Une proposition du Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson (Noisiel)
 
Une fille marche dans la rue avec des bruits visqueux. Ses baskets reposent sur des dorades grises qui épousent la forme de chaque pied. La fille avance droit devant elle jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de poissons.

Fleur Noguera
« smoke »
Une proposition du CRAC Languedoc-Roussillon (Sète)

Smoke, premier film d’animation réalisé par Fleur Noguera, propose une exploration du paysage et de la nature. 
Cette fiction aérienne, atmosphérique, invite à la divagation. La nature est une scène, Fleur Noguera en dessine la violence sourde des torrents ou bien encore l'ombre oppressante des montagnes. Son graphisme affirme un attachement aux espaces naturels profonds, aux panoramas, en révélant la dramaturgie et la poésie. » (Extrait texte de présentation,
exposition Fleur Noguera et Pauline Fondevilla, centre d’art chapelle St Jacques, Saint-Gaudens).

Claire-Lise Petitjean
« En face »
Une proposition du Centre d’art de l’Yonne (Auxerre)

La vidéo "en face" est un point de vue, extérieur nuit, sur la maison Zervos à la goulotte (Vézelay). Cette maison a été traversée par des artistes importants du 20ème siècle, réunis par et autour de Christian et Yvonne Zervos. Dans la vidéo, la maison devient elle-même fantôme et hante l'image. "

Elisa Pône 
«  La Passion des fils »
Une proposition du CAB, Centre d’Art Bastille (Grenoble)

La passion des fils remet en scène la rencontre entre Pasolini et Citti telle qu'elle est contée, les présentant en train de faire un combat de pouces défiant le temps et la douleur. 
Par cette vidéo Elisa Pône questionne dans ce qui donne lieu à une amitié notre rapport à l'autre.

Laurent Terras
« Good Vibes » 
Une proposition du 3bisf, lieu d’arts contemporains (Aix-en-Provence)

Tout choc entraîne une perte d’énergie cinétique absorbée par le travail 
de déformation de la matière. L’application brusque d’un effort augmente 
la valeur maxima des tensions d’où la nécessité de tenir compte des 
forces d’inerties alternatives…

Laurent Vicente
« Skuite »
Une proposition du Domaine départemental de Chamarande (Chamarande)

Avec Skuite, Laurent Vicente propose une vidéo-animation fondée sur la représentation de signes urbains absents ou disparus, révélés par la course folle d’une planche de skate-board. Le corps, ici, « s’introduit entre le réel, le décor et la caméra, utilisant les codes de l’un et de l’autre. De cette expérience est tirée une image. Elle est constituée d’éléments symboliques susceptibles d’indiquer ce qu’est une idée en extension. (Laurent Vicente)  

Virginie Yassef 
« Et le mur lui obéit »
Une proposition du CRAC Alsace, Centre rhénan d’art contemporain (Altkirch)

La vidéo Et le mur lui obéit (2004) a été tournée lors d'un voyage au Brésil. Virginie Yassef a filmé un zeppelin, un iguane, un vendeur ambulant... Le montage sonore et visuel des images, kaléidoscopique, transforme ces scènes prélevées dans la réalité quotidienne en un monde extraordinaire, qui reste cependant palpable.

Vernissage le jeudi 6 novembre de 19H à 21H
Exposition de midi à minuit, tous les jours sauf le lundi

Programmation complète sur www.dca-art.com et www.palaisdetokyo.com

Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson 
75116 Paris
+33 (0)1 47 23 54 01
info@palaisdetokyo.com

Contact :
Muriel Enjalran
m.enjalran@dca-art.com

d.c.a
32, rue Yves Toudic
75010 Paris
+33 (0)1 42 39 31 07

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