Dialogue : Florence Paradeïs - Sylvain Rousseau

Chourouk Hriech : Soul to Soul
Project Room

 


Drink in Park © Florence Paradeis.

Light In Dark.

 

Une exposition deux en un où Florence Paradeis et Sylvain Rousseau mettent en commun un goût prononcé pour l'imaginaire collectif, ses représentations, reproductions et décalages. 

Servie par un langage formel qui use - voire abuse - de l'évidence, l'expression est minimale mais riche de sens. La réunion des oeuvres ouvre un dialogue insolite nous invitant à regarder au plus près. Florence Paradeis et Sylvain Rousseau présentent un ensemble d’œuvres inédites produites pour l’occasion, associées à des oeuvres existantes.

 

Florence Paradeis, Drink in Park - dialogue

Les photographies de Florence Paradéis sont des arrêts sur image, des “sélections” dans le réel. A travers ses mises-en-scène très étudiées, l’artiste nous donne à réfléchir sur notre quotidienneté. Elle ne présente pas simplement la réalité, elle l’interprète.  Elle nous place face à des scènes de la vie quotidienne desquelles se dégage cette inquiétante étrangeté imposée par la théâtralité. Comment un geste simple, répété quotidiennement, s’il est isolé et accentué, peut devenir inquiétant, absurde, voire inhumain.  Le collage, technique récente utilisée par l’artiste (images trouvées, découpées,  assemblées puis photographiées), est un autre médium lui permettant de brouiller les pistes  de la représentation, de retourner les signes comme un gant pour faire bifurquer leur sens  vers de multiples possibles. Ces montages de fragments mettent en évidence la manipulation visuelle dont nous sommes victimes au quotidien. Comme s’il ne fallait jamais croire ce que l’on voit. 

 

Les vidéos 

De la même façon que les photographies, les œuvres vidéos utilisent certaines techniques cinématographiques - le hors-champ, l’ellipse, le contre-champ - comme autant de références à un autre temps et un autre espace. Elles tentent une synthèse paradoxale entre l’image fixe et l’image mouvement pour faire advenir une troisième image où se maintiennent ces deux vitesses contradictoires. 

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Sylvain Rousseau, Lighting dark - dialogue 

Aplatir un objet est un geste narquois, un peu idiot presque enfantin. C’est aussi un commentaire sur le statut de l’image et l’état du monde des marchandises d’aujourd’hui. 

Après avoir modifié le régime visuel de l’image, la nécessaire circulation des marchandises en train de modifier la texture des objets. Plat ou pas plat, c’est toujours la même chose et c’est toujours le même constat : il y a quelque chose de très triste dans la pauvreté des matières, des objets factices, et des images photoshopées à la hâte, des boutiques de faux de tout, des démarques, des contrefaçons et de la musique sans écoute. Le monde des marchandises devient peu à peu générique. Et nous sommes des touristes dans notre propre chambre. 

Les contrefaçons plates de Sylvain Rousseau ne sont en réalité pas du tout plates. Leur nature d’objets matériels n’est jamais abdiquée, leur matérialité est au contraire le fruit d’une construction scrupuleuse, impliquant des techniques de production parfois complexes, toujours mixtes (marqueterie+Collage+ découpage+dessin+peinture). La profondeur n’est donc pas une question de perspective, le résultat d’une soumission aux techniques albertiennes du visible, mais le produit d’une intensité, d’une sensualité plutôt, celle de l’expérience physique matérielle du monde, celle qui fait qu’on préfère écouter un disque qu’un mp3 et manger du vrai Nutella plutôt que son ersatz neutre. Creusant les dimensions, inversant les perspectives, approfondissant l’espace d’exposition, l’artiste joue le paysage… 

Jill Gasparina, extrait du texte de présentation pour l’exposition «Panoramic View of a Daily Walker», Galerie LH, 12 avril - 24 mai 2008 

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CHOUROUK HRIECH
Soul to soul - project room

« J’envisage d’appréhender mon projet comme un parcours, un plan en trois dimensions, une traversée de l’espace du sol au plafond, tout en suggérant l’intérieur et l’extérieur de frontières. Mais de quelles frontières parle-t-on au fond ? Celles que l’on voit ? Celles que l’on pense ? Celles que l’on crée ?  Dans cette intention, l’espace du premier étage du Crac devient alors une cartographie. 

À la façon d’un apprenti-archéologue, je m’emploierais à sonder les strates des constructions de l’homme et de son environnement. À travers une navigation urbaine, au cœur de « l’île singulière », « mon œil agripper au monde de matière, pour le nouer en nattes ou en tapis volant ». D’amorces de récits autour de distorsion, d’assemblages, de recomposition de lieux et d’aventures, naîtront des paysages architecturaux, urbains et maritimes comme des emblèmes compagnes de mes mythographies. » 

Chourouk Hriech

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Centre Régional d’Art Contemporain Languedoc-Roussillon, Sète

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Ouvert tous les jours de 12h30 à 19h00 

Fermé le mardi 

Week end de 14h00 à 19h00 

Entrée libre 

 

Contact Presse

Manuelle Comito

comito.manuelle@cr-languedocroussillon.fr

tél. 04 67 74 94 37 


 

 

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