3 bis f - centre d'art

Marie Ouazzani & Nicolas Carrier - Séance : Infusion

du 27 avril au 30 juin 2017

Partis en cure au sein du Centre Hospitalier Montperrin, Marie Ouazzani & Nicolas Carrier proposent une exposition où il fait bon vivre, flâner et attendre, tout en dégustant une infusion inventée lors de leur séjour. Dans leur nouveau film, se croisent différentes médecines alternatives comme autant de formes de résistance qui contestent l’évidence des pratiques dites scientifiques ainsi que l’architecture disciplinaire de l’espace hospitalier. Par le déplacement et le collage d’objets liés au contexte de l’hôpital, ils rendent à l’espace d’exposition sa fonction d’espace de circulation et mettent en crise la place de l’artiste en résidence, la notion travail et la productivité pour privilégier un ex-centrisme méditatif.

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Abbaye Saint-André, Centre d'art contemporain

Le sport est un art

du 19 mars au 18 juin 2017

L’exposition réunira une trentaine d’oeuvres tous médiums confondus et tâchera d’interroger les différentes modalités du traitement du sport dans l’art contemporain.
Avec : Neal Beggs , Stéphane Bérard, Roderick Buchanan, Guillaume Bresson, Jean Charbonneau, Olivier Dollinger, Sophie Dubosc, Soazic Guézennec, Jacques Julien, Mel O’Callaghan, Laurent Perbos, Laurent Tixador & Abraham Poincheval, Pascal Rivet, Alain Séchas, Muriel Toulemonde, Franck & Olivier Turpin, Thomas Wattebled, Xavier Veilhan.

Dans le cadre du festival « Les Printemps de Haute-Corrèze »

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Une résidence en résidence - Les Arques à Meymac

du 19 mars au 18 juin 2017

L’idée de cette exposition est née de la direction artistique de la Résidence des Arques dans le Lot, confiée deux années consécutives - 2015 et 2016 - à Caroline Bissière & Jean-Paul Blanchet. Cette expérience extrêmement enrichissante a créé des liens forts avec les artistes et la résidence des Arques. L’exposition en sera le témoignage. Le projet s’inscrit aussi dans la volonté de créer des liens, des partenariats entre le Centre d’art à Meymac et les résidences d’artistes.
Les artistes seront conduits pour ce projet à réactiver des pièces conçues lors de leur résidence aux Arques mais aussi à présenter des travaux récents.
Avec : Giulia Andreani, Mathieu Cherkit, David Coste, Julia Cottin, Julien Crépieux, Séverine Hubard, Eric Hurtado, Laurent Kropf, Jérémy Laffon, Niek van de Steeg, Mathias Tujague

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Les imaginaires d'un monde in-tranquille

du 9 juillet au 15 octobre

Cette exposition est le quatrième volet d’une exploration de la création contemporaine de ces trente dernières années, abordée dès 2004 par le Centre d’art sous l’angle de l’affectation de l’idiotie, de la résurgence du grotesque, et poursuivi en 2014 et 2015 avec « Les Esthétiques d’un Monde désenchanté », puis « Constructeurs d’Absurde, Bricoleurs d’Utopie ».
L’exposition de l’été 2017 fait la part belles aux fantasmes et aux superstitions, sur un ton ironique, parodique et décalé. Un sentiment domine, celui que l’univers est imprégné d’une inquiétante étrangeté.

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BBB centre d'art

Guillaume Durrieu - Le Banquet

du 26 avril au 1er juillet 2017

À priori, Guillaume Durrieu est peintre ; il en manipule les outils, les supports, le cadre historique et référentiel ainsi que les usages de l’accrochage. C’est une peinture abstraite, radicale ; sèche, dit-il. Pas de gestuelle chargée d’affects, pas de figuration ou d’improvisation sur la toile, l’artiste use d’un minimum d’effets pour un effet plastique maximum. Chaque peinture est structurée par une grille, trame, cadre, quadrillage réfléchie au préalable au format d’un carnet de croquis. Le dessein ? Éprouver la peinture, dans ses limites et son autorité. Et en dépasser le cadre. Ainsi, ici, Guillaume Durrieu nous embarquera dans « les divagations existentielles d'un personnage lors d'un banquet », une fiction d’exposition où le premier média convoqué est le cinéma, pour sa puissance narrative, énigmatique, émotionnelle et le premier medium, la composition musicale, l’autre pratique de l’artiste.

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Bétonsalon

Emmannuelle Lainé - Incremental Self : Les corps trans­pa­rents

du 8 mars au 1er juillet 2017

Bétonsalon - Centre d’art et de recher­che pré­sente une expo­si­tion per­son­nelle de l’artiste Emmanuelle Lainé. Avec Incremental Self, elle s’empare des espa­ces mis à neuf de Bétonsalon avec une ins­tal­la­tion monu­men­tale, mêlant un film déployé sur plu­sieurs écrans à une accu­mu­la­tion de meu­bles et d’objets détour­nés de leur usage.

Artiste invi­tée de la troi­sième ses­sion du pro­gramme Académie vivante, Emmanuelle Lainé a mené plu­sieurs séan­ces de tra­vaux pra­ti­ques avec des étudiants en épigénétique de l’uni­ver­sité Paris-Diderot. Ce tra­vail fait partie inté­grante de l’expo­si­tion Incremental Self.

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Une histoire parmi d’autres

du 15 avril au 6 mai 2017 à la Villa Vassilieff - Chemin de Montparnasse, 21 avenue du Maine, 75015 Paris

Commissariat : Anahi Alviso-Marino

 

Une his­toire parmi d’autres sou­haite res­ti­tuer la mul­ti­pli­cité des mondes de l’art du Yémen contem­po­rain en retra­çant des tra­jec­toi­res per­son­nel­les ou col­lec­ti­ves tout en inter­ro­geant les rôles des artis­tes yémé­ni­tes au sein de leur société. Des cons­tel­la­tions de docu­ments et d’œuvres illus­trent ce ques­tion­ne­ment socio­lo­gi­que : com­ment devient-on artiste au Yémen ? De quelle manière ce pro­ces­sus est his­to­ri­cisé ? Quels rap­ports entre­tien­nent ces artis­tes avec les ins­ti­tu­tions étatiques ? Comment ten­tent-ils de contes­ter ou de contour­ner un pou­voir poli­ti­que de type auto­ri­taire ? Quels liens entre­tien­nent-ils avec le reste du monde ?

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Pan Yuliang - un voyage vers le silence

du 20 mai au 24 juin 2017 à la Villa Vassilieff

Avec Hu Yun, Huang Jing Yuan, Pan Yuliang, Marc Vaux, Wang Zhibo, Mia Yu

Commissaire de l’expo­si­tion : Nikita Yingqian Cai

Lorsque nous avons com­mencé à enquê­ter sur Pan Yuliang et sur sa vie comme on embar­que pour un voyage, la mis­sion qui nous était assi­gnée, parler en son nom, se révéla impos­si­ble.

La plus grande col­lec­tion d’œuvres de Pan Yuliang est conser­vée par le Musée pro­vin­cial de l’Anhui qui est actuel­le­ment en tra­vaux, ce qui rend invi­si­ble l’accro­chage per­ma­nent d’une sélec­tion de ces œuvres. Arrivés au musée, Pan à l’éventail (1939) de Pan Yuliang nous a été amené dans une brouette, direc­te­ment depuis les réser­ves. La porte de l’ascen­seur s’est refer­mée der­rière nous avec un bruit de vieille machi­ne­rie tandis que le por­trait entrait silen­cieu­se­ment dans la pièce : Pan Yuliang por­tant la qipao sombre deve­nue sa signa­ture, les lèvres closes et les coins de la bouche tom­bants, nous regar­dait sans révé­ler grand-chose de son état d’esprit.

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CAC Brétigny

Liz Magic Laser - Discours primal

du 13 mai au 30 juillet 2017

Une des scènes de film qui m’a le plus marquée ces dernières années est celle où l’on voit Julianne Moore, alias Havana Seegrand, aux prises avec son coach Stafford Weiss, interprété par John Cusack, dans «Maps to the Stars» de David Cronenberg, adapté du livre culte de Bruce Wagner.
La femme est allongée à plat ventre sur un matelas de gymnastique, l’homme positionné derrière elle lui intime d’extirper par des cris les angoisses de sa relation passée et présente avec sa mère, célèbre actrice décédée. L’actrice hurle ainsi, le visage baigné de larmes, des messages de bienvenue à l’attention du fantôme maternel, «Mi casa es tu casa!».

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Centre d'Art Bastille

Cécile Beau - Mécanique des milieux continus

du 5 février au 19 mars 2017

Cécile Beau nous entraine dans un univers peuplé de références à notre environnement, où brume et vent se mêlent en invitant à une déambulation onirique. Laissez-vous envoûter par la rumeur sonore qui vous guidera tout au long de l’exposition à la rencontre des œuvres entre ciel et terre réalisées par l’artiste.
L’exposition présentée au Cab se lit de manière tripartite comme trois strates, trois états, trois éléments.

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Chloé Jarry - Effet de seuil

du 1 avril au 18 juin 2017

Le travail de Chloé Jarry est principalement axé sur le quotidien, la banalité des objets qui nous entourent et de leurs transformations. Au travers de céramiques elle joue des ces modifications pour offrir un nouveu regard sur l’habituel, donner à voir ce que nous oublions. Chloé Jarry sollicite des situations où l’espace de l’art se rencontre avec la vie. «J’aime le trouble, lorsque ces deux espaces se superposent, se mélangent. Mes sculptures sont des doubles, comme des souvenirs proches qui découlent de l’accumulation de faits routiniers. (...)» Ampoules électriques, multiprise, chaussons, poignées de placard, chevilles d’accroche dans un mur, bouteilles en plastique oubliées sur une table de nuit…

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Centre d'art contemporain / Passages

Trafik

du 9 juin au 13 juillet 2017

Trakif est le nom de l’exposition proposée par le bureau Trafik. Qu’il s’agisse de graphisme, de lumières, d’écrans, de projections, nous aimons comprendre, déployer et révéler. Agités par l’échange et la participation, nos dispositifs se distinguent par leur caractère incitatif, ludique et immersif. La conception maison, de systèmes graphiques et des instruments numériques nous entraîne vers des productions singulièrement joyeuses. Les moyens d’expressions étant par principe infinis, les situations ne se répétant jamais, nos procédés d’expressions se rencontrent à chaque intervention et renouvellent la plasticité et les perspectives des applications.

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Centre d'art contemporain de la Ferme du Buisson

SoixanteDixSept - Quand Rossellini filmait Beaubourg

11 mars - 16 juillet 2017

Pour les 40 ans du Centre Pompidou, trois lieux d'art contemporain de Seine-et-Marne (77) - la Ferme du Buisson, le Centre photographique d'Ile-de-France et le frac île-de-france / Parc Culturel de Rentilly - présentent "SoixanteDixSept".  Dans ce cadre, la Ferme du Buisson dévoile l'ultime film de Roberto Rossellini sur l'ouverture du Centre Pompidou. En 1977, le réalisateur filme le musée comme jamais personne ne le fera après lui et saisit sur le vif les réactions de spectateurs sous le choc.

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Centre d'art contemporain La Halle des bouchers

coquet mais pas trop

du 3 juin au 20 août 2017

Dans leurs pratiques picturales respectives, Ann Craven (vit et travaille à New York), Armand Jalut (né en 1976, vit et travaille à Paris) et Neil Raitt (né en 1986, vit et travaille à Londres) ont en commun de privilégier des sujets a priori triviaux, le plus souvent issus de l’imagerie populaire, qu’ils n’hésitent pas à mettre en perspective avec la question du bon ou du mauvais goût. L’exposition « Coquet mais pas trop » réunit ces artistes au sein d’une mise en scène où leurs motifs de prédilection sont répétés et domestiqués.

 

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Centre d'art et photographie de Lectoure

Laure Ledoux et Valérie Mréjen - Tire moi le portrait, je te dirai qui tu es

du 18 mars au 21 mai 2017

S'identifier, se connaître. Mais aussi identifier, reconnaître : historiquement, c'est la question de l'identification - classement et contrôle social - qui occupe la première production de portraits photographiés. Objet devenu ordinaire, commun à tous, le portrait occupe une grande place dans le décor contemporain de nos existences. En témoigne depuis quelques années,  la pratique récurrente et obsessionnelle du selfie, véritable phénomène de société tout en étant devenu aussi processus de communication et outil identitaire.  Dans la pratique du portrait qu’il soit photographié ou filmé, ce n’est pas un regard unique, mais deux regards qui s’expérimentent réciproquement. Il est question d’un rendez-vous mais aussi d’une négociation de deux désirs, celui du photographe et du photographié, du réalisateur et de l’acteur…

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L'été photographique de Lectoure - Cette réalité qu’ils ont pourchassée

du 15 juillet au 24 septembre 2017

Une exposition est une constante mise à l’épreuve de notre perception du réel, de notre capacité à la partager avec le public. Cet été à Lectoure, l’art stimulera nos émotions intimes et profondes à travers la diversité des mondes traversés. Il y sera question d’atmosphère, de climat, de sensation, d’impression, d’immersion, d’expérience, de turbulence, parfois de brouillard, de peur, de frayeur et de fantôme. Qu’elles soient photographiques, vidéos, filmiques, ou encore qu’elles prennent la forme d’installations sculpturales et sonores, les œuvres proposées peuvent avoir un lien avec une certaine forme de méditation, une expérience contemplative, déroutante ou le temps paraît suspendu. Les œuvres dérangent l’ordinaire et mettent en avant l’inquiétante étrangeté qui peut jaillir du quotidien. Les œuvres ébruitent, propagent par des voies multiples, parfois allusives, des histoires. Entre le clair et l’obscur, entre les spectres et les apparences, les œuvres convoquées appartiennent d’avantage au domaine de la fiction qu’à celui des évidences. Ces trames narratives surgissent, mettant en scène la vision d’un intérieur peuplé d’un étrange bestiaire, l’évocation décalée, décadrée d’un moment de la vie quotidienne, un paysage presque mirage.

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Centre d'art le LAIT Laboratoire artistique international du Tarn

Deana Kolencikova - Albi There

du 1 avril au 11 juin 2017

En rési­dence à Albi du 1er février au 31 mars 2017, dans le cadre du pro­gramme euro­péen THE SPUR / ETACEC 16-18, Deana Kolencikova pré­sente les tra­vaux et recher­ches entre­pri­ses à Albi durant sa rési­dence.

Née en 1990, Deana Kolencikova est une jeune artiste slo­va­que. Ses inté­rêts sont prin­ci­pa­le­ment liés à l’his­toire, à l’archi­tec­ture, à des ques­tions socia­les d’actua­lité, qu’elle traite à la fois de façon cri­ti­que et avec humour. Son inten­tion pen­dant la rési­dence est de faire des recher­ches sur la zone urbaine, par dif­fé­ren­tes inter­ven­tions dans la ville, pour les­quel­les elle envi­sage de convier des habi­tants.

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Repousser le tigre dans la montagne

du 1er avril au 11 juin 2017

Patty Chang - David Kelley / Chieh-Jen Chen / Cao Fei / Heung-Sup Jung / Takehito Koganezawa / Tabaimo / Koki Tanaka / Tao Zhou / Su-Mei Tse / Chen Yang

Le Centre d’art le LAIT, en col­la­bo­ra­tion avec Made in Asia à Toulouse, pro­pose Repousser le tigre dans la mon­ta­gne qui ras­sem­ble les œuvres de onze artis­tes, issues de col­lec­tions publi­ques. Le titre de l’expo­si­tion est emprunté à un mou­ve­ment du Taï Chi Chuan, "Repousser le tigre dans la mon­ta­gne", il en exprime de façon imagée l’idée géné­rale, le tigre évoquant l’homme et son imper­fec­tion tandis que la mon­ta­gne est le lieu de la phi­lo­so­phie et de la réflexion.

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Tarik Essalhi - Panoptique

du 1 avril au 11 juin 2017

Tarik Essalhi est sculp­teur et des­si­na­teur. Diplômé des Beaux arts de Paris en 2007, il a reçu divers prix et récom­pen­ses. Il vit et tra­vaille dans le Tarn depuis 2010.

Le Centre d’art Le LAIT pré­sente une sélec­tion de ses des­sins, bas reliefs et scu­pl­tu­res, poin­tant la richesse et les enjeux du pas­sage chez cet artiste d’un médium à l’autre. Tarik Essalhi réin­ves­tit la repré­sen­ta­tion figu­ra­tive de fac­ture clas­si­que, qu’il charge d’une dimen­sion cri­ti­que ouverte sur les ques­tions de société contem­po­raine. Ses repré­sen­ta­tions du corps, tou­jours captif ou sup­pli­cié, rap­pel­lent la vio­lence sociale actuelle et redonne à lire les formes bibli­ques et celles de la Renaissance.

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Refaire surface

du 1er juillet au 22 octobre 2017

Projet organique, arborescent et évolutif, Suspended Spaces a comme méthode le déplacement: géographique, artistique, culturel et intellectuel. Invité par le Centre d'art Le LAIT à investir les Moulins Albigeois pour la dernière fois, il a rassemblé des photographies de plus d'une cinquantaine d'artistes, faisant écho au titre de l'installation, Refaire surface. En résulte une vaste exposition visuelle sous forme d'affiches, dont une partie se dissémine dans la ville, une sorte d'image mentale de la création actuelle, où dialoguent et s'entrechoquent réalité, rêve, humour et beauté.

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Centre d’art contemporain - la synagogue de Delme

MATTEO RUBBI - VOYAGES DANS LA MER PERDUE

du 6 Mai au 24 Septembre 2017

Il y a 150 à 200 millions d’années, pendant la période du Jurassique, les continents et les mers n’occupaient pas la même place qu’aujourd’hui. La Lorraine se situait alors à l’emplacement actuel du Sahara, dans les marges peu profondes d’un océan qu’on a nommé la Téthys, près de la Pangée, le continent unique de cette époque. Le paysage lorrain était une mer chaude et peu profonde, parsemée d’îlots coralliens d’une grande richesse biologique.

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Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac

NINA CANELL - DOLPHIN DANDELION

du 21 avril au 25 juin 2017

Le matériau et ses qualités intrinsèques sont au coeur du lexique sculptural de Nina Canell (née en 1979, Suède). L’artiste pointe la plasticité des transferts - d’énergie, de matière, de données, de pensées - qui nous environnent et nous relient, utilisant l’espace d’exposition comme un champ de correspondances. Ses œuvres résultent de la mise en présence de matériaux concrets et de forces immatérielles autorisant l’émergence de relations fluctuantes et inattendues. Des gaines de câble à fibre optique évidées décrivent des formes affaissées à même le sol. Rien ne semble indiquer l’innombrable quantité d’énergie partagée par ces artères sous-marines, vestiges de notre monde actuel compressé. Ailleurs, des flaques d’eau fractionnée forment un archipel de surfaces en tension, là, une étagère métallique soutient une couche apathique de sève rampante, plus loin, des fils électriques exercent et coordonnent machinalement leur mémoire de température. Les pièces de l'exposition doucement s’interrompent et se réinventent. À travers elles, Nina Canell souligne la richesse des échanges à l’œuvre dans les intervalles volatiles entre les sujets et les objets.

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Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière

TRANSHUMANCE

du 25 juin au 5 novembre 2017

Cet été, le Centre National des Arts Plastiques (Cnap) et le Centre international d’art et du paysage célèbrent l’art public en milieu rural à travers la création d’un parcours d’œuvres sur l’île et dans les communes autour de Vassivière. Présentée en parallèle dans les espaces du centre d’art, l’exposition prolongera la réflexion sur l’expérience de l’œuvre publique.

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Centre National d'Art Contemporain de la Villa Arson

POINT QUARTZ / Flower of Kent - exposition collective

du 4 juin au 17 septembre 2017

POINT QUARTZ Flower of Kent manifeste l’intérêt d’artistes contemporains pour la céramique, envisagée comme un médium à explorer sans assujettissement à un savoir-faire, sans préciosité, sans enclave, parfois avec irrévérence, sans socles assurément.

L’exposition prend la forme d’une installation in situ dans les 300 m2 de la Galerie carrée de la Villa Arson, pensée comme un jardin avec des parterres qui serait devenu paysage. Un paysage en divers strates, avec la matière première de la céramique dans tous ses états, de la terre arable à la terre cuite.

Si les fondamentaux de la sculpture sont ici incarnés, de la verticalité à son opposé l’horizontalité, c’est bien l’attraction du point de vue de la pesanteur terrestre qui donne sa singularité au projet. Les pièces de sol, horizontales, de Gina Pane, Bertrand Lavier, Dave Ball, Gladys Glover et d’autres viennent composer un paysage à parcourir ponctué d’éléments verticaux qui semblent attirés de manière irrépressible vers le sol, comme le paysan de Jules Aimé Dalou (1838-1902) en grès de Sèvres qui penche, l’émaillage des personnages de Cameron Jamie qui dégouline ou encore l’eau de la fontaine des chevelures de Vanda de Natacha Lesueur qui se déverse.

* POINT QUARTZ est un indice de température à 573° qui correspond à un passage, une étape délicate, vers l’état de fusion qui transforme l’argile en céramique de manière irréversible.

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Centre Photographique d'Île-de-France

Aurélie Pétrel - 135, 125iso, 23x36, M6, 35. supports et formats variables

du 4 au 26 février 2017

Le CPIF se transforme en laboratoire, au sens littéral du terme.

Aurélie Pétrel amorce, in situ, une recherche qui s’appuie sur l’analyse du passé : car le 40e anniversaire du Centre Pompidou, célébration à laquelle le CPIF a été invité à participer, constitue une occasion de reconsidérer des techniques, des oeuvres, des rapports au corps, au monde, à la culture, à ses musées, un moment pour reconsidérer des positionnements artistiques et éthiques…

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SoixanteDixSept Experiment

du 11 mars au 16 juillet 2017

Le Centre Pompidou fête ses 40 ans en 2017 partout en France. Pour partager cette célébration avec les plus larges publics, il propose un programme inédit d’expositions, de prêts exceptionnels, de manifestations et d’événements pendant toute l'année.

Dans ce cadre, le Centre Photographique d’Ile-de-France, la Ferme du Buisson et le frac île-de-france, le château / Parc Culturel de Rentilly - Michel Chartier présentent SoixanteDixSept.

Le projet collaboratif proposé par le CPIF tend à performer des images autant qu’à produire de nouvelles œuvres.

Jouant d’une sélection contrainte par le chiffre 77, dans les collections du MNAM (nouveaux média et film) et dans le fonds Harry Shunk de la Bibliothèque Kandinsky, commissaires et artistes dégagent un réseau de signification d’un assemblage « magique - circonstanciel » de pièces, qui témoignent de l’énergie expérimentale de la scène artistique des années soixante-dix, notamment de la part des artistes de genre féminin.

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Centre Régional d'Art Contemporain Occitanie

Brigitte Cornand - Project Room

4 mars - 17 avril 2017

Pour la première fois en France, un choix important de films de Brigitte Cornand, des années 80 à aujourd'hui, sera présenté sous forme de projections et d'installations vidéo.

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Nicolas Fenouillat - Iron man lives again

du 4 au 26 février 2017

Au Centre Régional d’Art Contemporain à Sète dans le cadre d’une project-room au premier étage, l’artiste Nicolas Fenouillat joue des variations d’«Iron Man» de Black Sabbath dans l’armure de Lancelot du Lac.

Une série de photographies, une vidéo, des néons, une performance se présentent comme autant d’interprétations d’une métaphore théâtrale. L’artiste met en scène la sublime extravagance d’un batteur enfermé dans sa pesante cuirasse qui combat contre l’instrument pour produire le groove puissant et sauvage du Heavy Metal. Ce héros de métal Iron Man est-il toujours en vie ?

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GÉOMÉTRIES AMOUREUSES - JEAN-MICHEL OTHONIEL

du 11 juin au 24 septembre

Du dessin à la sculpture, de l’installation à la photographie et de l’écriture à la performance, Jean-Michel Othoniel a, depuis la fin les années 1980, inventé un univers aux contours multiples. Explorant d’abord des matériaux aux qualités réversibles tels le soufre ou la cire, il utilise le verre depuis 1993. Ses œuvres prennent aujourd’hui une dimension architecturale et rencontrent volontiers des jardins ou des sites historiques à travers des commandes publiques ou privées dans le monde entier.

Le centre d'art à Sète présente une exposition composé d'œuvres inédites et monumentales inspirées par les formes de la nature, elle propose un parcours proche d'une architecture radicale, monochrome et abstraite. Ces nouvelles œuvres de verre, de miroir, de métal, d'encre ou d'obsidienne montre l'évolution du travail de l'artiste au Centre Pompidou en 2011.

Au premier étage, cent dessins, comme un grand carnet de voyage réalisé entre 1996 et 2017, dévoilent le cheminement de la pensée de l'artiiste et la génèse de ses œuvres. Jean-Michel Othoniel produit avec ce projet un ensemble d'œuvres s'inscrivant dans une relation forte à Sète et à l'architecture du centre d'art.

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Centre Régional de la Photographie Nord Pas-de-Calais

Marie José Burki - Un Chien sur la route, au passage du promeneur

11 mars - 28 mai 2017

Le CRP/ est heureux d’inviter Marie José Burki à présenter une nouvelle série de photographies mises en regard avec une installation vidéo, coproduite par le centre d’art et présentée pour la première fois dans ses murs. Dans cette exposition, il s’agit d’explorer le temps, de l’incarner au travers de portraits de jeunes filles, à mi-chemin entre l’adolescence et l’âge adulte, déclinés à travers différents tableaux. Les séquences de l’installation vidéo présentent une jeune femme dans des espaces intérieurs, familiers et quelconques où le temps semble s’être ralenti. En contrechamps de ces instants, des prises de vue de paysages urbains notamment, viennent s’intercaler entre les séquences incarnant la vie au dehors ; des observations, où seuls s’agitent la lumière, les nuages, le vent et les arbres. Le temps est suspendu et s’étire…

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CHEMIN DE FER

du 17 juin au 13 aout 2017

Pour son exposition estivale dédiée à sa collection, le CRP/ invite le critique et commissaire d’expositions berlinois Thibaut de Ruyter à venir explorer la richesse des ouvrages que le centre d’art conserve depuis plus de 30 ans.

La photographie, on le sait depuis son invention, est une histoire de reproduction(s). Mais actuellement – dans une sorte de « rédaction » à la diffusion massive des images sur Internet – , de nombreux photographes produisent des livres qui sont autant d’objets de collection. Précieux, intelligents, étranges ou narratifs, ils sont, chacun, une exposition en soi.

En utilisant la bibliothèque du CRP/, une partie de sa collection, tout en y ajoutant un choix de livres contemporains, l’exposition Chemin de Fer est une invitation à explorer l’univers foisonnant du livre de photographies.

Le livre de photographie est-il plus important qu’une image isolée et encadrée, accrochée dans une exposition ? Quelle est la « valeur » d’une image imprimée dans un ouvrage ? Y-a-t-il une différence à posséder un livre ou un tirage original ? Quelle est l’importance de la mise en page des images ? Autant de questions (parfois sans réponse) qui fédèrent cette exposition.

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Chapelle Saint-Jacques centre d'art contemporain

THE OLD BOYS' CLUB - LES PROPHÈTES

du 1er avril au 24 juin 2017

L’ installation Les prophètes de The Old Boys’ Club est conçue à partir d’œuvres existantes et de nouvelles peintures associées à différents modules de bois en volume rythmant l’espace mis à disposition. Par ces assemblages, l’artiste rend compte de mondes où truculence et grotesque se côtoient sans vergogne. Pour cette installation inédite, l’artiste se documente et se nourrit de multiples cultures et de nombreuses pratiques spirituelles questionnant la singularité et la pluralité des modes de vies et des cultures du monde.

Cette exposition de The Old Boys’ Club est une première en France.

Avec Les prophètes, le centre d’art contemporain Chapelle Saint-Jacques s’inscrit dans une série de propositions développées par the Old Boys’ Club. L’artiste peint le motif pour dessiner des prophètes imaginaires. Poilus, chevelus, terrifiants ou joyeux ils envahissent les murs de la Chapelle Saint-Jacques. Quinze prophètes pour écrire un récit à la fois fictionnel et engagé.

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CIRVA

UNE MAISON DE VERRE

du 17 mars au 24 septembre 2017 au Musée Cantini, Marseille

L’exposition au musée Cantini, musée d’art moderne de la ville de Marseille, a l’ambition de traverser les 30 années de résidence d’artistes au Cirva, de 1986 à aujourd’hui. Conçu de manière fluide et non chronologique, le parcours propose de découvrir l’univers des artistes représentés dans la collection en présentant leurs travaux du Cirva en regard d’une sélection d’oeuvres issues des collections des musées de Marseille (Mac, Musée Cantini) et du Fonds régional d’art contemporain. Les choix sont opérés sur la base de l’approfondissement de l’oeuvre d’un artiste ou d’une période spécifique de la création contemporaine, ou encore sur la base de rapprochements formels, esthétiques ou thématiques.

À l’image de la collection du Cirva, se côtoient des pièces qui relèvent des arts décoratifs et du design et des pièces de sculpture contemporaine. L’imbrication des différents champs de création au sein du parcours donne ainsi une vision poreuse des sources d’inspiration et des différentes approches des créateurs au Cirva.

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cneai =

1977-2017 : L’encyclopédie des images de Pascal Doury

du 1er avril au 22 juillet 2017

L'exposition 1977-2017 fait le récit des projets d'occupations souterraines du Centre Pompidou, tels que Le Mur du Fond ou le Fun Palace. Située dans les anciennes caves de la Maison Levanneur, l'exposition donne à voir une expérience forte de contre culture, ayant également échappé à l’institution.

Comment définir la pratique de quelqu’un qui refusait de l’être ? Actif dès 1977 à travers la publication des fanzines "Elles sont de sorties" avec son acolyte Bruno Richard, Pascal Doury est une figure à la fois lumineuse et obscure de la contre-culture française. Artiste « amateur », peintre et collectionneur obsessionnel d’images subversives, il a accumulé au cours de sa vie un ensemble riche de milliers d’ouvrages, K7, VHS, jouets d’enfants, œuvres et objets en tous genres. Ceux-ci étaient organisés sans hiérarchie mais en tissant de nombreux liens et affinités électives, tous ayant une place précise dans son appartement-musée de Bagneux. Cette archive, conservée intacte par sa fille Dora Diamant Doury depuis sa disparition en 2001, est un réservoir infini de formes et d’idées.

Une exposition du 40ème anniversaire du Centre Pompidou

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Jean-Baptiste Caron - L'ensemble des circonstances

du 1er avril au 23 juillet 2017

Jean-Baptiste Caron expose des phénomènes qui témoigneraient d’un temps parallèle de la perception. Il nous donne à voir les traces des mouvements aussi furtifs soient-ils de nos expériences visuelles : une plongée archéologique dans la perception. Nous découvrons à première vue des oeuvres qui répondent merveilleusement aux critères académiques de l'art contemporain. Les matériaux, les formes, les couleurs relèvent des fondamentaux de l'art. Mais tout se joue dans l'élargissement des possibles, après quelques minutes d'observation. Dans l'Ensemble des circonstances, Jean-Baptiste Caron, conscient que cette exposition clôture 20 années du Cneai à Chatou, s'amuse de cette circonstance et, pour la première salle, invente une règle du jeu : expérimenter les gestes de la gravure. Ces nouvelles oeuvres, créées spécifiquement pour l'exposition du Cneai, font donc écho à son histoire et garderont en mémoire la trace d'un temps révolu.

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Crac Alsace / Centre Rhénan d'Art Contemporain

JARBAS LOPES

du 6 juin au 17 septembre 2017

Connu pour ses projets tels Barraca Deegraça (2001), Troca-troca (2002) or Amazon Trip (2006), dans lesquelles l’échange et la fête sont des notions centrales, l’artiste devient un ingénieur social qui invite différentes communautés à agir sur des situations socio-politiques locales ou internationales. Jarbas Lopes travaille à partir de la culture populaire, à partir d’une forme de résistance à la massification, et s’approprie l’esthétique artisanale afin de promouvoir l’échange et favoriser les processus créatifs et l’interaction sociale. Les projets de l’artiste utilisent la plupart du temps les matériaux ordinaires du quotidien, collectés dans les rues, créés ou échangés avec les populations locales. Les projets présentés dans cette exposition sont pour la plupart le résultat d’un long séjour de l’artiste à Altkirch et d’une rencontre avec son contexte et sa communauté.

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Espace Croisé

ARMIN ZOGHI

du 4 mai au 2 juin 2017

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CELLS FICTION #2

du 16 mai au 02 juin à l'Espace Culture, Université de Lille Sciences et Technologies, Cité Scientifique Villeneuve d'Asq

L'exposition Cells Fiction, qui interroge l'univers du microcosme, présente les travaux de dix étudiants de Master, réalisés dans le cadre du programme de recherche Images, Sciences et Technologies conduit par l'Esä, Ecole Supérieure d'Art du Nord-Pas-de-Calais, en association avec le Centre d'art Espace Croisé et le laboratoire TISBio (CNRS, Université Lille 1). 

Pour réaliser leurs projets, les étudiants ont travaillé au sein du laboratoire de microscopie photonique Tisbio, à l'interface entre la biologie, l'informatique et la physique. Si certains ont étudié les minéraux ou les propriétés de la lumière, beaucoup ont travaillé à partir des cellules, humaines ou végétales, ces plus petites unités du vivant. 

Quelles informations contiennent-elles ? Leur division, qui s'opère à notre insu, peut-elle nous apporter des informations autres que strictement scientifiques sur nous-mêmes ? Peut-on les faire « parler » différemment : ont-elles un son, une odeur ?

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Espace de l’Art Concret

OLT - Olivier Mosset et Jean-Baptiste Sauvage

du 1er avril au 5 novembre 2017

Le projet des artistes Olivier Mosset et Jean-Baptiste Sauvage se déploie sur plusieurs années. Mécènes du sud Aix-Marseille qui réunit 45 entreprises s’associe à l’eac. pour coproduire cette exposition qui interroge les différents champs de productions des signes relevant tout autant de la publicité et du graphisme que de la peinture et de l’architecture.

En écho à son travail de peintures in situ, l’artiste marseillais Jean-Baptiste Sauvage a associé Olivier Mosset à ce projet multiple, fruit d’affinités artistiques et d’envies communes de peinture.

En 1967, le lancement de la marque Elf sur le territoire français a donné lieu à une campagne publicitaire inédite : pendant 15 jours des ronds rouges de plusieurs mètres de diamètre étaient visibles aux abords ou sur les futurs emplacements des 4 200 stations-service de cette nouvelle marque. Olt était le nom de substitution à Elf pour effectuer les différents essais graphiques.

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Julien Alins - Leitmotiv' restitution de résidence

du 6 au 28 mai 2017

Héritier d'un siècle de peinture abstraite géométrique, il se détache du medium traditionnel faisant de la peinture sans peinture, préférant à la toile sur chassis, la pratique de l'installation. Dans ses interventions in situ, Julien Alins dresse l'inventaire et isole les éléments constitutifs de cette tendance construite que sont la ligne, le signe, le motif de la grille pour proposer un nouveau regard sur l'espace qu'il investit.

Né en 1985, Julien Alins vit et travaille à Toulouse. Il co-fonde les ateliers du collectif IPN à sa sortie de l'Institut supérieur des Arts de Toulouse. Oscillant entre projets collaboratifs et pratique artistique personnelle, son travail fait l’objet de diverses expositions collectives.

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Espace multimédia Gantner

LE CHANT DES TERRES

du 8 avril au 10 juin 2017

Nos rythmes de vie s’accélèrent, notre environnement ne cesse de se métamorphoser, les catastrophes naturelles semblent de plus en plus fréquentes. Dans cette révolution se questionne notre relation à la terre, à ses manifestations les plus variées.

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ECHO CHAMBER

du 24 juin au 22 juillet 2017

Avec  Adam Sitney, Helen Mac Mahon, Fabien Leaustic, Jeanne Briand, Rasa Smite, Paula Vitola. Commissariat Matthew Nevin.

La chambre d'écho est un espace fermé dans lequel un son va se répéter, une métaphore pour évoquer un moment pendant lequel une idée, une information, va être amplifiée, répétée.

Pour cette première exposition d'EUCIDA, Matthew Nevin, commissaire de l'exposition, a invité des artistes lettons, irlandais et français à investir les différents lieux d'exposition des partenaires d'EUCIDA* comme une chambre d'écho.

EUCIDA, (European Connection In Digital Art), des connexions européennes pour les arts numériques, est un projet sur trois ans, financé par Creative Europe, porté par le centre d’art RuaRed (Irlande). Ce projet a pour objectif  à travers une plateforme collaborative, de rendre plus visible internationalement,  le champ des arts numériques et ses pratiques innovantes afin de les développer d’avantage et durablement.

* à savoir le centre d'art Rua Red (Irlande), le Luznava Manor (Lettonie) et l'Espace multimédia gantner (France)

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Galerie Edouard Manet/ Ecole municipale des beaux-arts

Anne-Charlotte Finel - Eclaireur

12 janvier - 11 mars 2017

Anne-Charlotte Finel développe un travail de vidéaste. Ses vidéos sont identifiables par l’altération des couleurs qui tendent vers un puissant effet de clair-obscur et par l’omniprésence du grain de l’image qui supplante le paysage, son motif de prédilection. Elles s’imposent dans leur matérialité. Leur texture n’est pas sans évoquer celle des premiers films, la technique du dessin ou de la gravure. Les vidéos d’Anne-Charlotte Finel induisent une certaine mélancolie romantique. Filmées à l’aube ou au crépuscule, à ces moments charnières et indéterminés de suspension temporelle entre jour et nuit, elles forcent le regard à une acuité redoublée pour ne pas être trompé sur leur nature.

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MAXIME ROSSI - COOL AS A CUCUMBER

du 4 mai au 10 juin 2017

Sous le titre fantasque de « Cool as a Cucumber », Maxime Rossi réunit dans cette proposition musicale, des disciplines aussi diverses que le chant, la danse, le graphisme, le film ou l’installation. Cette exposition bicéphale alterne deux temporalités : celle d’un espace scénique activé par des performeurs à celle d’un dispositif d’exposition entièrement automatisé. Selon le principe de la double inclusion, de l’appropriation et de la réinterprétation, deux récits parallèles se mêlent. Ils jouent ensemble une partition faite de fragmentations et de corrélations entre des contextes discontinus. Le premier récit est librement inspiré de « Come Alive! The Spirited Art of Sister Corita », biographie consacrée par Julie Ault à Sœur Mary Corita Kent qui donna à la sérigraphie son statut de média artistique. Parée d’écrans sérigraphiques, une comédie musicale décalée entrecroise un film produit à partir d’images inexploitées, tournées par Renaud Barret et Florent de la Tullaye pour leur film « Pygmée Blues ». Le second projet trouve son origine dans un dossier du FBI sur les paroles alors jugées obscènes de la chanson Louie Louie. Une reprise farfelue de ce tube par les Pink Floyd aurait été refusée par John Latham comme bande son de son film « Speak ». « Dirty Songs », la réinterprétation de cette composition, enregistrée spécialement pour l’occasion en collaboration avec David Toop et un groupe de musiciens, sera diffusée dans l’espace par trois prismes acoustiques. Ce « pudding psychédélique », par un jeu de va-et-vient, de courts-circuits entre des narrations flottantes, nous entraine vers une autre dimension, glissant dans les méandres d’un paysage paradoxal à l’ombre du copy left.

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image/imatge

Delphine Chanet - There's no place like home

du 17 février au 13 mai 2017

Sous une apparente légèreté, marquées par des mises en scène minutieuses, des cadrages qui tiennent du cinéma, des couleurs et des lumières d’une troublante sensualité, les photographies de Delphine Chanet cultivent l’ambivalence : celle de ses personnages, enfants ou jeunes adultes, héroïques et fragiles, conquérants et instables ; et celle de l’image qui ne nous dit jamais tout.

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FACE A LAURA - Une méditation photographique

du 9 juin au 16 septembre 2016

Commissaires de l'exposition : Léa Bismuth et Dériva (Valéria Escougnou-Cetraro et Édouard Escougnou-Cetraro). 

 

Avec les œuvres de Éléonore False, Ritual inhabitual (Florencia Grisanti et Tito GonzalezGarcia), Thomas Hauser, Pétrel I Roumagnac, Pia Rondé et Fabien Saleil. 

Pour cette exposition collective les commissaires de l’exposition s’appuient sur une relecture de La petite histoire de la photographie de Walter Benjamin et engagent une réflexion sur la notion « d’aura », que ce soit dans les différentes modalités d’apparitions de l’image photographique aujourd’hui ou dans une acception plus large. 

 

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Institut d’Art Contemporain

Ann Veronica Janssens

du 24 mars au 7 mai 2017

Au printemps 2017, l’Institut d’art contemporain présente une exposition monographique d’ampleur d’Ann Veronica Janssens pour laquelle elle investit la totalité de l’espace, avec de nouvelles productions en regard d’œuvres existantes.

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LE TOUR DE FRANCE 1969 D'EDDY MERCKX DE JEF GEYS / LES PLANTES MÉDICINALES

du 2 juin au 13 août 2017

Depuis ses débuts dans les années 1950, Jef Geys déplace les limites préétablies entre art mineur et art majeur, culture et trivialité, intime et collectif à travers une œuvre en évolution perpétuelle. Dix ans après l’exposition monographique d’ampleur que lui consacre l’IAC, Jef Geys réinvestit l’espace de l’Institut avec deux projets distincts fondés sur la remise en cause des systèmes hégémoniques de notre société : Le Tour de France 1969 d’Eddy Merckx et Les plantes médicinales

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MARIA LOBODA

du 2 juin au 13 août 2017

Après sa participation à l’exposition collective Demain dans la bataille pense à moi en 2015, Maria Loboda répond à une nouvelle invitation de l’IAC pour réaliser son exposition personnelle, à ce jour la plus importante en France. Intéressée par l’histoire, l’archéologie, la géologie, l’anthropologie ou encore la linguistique, Maria Loboda fonde son travail sur l’interprétation et la réappropriation de symboles et de rituels propres aux sociétés humaines. À travers la relecture transhistorique des mythes, des sciences savantes, occultes et alchimiques, l’artiste convoque des formes iconiques qui interrogent la prégnance ou l’obsolescence des artefacts inventés par l’homme face aux forces qui le dépassent.

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CHARWEI TSAI - WATER MOON

du 2 juin au 13 août 2017

Portée par la nature instable et transitoire du vivant, l’œuvre de Charwei Tsai s’inscrit dans le flux continu qui irrigue toute présence au monde. À travers une pratique diversifiée accueillant aussi bien la calligraphie que des réalisations documentaires ou performatives, l’artiste d’origine taïwanaise matérialise des zones de passage pour révéler les mouvements silencieux qui animent et traversent l’univers. Avec le partage comme modalité, elle sonde les liens de coexistence qui unissent des phénomènes a priori distincts, ouvrant alors notre regard à des convergences insoupçonnées. Fruits d’une connaissance approfondie de la philosophie bouddhiste, les travaux de Charwei Tsai se fondent notamment sur un périple intérieur.

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Jeu de Paume

peter campus. video ergo sum

14 février - 28 mai 2017

L’artiste américain Peter Campus (né en 1937 à New York) compte parmi les pionniers de la vidéo les plus influents. Tout au long de sa carrière, Peter Campus a réalisé des vidéos, des installations, et un grand nombre de photographies. Dans ses œuvres vidéo récentes, il fait usage des techniques numériques pour travailler l’image pixel par pixel à la manière d’un peintre. C’est avec une caméra de très haute définition qu’il poursuit ses expérimentations actuelles. Aujourd’hui, nombre de ses œuvres font partie des collections de grands musées d’art contemporain dans le monde.

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Eli Lotar (1905 - 1969)

14 février - 28 mai 2017

Photographe et cinéaste français d’origine roumaine, Eli Lotar arrive en France en 1924 et devient rapidement l’un des tous premiers photographes de l’avant-garde parisienne. Proche de Germaine Krull qui lui apprend le métier, et plus tard des surréalistes, il publie dans les revues d’avant-garde, et participe à plusieurs expositions internationales majeures, parmi lesquelles « Fotographie der Gegenwart », « Film und Foto », « Documents de la vie sociale ».
L’exposition examine, sous un jour nouveau, le rôle de cet acteur crucial de la modernité photographique à travers un parcours thématique.

Exposition réalisée dans le cadre des 40 ans du Centre Pompidou.

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Ali Cherri - Somniculus

14 février - 28 mai 2017

Satellite 10 : une proposition de Osei Bonsu

Le Jeu de Paume et le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux ont commandé à Ali Cherri une nouvelle œuvre vidéo intitulée Somniculus. Le projet d’Ali Cherri s’inscrit dans un travail entamé depuis deux ans sur la place qu’occupe l’objet archéologique dans la construction des récits nationaux. En mettant en parallèle des ossements humains et d’animaux, des sculptures antiques et des objets de culte, Ali Cherri cherche à penser le musée non pas comme un conservatoire d’objets, mais comme un espace de représentation où les concepts sont associés à des objets. Au delà d’un rôle pédagogique, le musée concrétise l’écart qui sépare les objets de leur nom.

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INSTRUMENTS - ISMAIL BAHRI

du 13 juin au 24 septembre 2017

Le Jeu de Paume ouvre ses portes à Ismaïl Bahri pour sa première exposition d'ampleur. Né à Tunis en 1978, l’artiste évolue entre Paris et Tunis. Il privilégie la vidéo sans cependant négliger le dessin, la photographie et l’installation. Les travaux d’Ismaïl Bahri résultent souvent d’une série d’opérations dont les acteurs sont toujours des éléments simples issus du quotidien, tandis que l’intrigue se noue dans l’interaction qui s’établit entre eux : une goutte d’eau qui, apposée sur la peau, réagit aux pulsations artérielles, un fil qui se rembobine, les fibres d’un papier qui s’imprègnent d’encre... Par son regard attentif, son sens du détail et son goût pour l’énigme, l’artiste provoque des micro-événements dont il interroge les conditions de visibilité.

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OSCAR MURILLO - SATELLITE 10 sur une proposition de Osei Bonsu

du 13 juin au 24 septembre 2017

Les peintures et installations d’Oscar Murillo incorporent une grande diversité de médiums et de techniques, y compris des éléments textuels, des matériaux recyclés et des fragments de son atelier. Associant actions, performances et chaos, ses tableaux grand format sont méthodiquement composés de toiles grossières cousues ensemble qui incorporent souvent des fragments de texte ainsi que des débris, saletés et poussières provenant de son atelier.
Ses peintures, vidéos et performances sont liées à une certaine idée de la collectivité née des relations interculturelles que l’artiste entretient avec Londres et la Colombie.

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LA VIE FOLLE - ED VAN DER ELSKEN

du 13 juin au 24 septembre 2017

Ed van der Elsken (1925-1990) est une figure unique de la photographie et du cinéma documentaire néerlandais du XXe siècle. En photographie, son domaine de prédilection était la rue. En rupture avec la photographie documentaire de son époque, il fait corps avec son sujet. La modernité de ses images et leur caractère quasi cinématographique s’accordent avec le modèle de vie anticonformiste des jeunes gens dont il partage le quotidien. À Paris, Amsterdam, Hong Kong ou Tokyo, il aimait aller «?à la chasse?».
Souvent qualifié de «?photographe des marginaux?», il recherchait en réalité une forme d’esthétique, de vérité plastique, sans artifice, une beauté parfois ouvertement sensuelle et même érotique. Ed van der Elsken était fasciné par ces personnages fiers, exubérants et plein de vitalité.

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La Chapelle Jeanne d'Arc

Clément Laigle - ONC

du 18 mars au 28 mai 2017

ONC ?
Une interjection primitive ? Le bruit sourd d’un objet qui percute le sol ? Une locution ancienne signifiant « jamais » ou « à aucun prix » ? Le titre de l’exposition, laconique, ne se livre pas d’emblée. À l’image de l’œuvre de Clément Laigle, il dissuade de toute interprétation hâtive et déroute, comme pour mieux concentrer l’attention. 

DU CONTEXTE
L’artiste part du principe qu’on ne peut échapper au lieu d’exposition : son histoire et son architecture impactent forcément les œuvres montrées et il serait naïf ou illusoire d’en faire abstraction. Dès lors, Clément Laigle s’attache à travailler l’ambiguïté entre porosité et résistance à l’environnement. Ses installations s’épanouissent précisément dans cet entre-deux : elles dialoguent souplement avec le contexte mais n’y sont jamais subordonnées.

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Bernard Calet - RANDOM

du 24 juin au 29 octobre 2017

L'artiste est doté d’un imaginaire glaneur, qui agrège volontiers les références dans la littérature, la musique, l’architecture ou l’histoire de l’art, et qui procède par ricochets, glissements et soubresauts singuliers. Pas très étonnant que l’artiste choisisse un titre d’exposition à rebonds : RANDOM. Il paraît délicat de traduire précisément cet anglicisme qui signifie à la fois hasardeux, arbitraire, accidentel, imprévisible, et aléatoire. Thouars plus que la Chapelle elle-même a servi de contexte mental à l’exposition, comme si l’artiste avait pensé l’in situ à l’échelle urbaine. 

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La Criée centre d'art contemporain

FÉLICIA ATKINSON - SPOKEN WORD

du 1er avril 2017 au 28 mai 2017

Félicia Atkinson est née en 1981 à Paris. Elle fait partie, en 2004, du project expérimental Bocal de Boris Charmatz puis obtient son diplôme aux beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury en 2008. Après avoir vécu à Bruxelles et travaillé avec Komplot, elle reçoit le Langui Prize for Painting lors du Young Belgium Art Prize en 2011. Elle séjourne ensuite dans les Alpes grâce à une bourse de la FNAGP. Elle habite actuellement à Rennes. 

Sa recherche plastique et musicale s'attache aux questions d’improvisation, d'indisciplinarité, de ction, d’assemblage, de bruit, de poétique, d'abstraction, de distorsion des liens entre ready-made et musique concrète. En 2016, elle a présenté Sustain / Musique Possible à Last Resort Gallery de Copenhague et And A Forest (Petri es) à 820 Plaza à Montréal. Et elle a donné des concerts au Plateau Frac Île-de-France, à Paris, à la galerie Lisa Cooley à New York et à la Maison de France à Rio de Janeiro. 

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SIBYL SYBIL - JULIEN BISMUTH

du 24 juin au 20 août 2017

Je n’ai pas trop d’idées ou j’en ai trop sur ce que pourrait être cette exposition, ce qu’elle pourrait contenir aussi. Je n’ai que ces meubles et leurs appuis :

Le mot "trace." Et puis aussi le titre : la symétrie de son dédoublement altéré mais aussi son origine. Il y a eu plusieurs sibylles. J’aime l’histoire de celle qui aurait brûlé ses ouvrages afin de mieux les vendre, et j’aime le passage qui précède celui sur sa "bouche délirante" et ses "mots sans sourires, sans fards et sans parfums". L’évocation de celui qui "ne montre ni ne cache". Celui qui "fait signe".

J’avais un morceau de papier journal sur lequel j’avais noté quelques idées mais je l’ai oublié dans la poche d’une paire de jeans que j’ai ensuite lavé et maintenant il est replié sur lui-même comme un bourgeon que je détruirais si je cherchais à l’ouvrir. Il y a certaines choses qu’on ne peut révéler sans les détruire.

Au préalable. Le deuxième texte est en anglais, mais il diffère.

Julien Bismuth

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La Kunsthalle

A World Not Ours

du 1er juin au 30 août 2017

A World Not Ours est une exposition collective consacrée à la crise actuelle des réfugiés et les déplacements forcés de population causés par la guerre en Syrie et dans d’autres zones de conflit. L’exposition, dont le premier volet a été inauguré l’été dernier à l’Espace Pythagorion de la Schwarz Foundation, sur l’île de Samos en Grèce, cherche à contrebalancer la vision réductrice ou partielle d’une crise trop souvent limitée à des images d’embarcations de fortune et de traversées périlleuses depuis la Turquie ou la Libye. L’idée est de se pencher sur l’avant et l’après de ces moments dramatiques. Alors que la première partie de l’exposition était consacrée à l’expérience de la fuite, au voyage périlleux et à l’économie clandestine qui entretient la précarité des réfugiés, le volet mulhousien se penche davantage sur l’accueil réservé aux réfugiés, sur les procédures légales et les réalités quotidiennes auxquelles ils sont confrontés, « la terre promise » atteinte. Cette seconde partie s’attache également à observer la façon dont les européens vivent la crise migratoire, à explorer les problèmes de représentation de la souffrance et à poser la question de la « propriété » des images de réfugiés et du droit de les représenter.

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Le 19, Centre régional d'art contemporain

Changing times, new worlds?

du 27 avril au 11 juillet 2017

Avec Changing Times, New Worlds ?, le 19, Crac finalise une collaboration et un échange ébauchés trois ans auparavant avec la Karlskaserne de la Ville de Ludwigsburg, ville jumelle de Montbéliard. La Karslskaserne est tout à la fois une école d’art et un conservatoire (musique, danse et théâtre). Mais c’est également un lieu de diffusion de ces disciplines. Les deux structures ont donc proposé à deux artistes entretenant un lien avec le territoire d’action du 19 et la Région Bourgogne-Franche-Comté, Thierry Gehin et Pauline Repussard, de faire dialoguer leur travail avec celui de deux artistes allemands, Nina Johanna Bergold et Viktor Stickel. Ainsi, le 19 se saisit d’une histoire – les quatre siècles d’histoire allemande de Montbéliard – pour mener à bien trois de ses missions essentielles : le soutien à la création émergente, le soutien aux artistes vivant en Région, et l’attention portée à une création sise au delà de nos frontières.

Nina Joanna Bergold
Thierry Gehin
Pauline Repussard
Viktor Stickel

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Yves Bélorgey - Rue des Pyrénées

du 13 mai au 27 août 2017

Le sujet de la peinture et des dessins d’Yves Bélorgey est depuis toujours l’habitat collectif. La soixantaine de « dessins photographiques » qui constituent son exposition pour le 19 Crac, proposent cette fois une dense succession de points de vue depuis, et sur, la seule longue rue des Pyrénées, une des plus anciennes rocades parisiennes. Le parcours restitué, limitrophe des premières banlieues, suggère le continuum spatial de l’habitat, collectif lui aussi. Cette tentative de faire pénétrer la rue des Pyrénées au 19 relève du désir d’inscrire l’espace commun comme sujet, au cœur de la pratique artistique, mais aussi de « retourner » l’enveloppe intérieure du centre d’art pour en souligner aussi la vocation première d’espace public.

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Le CAIRN Centre d'art

NightOwl - Entendre, Voir, Écouter

du 6 au 28 février 2017

NightOwl est un collectif composé de Julie Michel et Olivier Crabbé, deux jeunes artistes plasticiens et musiciens. Pour l’exposition Entendre, Voir, Écouter Knud Viktor, ils proposent d’entrer dans les archives de Knud Viktor. Pionnier de l’art sonore, cet artiste danois vécut pendant 30 ans dans le Luberon. Depuis son décès en 2014, le musée Gassendi, selon la volonté de l’artiste, est dépositaire du fond de son atelier.

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PIERRES DE VISION

du 1er avril au 18 juin 2017

Pierres de visions est une exposition conçue en deux volets entre les espaces du Musée Gassendi et du CAIRN centre d’art.
Proposée par le Musée de l’invisible, Pierres de visions participe à un projet de recherche qui croise les perspectives scientifiques, mythiques et énergétiques.

L’exposition présentée au CAIRN centre d’art est envisagée comme une fantasmagorie minérale où les artistes entrent dans une résonance particulière avec les pierres.  Il a été proposé à plusieurs d’entre-eux de « collaborer » avec une pierre en particulier et de créer des œuvres à leur contact…

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Pierres de visions

du 1er avril au 18 juin 2017

Pierres de visions est une exposition conçue en deux volets entre les espaces du Musée Gassendi et du CAIRN centre d’art. Proposée par le Musée de l’invisible, Pierres de visions participe à un projet de recherche qui croise les perspectives scientifiques, mythiques et énergétiques.

L’exposition présentée au CAIRN centre d’art est envisagée comme une fantasmagorie minérale où les artistes entrent dans une résonance particulière avec les pierres.  Il a été proposé à plusieurs d’entre-eux de « collaborer » avec une pierre en particulier et de créer des œuvres à leur contact…

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TILL ROESKENS - DRAILLES

du 24 juin au 17 septembre 2017

Amateur de géographie appliquée, Till Roeskens appartient à la famille des artistes-explorateurs. Son travail se développe dans la rencontre avec un territoire donné et ceux qui tentent d’y tracer leurs chemins.
Lors de sa résidence au CAIRN centre d’art, et poussé par son intérêt personnel pour le pastoralisme, l’artiste a rencontré plusieurs bergers de la Vallée de la Haute Bléone. Deux de ces rencontres ont débouché sur deux projets distincts et complémentaires :
– D’une part le «Sentier de Marcel» : projet né de la rencontre entre l’artiste et Marcel Segond, berger depuis l’âge de 13 ans. Till Roeskens a entrepris de rendre accessible le sentier, jusqu’à présent embroussaillé, qui fut celui du berger durant des années, créant une sorte de métonymie concrète entre le sentier de montagne et le chemin de vie.
– D’autre part, la «Carte de Charlie» : projet né de la rencontre entre Charles Garcin, également berger et l’artiste. De cette rencontre s’est développée la création d’une carte subjective de la Vallée de Chavailles, résultant des noms donnés par le berger aux différentes composantes de son environnement.

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Le Carré, Centre d'art contemporain du Pays de Château-Gontier

VINCENT GANIVET

du 10 juin au 27 août 2017

Vincent Ganivet s’amuse à édifier des arches monumentales en parpaings ou autres matériaux de construction. Toujours à la limite de la rupture, ces installations offrent un spectacle poétique et troublant. À l’image des bâtisseurs de cathédrales, l’artiste expérimente la mise en tension et l’assemblage de matériaux de construction sans aucun système de fixation (colle, ciment, cheville…). L’étude des charges, des poids et des contrepoids lui permet d’obtenir une grande diversité d’arcatures défiant les lois de la gravité. « C’est au bord du précipice que la pierre est intéressante, juste avant la catastrophe» confie Vincent Ganivet. La recherche de l’équilibre est bien au centre de ses créations imposantes et fragiles à la fois. A partir d’une matière première banale et sans grande qualité esthétique, il élève des structures qui mêlent matérialité et spiritualité, puissance et délicatesse.

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le Creux de l'enfer - centre d'art contemporain

Les Enfants du Sabbat 18

du 15 mars au 5 juin 2017

Passé présent et futur forment un seul temps ductile dans l’espace du Creux de l’enfer, une friche industrielle, une ancienne coutellerie devenue en 1988 centre d’art contemporain. Aujourd’hui ce sont aux Enfants du sabbat d’exposer, une sélection de jeunes artistes diplômés de l’École supérieure d’art de Clermont Métropole et de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. Un projet fédérateur (rendu à sa dix-septième édition) qui lie étroitement depuis toutes ces années deux écoles des beaux-arts et un centre de création contemporaine sur le territoire Auvergne/Rhône-Alpes.Cet événement annuel rappelle que l’art actuel est une conquête sur le futur, témoignant de ses tâtonnements et de ses expériences, défrichant et ouvrant des territoires de recherches.

Avec Agathe CHEVREL, Ccoline CREUZOT, Matthieu DUSSOL, Florent FRIZET, Jenny FEAL GÓMEZ (Cuba, Diego GUGLIERI Don VITO, Angélique OLLIER, Clara PAPON, Ludvig SAHAKYAN (Arménie), Victor YUDAEV (Russie).

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CLAIRE TABOURET - NEPTUNE

du 28 juin au 17 septembre 2017

La chute d’eau du Creux de l’enfer oppose sa vitalité énergétique et fougueuse à l’eau dormante et stagnante. NEPTUNE, avec sa fureur irascible et son trident diabolique, en valide la figure tutélaire, soulevant et dispersant ses embruns « d’images flottantes ».

L’eau impétueuse qui se jette au pied du centre d’art, cette eau qui le martèle implacablement, son flux d’interaction magnétique, inspirent pour Claire Tabouret la force créatrice primordiale. L’eau est un fil conducteur dans la thématique et la technique picturale de son œuvre. De la profondeur aqueuse de son support les couleurs remontent en surfaces ondoyantes, parfois opaques et parfois transparentes. Mais l’eau renvoie encore à une nature féminine séditieuse, aux portraits barbouillés et d’identité mouvante.

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Le Grand Café - Centre d'art contemporain

HARRON MIRZA ET FRANCESCA FORMASARI

du 25 mai au 24 septembre 2017

Commissariat Sophie Legrandjacques

L’installation d’Haroon Mirza au LiFE mêle vidéos glanées sur Internet, sons, architecture et lumière. Des recherches biologiques les plus avancées aux croyances ancestrales des chamans, l’exposition – placée sous le signe des ondes – entraîne le visiteur vers de nouvelles perceptions, un voyage à travers les aspirations contradictoires de l’humanité pour se saisir de la complexité de la réalité.

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FLORENTINE LAMARCHE ET ALEXANDRE OVIZE

du 17 juin au 24 septembre 2017

Commissariat Sophie Legrandjacques

Lamarche-Ovize développent une pratique engagée résolument hybride et éclatée qui mêle art et artisanat.  Véritables enquêtes plastiques, leurs œuvres s’élaborent par assemblage et dévoilent une compilation de références puisant à la fois dans le quotidien, la culture populaire, ou encore l’histoire de l’art. Chez eux, le dessin est omniprésent. Il permet à la pensée d’exister sous forme d’esquisses et de notes. Il se propage sur les murs et d’autres supports -notamment la céramique - dans une douce et foisonnante excentricité.

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Le Parvis, Centre d'art contemporain

Philippe Ramette

19 janvier - 18 mars 2017

On connaît surtout l'artiste français Philippe Ramette pour ses célèbres photographies où l'artiste, vêtu de son éternel costume cravate sombre, se met en scène dans des situations improbables, renversant littéralement le paysage autour de lui... Aussi l'a t-on vu grimper sur un tronc de palmier à la verticale, lire les nouvelles du jour au fond de la mer, s'accrocher en haut d'une tour les pieds plantés dans les nuages... On le connaît en revanche moins pour ses dessins, ses objets et ses sculptures, témoignant d'un même humour quelque peu pince-sans-rire et d'un même défi lancé à la pesanteur et à la logique. Pour Le Parvis, l'artiste propose un parcours qui mêlera ces autres médiums à son fonds photographique.

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Jean-Xavier Renaud - EXPOSITION CANONS

du 06 avril au 26 juin 2017

Trublion de la jeune scène française, Jean Xavier Renaud est un artiste iconoclaste dont le regard acéré ne laisse rien passer. Qu’il s’agisse de la vie quotidienne, du monde du travail, de la famille, de la politique, de la crise écologique ou des médias, Jean-Xavier Renaud débusque tous nos conformismes, nos petites dictatures et nos grandes trahisons pour mieux les dénoncer. Pour Le Parvis, l’artiste choisit de présenter un ensemble de près de 120 œuvres (huiles sur toile, aquarelles sur papier, gouaches sur carton, dessins au bic ou à la craie grasse…), mises en dialogue selon un accrochage créant des associations d’images, d’idées et de sens. Des scènes insolentes et d’autres hilarantes fleurtent ainsi avec de magnifiques peintures dignes de la lumière d’un Dürer ou de l’univers prolifique d’un Immendorff.

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Maison des Arts Georges et Claude Pompidou

ESPÈCE D’OBJET ! MAISON DE TRAVERS

du 26 mars au 4 juin 2017

« Espèce d’objet ! » évoque les rituels d’apprentissage de la vie en société. À Cajarc, l’exposition propose un cheminement, depuis l’installation de Martin Creed, qui immerge le visiteur dans une salle remplie de ballons verts, jusqu’au petit-déjeuner de Céleste Boursier-Mougenot, où les appareils ne fonctionnent que si l’on chante dans les microphones reliés à chacun d’eux. Avec plaisir et humour, l’exposition invite le public à participer aux rituels quotidiens et à mesurer les codes qui construisent et soudent une communauté.

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CO-MUTATIONS – 12e PARCOURS D’ART CONTEMPORAIN EN VALLEE DU LOT

du 2 juillet au 3 septembre 2017

La vallée du Lot poursuit sa transformation estivale et flirte cette année avec la science-fiction. Les artistes invités, familiers des pratiques numériques, se fédèrent autour de Co-Mutations* et déploient un immense terrain de jeux et de stratégies critiques à l’échelle de la vallée. Le Parcours relie les Maisons Daura, résidences internationales d’artistes à Saint-Cirq Lapopie — où ils séjournent depuis le printemps — au centre d’art contemporain, lieu d’expérimentation artistique à Cajarc. Sur le mode de la ballade, vous découvrirez les œuvres installées dans les paysages somptueux et les sites patrimoniaux de la vallée. Vous écouterez des pièces sonores inédites au sein de l’œuvre de Franz West « Auditorium » qui accompagne notre participation à l’événement national des 40 ans du Centre Pompidou.

Artistes : Paul & Quentin Destieu, Jérôme Fino, Sylvain Huguet, Grégoire Lauvin, Yann Leguay, Luce Moreau, Marie-Luce Nadal, Collectif One Life Remains, Arnaud Rivière, Géraud Soulhiol, Franz West.

 

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Micro Onde - Centre d'art contemporain de L'Onde

1977

du 1er avril au 30 juin 2017

Dans le cadre du 40e anniversaire du Centre Pompidou, Micro Onde, Centre d’art de l’Onde, et le cneai s’associent pour proposer une double exposition, placée sous la responsabilité de Yann Chateigné et Tiphanie Blanc. Prenant comme point de départ l’année 1977, le projet rayonne en amont et en aval du temps jusqu’à nos jours, et met en relation des histoires parallèles, celle du Centre Pompidou et celle de figures actives dans l’ombre de sa création, destinées divergentes interprétées avec la collaboration d’artistes d’aujourd’hui.

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Palais de Tokyo

« Sous le regard de machines pleines d’amour et de grâce »

3 février - 8 mai 2017

Conçue suivant un parcours composé de différentes « zones affectives », cette exposition réunit plusieurs artistes qui interrogent les impacts de l’économie de marché et des nouvelles technologies sur la fabrique de nos émotions et de leurs représentations. À l’heure de l’Internet des objets et de la marchandisation des affects, leurs oeuvres semblent dotées d’attributs psychologiques, ou reflètent la modélisation de nos imaginaires et la transformation de nos sentiments en produits, en logos ou en arguments de vente. Commissaire : Yoann Gourmel.

Avec Pedro Barateiro, Richard Brautigan, Isabelle Cornaro, Marjorie Keller, Lee Kit, Marie Lund, Michael E. Smith, Mika Tajima, Marie Mathématique (Jacques Ansan, Jean-Claude Forest, Serge Gainsbourg, André Ruellan)

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Taro Izumi - Pan

3 février - 8 mai 2017

À l’occasion de sa première exposition personnelle d’ampleur en France, l’artiste présente un vaste ensemble d’œuvres mettant en scène des objets du quotidien au sein d’installations conçues pour accueillir les corps de performers invités.

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Abraham Poincheval

3 février - 8 mai 2017

Pour Abraham Poincheval, la vie en autarcie, l’enfermement, l’immobilité ou la perte progressive des sens sont autant de moyens d’explorer le monde et la nature humaine. Plusieurs sculptures dans ou sur lesquelles il a vécu sont disséminées dans les espaces, dès l’entrée du Palais de Tokyo. L’artiste réalise également deux performances inédites : expérimentant les temporalités des règnes minéral et animal, il habite dans un rocher pendant une semaine et couve des oeufs de poule jusqu’à leur éclosion.

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Mel O’Callaghan - Dangerous on-the-way

3 février - 8 mai 2017

Pour  son exposition personnelle au Palais de Tokyo, Mel O’Callaghan s’est rendue dans les grottes de Gomantong au nord-est de Bornéo afin d’assister à une récolte traditionnelle de nids d’oiseaux, effectuée dans des conditions extrêmes. L’artiste s’attache notamment aux aspects ritualisés de cette activité pluricentenaire et aux états modifiés de conscience rencontrés par la population autochtone la pratiquant. Mêlant sculptures, performance et vidéo, Dangerous on-the-way invite à une immersion à travers ces états.

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Dorian Gaudin - Rites and Aftermath

3 février - 8 mai 2017

S’appuyant sur la nature première de la machine — un instrument insufflant un mouvement —, Dorian Gaudin nous rappelle la manière dont le fétichisme des objets et de la technique régit notre rapport au monde. Placée sous le sceau de la magie et de la cinématique, son exposition met en scène un théâtre d’objets qui s’animent selon une partition et une mécanique précises.

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Emmanuel Saulnier - Black Dancing

3 février - 8 mai 2017

Emmanuel Saulnier se confronte à des problématiques telles que la mémoire collective, la présence et la disparition. À l’occasion de son exposition personnelle au Palais de Tokyo, il présente plusieurs ensembles d’oeuvres, pour certains inédits. Des correspondances poétiques se dessinent dans l’espace entre la transparence du verre, le matériau de prédilection de l’artiste, et le bois sculpté, le bitume ou encore l’encre séchée, dont l’obscurité renvoie à la nuit de l’âme.

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Anne Le Troter

3 février - 8 mai 2017

Dans une œuvre en résonance avec l’actualité et le rôle joué par les instituts de sondage, Anne Le Troter décortique les mécanismes de jeu de rôle et les distorsions poétiques opérés par les enquêteurs téléphoniques. L’artiste déplie au sol et sur les ondes, au cœur d’une pièce sonore conçue comme un opéra, une cartographie de cet univers ultra codifié.

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Hayoun Kwon

du 14 juin au 10 septembre 2017

Hayoun Kwon développe un travail autour de la narration comme de la construction de la mémoire individuelle et collective, à travers la mise en scène d’histoires qui lui ont été confiées, de situations qu’elle a vécues ou imaginées. Explorant les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour jouer de la confusion entre souvenirs réels et actions rêvées, entre témoignage fidèle et interprétation fantasmée, elle interroge ce qui est transmis, ce qui fait trace ou sombre dans l’oubli.

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Dioramas

du 14 juin au 10 septembre 2017

À l’été 2017, le Palais de Tokyo invite, avec Dioramas, à découvrir une source d’inspiration inattendue des artistes contemporains : le diorama. L’exposition déconstruit de manière inédite l’histoire du regard, au croisement de l’histoire, de l’histoire de l’art, du cinéma, du monde de la scène, des arts populaires et forains et de l’histoire des sciences et techniques.

Balzac qualifiait le diorama de « merveille du siècle »(1) : son invention au XIXème siècle a constitué une révolution optique, un moment clé de l’histoire du spectaculaire dans l’héritage des lanternes magiques du XVIIème siècle.

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Le Rêve des formes

du 14 juin au 10 septembre 2017

L’exposition Le Rêve des formes, présentée à l’occasion du vingtième anniversaire de l’école du Fresnoy, est conçue comme un paysage imaginaire, un jardin monstrueux où se cultivent des formes périssables et des surfaces en germination, des organismes protubérants et de plates silhouettes.

Les artistes et chercheurs rassemblés dans Le Rêve des formes témoignent de leur rencontre avec de nouvelles possibilités de représentation, issues de découvertes scientifiques et techniques récentes, qui bouleversent notre façon de voir et de montrer. En renouvelant grâce à cela le champ du perceptible – nanotechnologies, imagerie de synthèse, scan 3D, stéréolithographie… –, ces nouvelles visualisations nous laissent présumer de géométries encore inconnues.

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Gareth Nyandoro

du 14 juin au 10 septembre 2017

Pour sa première exposition personnelle en France, Gareth Nyandoro conçoit une installation immersive inspirée de l’espace urbain parisien. Graphiques et sculpturales, ses œuvres sur papier se déploient jusqu’au sol et reproduisent des constructions éphémères issues de l’espace public. Le volume des feuilles incisées et suspendues, ainsi que les objets qui les jouxtent, « permettent de connecter la représentation au monde et aux visiteurs ».

Dans son travail, Gareth Nyandoro porte un regard attentif aux échanges marchands et aux interactions sociales dans l’espace public. Les scènes de vie qu’il prélève de son environnement sont représentées à l’encre sur de grands lés de papier superposés. Une fois les motifs apposés sur les feuilles blanches, Gareth Nyandoro coupe et lacère avec précision la couche picturale en de fines et longues bandes. Ce jeu d’incision laisse apparaitre les couleurs des feuilles inférieures. Un réseau de lignes issues des entailles amplifie les mouvements représentés ou brouille les figures qui tendent alors à l’abstraction.

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Taloi Havini

du 14 juin au 10 septembre 2017

Le travail de Taloi Havini s’inscrit en lien avec l’histoire et la culture de l’île de Bougainville, où elle est née, en s’intéressant notamment à la relation que ses habitants entretiennent avec leur terre, malgré des années de conflit et de guerre civile. Dans ses recherches, elle collabore régulièrement avec différents acteurs culturels et s’intéresse entre autres aux traditions, aux savoir-faire et aux collections d’objets et d’archives de l’Océanie. À la fin de ses études en Australie, elle est ainsi partie apprendre les techniques de poterie traditionnelle auprès du dernier maître potier vivant dans un village de l’île de Buka. Ses œuvres (sculptures et installations en céramique, photographies, vidéos...)  individuelles ou collaboratives sont le fruit de ses expériences, rencontres et enquêtes sur le terrain. Elle est par ailleurs activement impliquée dans de nombreux projets liés à l’héritage culturel en Mélanésie et en Australie.

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Parc Saint Léger - Centre d’art contemporain

paysages anthropiques

du 2 juin au 27 août 2017

Paysages Anthropiques, est un clin d’œil assumé à la pratique de Robert Smithson et particulièrement au traitement du paysage et de l’entropie dans son œuvre. Les artistes rassemblés dans cette exposition interrogent tous à leur façon une relation à l’espace, à la matière, au temps et à leur possible perception. Ils observent et traitent de l’environnement dans un rapport d’interrelation entre la nature et le système social, dans la confrontation entre le temps long de la géologie et le temps court de l’action humaine.

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Passerelle Centre d'art contemporain

OLA VASILJEVA - Zefiro Torna

du 3 juin au 2 septembre 2017

En empruntant les moments de l'histoire, de la littérature et des mouvements contre-culturels, Ola Vasiljeva crée des environnements imaginaires dans lesquels se mêlent la sculpture, le dessin, la vidéo et les objets trouvés. Elle s’intéresse aux traces laissés, aux restes, aux matériaux et éléments qui indiquent ou suggèrent. Ses installations témoignent souvent d'un désordre vivant, jonchés d’indices de performances invisibles, d’activités obscures et souvent absurdes, comme autant de substituts pour des personnages supposément hors-champ.

 

Avec le soutien de Fonds Mondrian

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STEINAR HAGA KRISTENSEN - Brown Period

du 3 juin au 2 septembre 2017

Ancré dans une mélancolie productive et un certain romantisme, le travail de Steinar Haga Kristensen est porté par une large connaissance historique de l'art, un réel engagement sociopolitique, une manière rapide de penser, de faire des liens, une vaste production d'œuvres, une vision et un dévouement à ses œuvres. Bien des pièces sont apparemment drôles, bien qu'elles puissent avoir un fort point de départ politique ou sombre. Il utilise un langage visuel vernaculaire qui brise toutes les traditions dans la façon dont il est utilisé. 

 

Avec le soutien de OCA – Office for Contemporary Art Norway

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CLÉMENCE ESTÈVE - Les vedettes, on ne s’en sépare pas

du 3 juin au 2 septembre 2017

Enigmatiquement intitulée Les vedettes, on ne s’en sépare pas, l’exposition est une invitation au voyage à travers des représentations de ces œuvres iconiques ou anodines qui jalonnent nos institutions et composent la collection de référence dont l’ordinateur de l’artiste regorge. Ici, pas de cohérence historique ou stylistique à chercher. Du modernisme au néo-classicisme en passant par la Grèce antique, tout y passe. En conservatrice omnipotente, Clémence Estève dispose et impose son musée. 

 

Dans le cadre du programme Les Chantiers Résidence en partenariat avec Documents d’Artistes Bretagne.

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AURELIEN FROMENT - Allegro, largo, triste

du 3 juin au 2 septembre 2017

Aurélien Froment tente de porter à l’écran la musique de Franco Melis, en en suivant les lignes. Ce musicien sarde, sonneur de launeddas est le dernier représentant de l’une des deux longues lignées d’artistes à avoir été formé de manière traditionnelle. 

Le ruban du film passe à travers les engrenages de la caméra comme l’air qui circule du nez à la bouche du musicien lorsqu’il joue. Chaque morceau filmé de cette musique relationnelle donne sa durée aux plans, sans coupe ni interruption. Ils s’enchaînent comme les phrases musicales d’une sonate et jamais ne se répètent. 

 

Production Aurélien Froment et Red Shoes 

Avec le soutien de la FNAGP, de l’Irish Arts Council et de Passerelle Centre d’art contemporain.

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Pavillon Blanc Henri Molina

Stéphane Thidet

du 17 juin au 30 septembre 2017

Stéphane Thidet est un artiste dont l'oeuvre marque les esprits. La nature, le sauvage et le récit traversent l'œuvre de cet artiste invité pour l’été au centre d’art. Familier de la sculpture et de l'installation, ses interventions sont capables d'amorcer des narrations, des fictions, voire des rumeurs : une cabane en bois à l'intérieur de laquelle il pleut (Le refuge, 2007), une sculpture en forme d'étoile pour bivouaquer près de Bordeaux (La belle étoile, 2015), ou encore, une meute de loups vagabonds dans les douves du Château des Ducs de Bretagne à Nantes, en 2009. A partir de visions communes, ses objets et les situations qu’il provoque créent ainsi un sentiment d’étrangeté aussi inquiétant que poétique. Après tout, le beau n’est-il pas toujours bizarre, comme l’affirmait Baudelaire ?

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Transpalette

Michel Journiac - Contamination/Transmutation

du 31 mars au 27 mai 2017

L’exposition « Michel Journiac (1935-1995) : Rituel de Transmutation et Contaminations au présent » revient sur l’œuvre exemplaire de l’un des inventeurs de l’art corporel dans les années 1970. En utilisant le corps comme matériau afin d’étudier la puissance des contraintes d’ordre sociologique, politique et sexuelle qui le contraignent, Michel Journiac a ouvert une brèche dans l’art contemporain dont on mesure à peine les conséquences. L’exposition présente en particulier l’ensemble des 12 rituels de Transmutation, ensemble d’actions ayant pour thème la mort, la maladie et le sida. Jamais rassemblées dans leur intégralité, ces œuvres seront complétées par quelques documents, vidéos, peintures et traces d’actions attestant de son parcours des années 1960 à 1995 date de sa mort. Contamination enfin consacrera un volet à son enseignement et l’influence considérable de ce dernier sur toute une jeune génération d’artiste.

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Thierry-Loïc Boussard - Rétrospective

du 1er juillet au 10 septembre

Lorsque Thierry-Loïc Boussard (1950-2012) réalise ses premières œuvres en 1974, l’abstraction fait un retour remarqué en France. Fortement influencé par une peinture américaine (Robert Motherwell, Clyfford Still,…) dont on commence à mesurer toute l’importance, marqué également par l’irruption de ces artistes iconoclastes que furent les membres de Support-Surface (Louis Cane, Daniel Dezeuze, Claude Viallat ou Jean-Pierre Pincemin), il réalise des œuvres étonnantes où l’abstraction ne répond pas à un programme théorique mais bien à une envie aussi bien sensuelle que spirituelle. Dans son atelier de Prunay près de Bourges, libre et solitaire, il va lentement basculer d’une abstraction analytique vers une forme de figuration. Thierry-Loïc Boussard avait pour habitude de s’emparer d’un motif (ex : les coureurs du Tour de France, les façades des maisons berrichonnes, des bouquets de fleurs, des chapiteaux de cirque, etc.) avant de les décliner, de les épuiser, de trouver à partir d’une figuration chargée chromatiquement les voies d’une forme d’épure où le geste vise à faire acte de peinture.

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Triangle France

CHARLES ATLAS - TESSERACT

du 13 avril au 23 juillet 2017

Le tesseract est un objet mathématique en quatre dimensions qu’il nous est impossible de visualiser en tant qu’habitants d’un monde en trois dimensions. Nous pouvons imaginer l’hyperspace dans les écrits de science-fiction ou lire des publications de physique traitant du continuum espace-temps, mais qu’en est il d’une expérience physique et visuelle ? Le tesseract, qui donne son titre au tour de force esthétique réalisé par Charles Atlas avec cette nouvelle œuvre, est une des figures géométriques extra-dimensionnelles les plus fréquemment évoquées dans la sphère culturelle littéraire et cinématographique. Elle est devenue un symbole de la capacité d’expansion de l’imagination humaine vers d’autres dimensions.

 

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Villa du Parc Centre d'art contemporain

Première étoile, dernier flocon

du 1er avril au 10 juin 2017

L’exposition  « Première étoile, dernier flocon » est née de l’envie de faire écho à des questions climatiques qui se posent quotidiennement à Annemasse et dans ses alentours. Situé dans les Alpes occidentales, ce territoire suit en fond de vallée le cours de l’Arve, rivière parallèle à l’autoroute A40, rejoint à moyenne altitude de nombreuses stations de ski mythiques comme Chamonix, Megève, Flaine ou Avoriaz, et culmine dans les massifs alpins - Chablais, Bornes, Aravis, Haut-Giffre, Aiguilles rouges et bien sûr le Mont-Blanc en surplomb. En Haute-Savoie, les prévisions météorologiques n’ont rien d’anecdotiques, le sujet est même hautement économique et rythme de nombreuses conversations. « Annule-t-on la sortie neige à Plaine-Joux des grandes sections ? Est-il possible d’apporter de la neige par camions quand il fait trop chaud pour utiliser les canons au Petit Bornand ? Comment enrayer le triste record de 35 jours successifs de pic de pollution aux particules fines dans la vallée de l’Arve ? Est-ce que je pose une demi-journée pour profiter de la petite tombée de neige d’hier ? » s’interroge tout un chacun selon ses activités professionnelles, sportives, électives, etc.

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Première étoile, dernier flocon (Versant Vidéo)

du 28 juin au 17 août 2017

La Villa du Parc –centre d’art contemporain d’Annemasse présente du  28 juin au 11 août 2017 « Première étoile, dernier flocon  (Versant Vidéo) », suite et prolongement d’une première exposition proposée au printemps. Entre documentaire et fiction, les œuvres vidéo rassemblées représentent et témoignent de l’inscription humaine dans le paysage montagnard : loisir et philosophie de vie, urbanisme, tourisme, activités économiques, impact et réflexion écologique. Les artistes s’interrogent aussi plus largement sur le point de vue que permet l’image vidéo, et la singularité de leur approche au milieu du flot incessant d’images prises et diffusées de la montagne.

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Villa Noailles

La boîte de nuit

du 19 février au 18 mars 2017

Poursuivant sa réflexion autour des lieux dédiés aux divertissements – après l’exposition Landskating, les lieux du skate à travers le monde, présentée l’année dernière –, la villa Noailles consacre, en 2017, son exposition annuelle d’architecture aux discothèques. Par une sélection de projets des années 1960 à nos jours, l’exposition propose de saisir les outils architecturaux mis en jeu dans la conception de ces lieux d’émancipation.
La discothèque est un territoire d’expérimentation pour les architectes : par des dispositifs technologiques et formels, ils y élaborent un monde artificiel, à l’ambiance maîtrisée, isolé de l’extérieur. Aux côtés de l’analyse d’un ensemble de projets français et étrangers, une commande est passée à l’architecte Nicolas Dorval-Bory pour la création d’une discothèque au sein de la villa Noailles elle-même. Ouverte le temps de l’exposition, cette “boite de nuit” éphémère met à jour et propose d’éprouver in vivo le propos de l’exposition. L’exposition rassemble des documents rares et parfois inédits, (plans, maquettes, photographies, sculptures, oeuvres graphiques, films) ainsi que des séries photographiques et des recherches de contributeurs invités.

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Jean Cocteau et les Noailles - Correspondance(s)

du 29 mars au 11 juin 2017

Pour évoquer les liens d’amitiés, de complicités, les heurts, les questionnements, les incompréhensions parfois, qui font toute la richesse de ce qui unit le couple de mécènes, Charles et Marie-Laure de Noailles et Jean Cocteau, il fallait une exposition ambitieuse qui permettrait de rendre compte de toute la complexité de leurs relations pendant près de cinquante ans. Les recherches récentes, en mettant à jour de nombreux documents et oeuvres inédites, permettent d’éclairer plus précisément cette longue histoire qui entre en résonnance avec les tumultes artistiques et intellectuels du XXe siècle.

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32E FESTIVAL INTERNATIONAL DE MODE ET DE PHOTOGRAPHIE A HYERES

du 27 avril au 1er mai 2017 / expositions jusqu'au 28 mai 2017

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DESIGN PARADE HYERES / TOULON

du 29 juin au 24 septembre 2017

En 2016, la villa Noailles s’engageait dans une nouvelle proposition à Toulon consacrée à l’architecture d’intérieur et à la décoration. Désormais, chaque été, elle organise Design Parade en deux volets : le premier à Toulon pour l’architecture d’intérieur, le second à Hyères pour le design.

À travers cette nouvelle proposition inédite en France, Design Parade permet d’aborder, au cours d’un week?end élargi, tous les aspects des arts décoratifs dans la création contemporaine. Design Parade Toulon et Hyères ont pour ambition de découvrir, promouvoir et soutenir la jeune génération dans ces disciplines complémentaires et de présenter, aux professionnels et au public, des créateurs internationaux à travers des expositions et des conférences. Pour accompagner la jeune création, le festival aborde autant l’artisanat, les savoir-faire d’exception que l’industrie, notamment grâce au soutien de ses partenaires. Le festival est aussi l’occasion de parcourir le patrimoine de ces deux villes voisines qui offrent chacune une expression de la richesse architecturale et décorative du Var.

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VOG, centre d'art contemporain de la ville de Fontaine

Face à face

du 11 mai au 15 juillet 2017

L’exposition « Face à face » propose à seize artistes du Grenoble Street Art Fest d’ouvrir le bal en amont du festival, dans les murs du Vog.

Qu’est-ce qu’un « face à face » aujourd’hui alors que la notion de distance est presque abolie ? Les artistes invités au Vog interrogeront cette idée sur une toile afin d’offrir l’occasion de questionnements, de réflexions et ouvrir à d’autres propositions sur ce sujet.

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