3 bis f - centre d'art

Camille Llobet - Voir ce qui est dit

du 28 janvier au 1er avril 2016

L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau, d’Oliver Sacks décrit un cas pathologique : le docteur P. est incapable de voir les choses dans leur globalité et de les identifier. Son regard circule et se pose sur chaque détail d’un objet, d’un visage sans jamais pouvoir les relier entre eux, se retrouvant « visuellement perdu dans un monde d’abstractions inertes ». Camille Llobet voit dans ce type de modification du regard une approche particulièrement féconde pour interroger le réel et sa perception. Elle se l’approprie comme une posture impliquant une série de gestes et d’expérimentations : description, transcription, codage, fragmentation, agrandissement, etc. C’est ainsi qu’elle explore la perception de la parole et du mouvement par le biais d’expériences mettant en jeu et aà l’épreuve différents aspects du « corps parlant » et du « corps filmant », à l’instar de Robert Bresson qui cherchait par une répétition excessive de ses acteurs, un automatisme plus proche de la vie réelle que de sa représentation.

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Fabrice Pichat - Hors là

du 28 avril au 1er juillet 2016

Fabrice Pichat observe morceau par morceau l’espace multiple. Pour lui, la possibilité d’une œuvre se pense à partir de sa capacité à s’adjoindre un de ces morceaux, à le travailler et le restituer. A ce monde fragmentaire, il faut un point initial, des accroches possibles avec l’immédiat, un enchaînement point à point, un déplacement en zigzag. Chaque œuvre résulte ainsi d’une multitude d’essais qui progressivement découvre un mode d’apparition désignant l’économie propre à une œuvre ainsi que sa relation à un espace. Ses travaux intègrent l’environnement proche ou prennent la forme d’installations, ce sont des inclusions dans l’environnement ou des médianes entre un observateur et un espace. Ses installations récentes participent d’une recherche sur la perception de signaux antagonistes et de leurs coexistences dans un même espace. C’est ainsi que sa résidence de création prend pour point de départ un travail entamé sur la conversion sonore des bris de vitrine dans l’espace urbain.

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Jeanne Moynot & Anne-Sophie Turion - On lâche rien

du 10 novembre au 15 décembre 2016

Avec « On lâche rien », Jeanne Moynot et Anne-Sophie Turion créent un décor où l’envers vient sur le devant de la scène. Il s’agit de dévoiler avec humour les backstage de la création. À l’instar de Robert Morris et de sa box with the sound of its own making, l’exposition est envisagée comme une boîte qui met en scène l’archive de sa propre fabrication. Ainsi, l’atelier se déporte dans l’espace d’exposition afin de tout travailler sur place. Le temps de montage prend une tournure performative dont le temps d’exposition est le reflet. Une exposition dont le quotidien des artistes, au même titre que celui du 3 bis f, de son équipe et de ses usagers, de l’hôpital et de son personnel, constitue la matière première tant sur plan plastique que narratif. Cette exposition emmène le spectateur à l’endroit où la vie intime et le travail se rencontrent, se désirent, s’esclaffent, bataillent, s’entraident...

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Abbaye Saint-André, Centre d'art contemporain

Made in Seoul 2016

du 20 mars au 19 juin 2016

Dans le cadre de « l’Année France-Corée 2015-2016 » initiée par l’Institut Français, le Centre d’art contemporain de Meymac s’est associé avec l’ArtSpace Boan 1942 à Séoul pour proposer un regard croisé sur création contemporaine. Ce printemps 2016, une expositon est ainsi organisée à Meymac, avec de jeunes artistes coréens ; et une exposition organisée par le Centre d’art contemporain de Meymac avec des artistes français aura également lieu à Séoul en fin d’année 2016.

Cette exposition est le premier projet visant à examiner l’état actuel des récits individuels dans le flux puissant de la ville de Séoul.

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Tous Belges !

du 20 mars au 19 juin 2016

Dans le cadre du festival "Les Printemps de Haute-Corrèze", édition 2016.

Tous ceux qui ne sont pas belges le pensent. Ils s’appuient pour ce faire sur un accent, des goûts, des comportements, un ton particulier dans les créations littéraires ou plastiques. C’est cette part singulière : état d’esprit mêlant poésie et autodérision, laissant filer les débordements carnavalesques, maniant avec gourmandise et fantaisie, absurde et humour dans le droit fil d’un Marcel Broothearts, d’un Jacques Charlier, d’un Wim Delevoye, d’un Patrick Van Cackenberg, d’un Panamarenko ou d’un Jacques Lizène pour ne citer qu’eux, dont nous voudrions montrer la persistance dans les générations plus jeunes.

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Non figuratif : un regain d’intérêt ?

du 10 juillet au 16 octobre 2016

Le début du XXème siècle a été marqué dans le domaine des arts plastiques par une révolution : la disparition de la figure, libérant la création d’une fonction de reproduction qui l’attachait au réel.Une figuration plus libre perdurait mais le non figuratif dominait.A la charnière des années 70-80, dans la foulée du pop art et de la trans-avant-garde, sous l’effet possible de l’émergence accentuée des nouveaux médias, le rapport s’est inversé. Cette catégorisation, du fait de ces bouleversements, a sans doute perdu de sa pertinence. Nombre d’artistes passent d’un genre à l’autre sans se soucier de cette distinction ou se tiennent dans l’entre deux. Ce brouillage des limites n’interdit pas pour autant de se poser la question qui garde un sens au regard des sensibilités et des enjeux d’interprétation qu’elle recouvre.

Il semble qu’aujourd’hui le non figuratif mais aussi l’informel, le minimaliste, l’abstrait, avec tout ce qu’ils véhiculent de perceptions et de postures par rapport à l’art, retrouvent un regain d’intérêt. C’est l’hypothèse, nous la faisons, en nous appuyant sur des indices concordants mais fragiles.

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BBB centre d'art

Mettre à plat, le cœur au ventre - Valérie du Chéné

du 11 mai au 2 juillet 2016

Le cycle d'expositions dédiés à l'espace de la peinture contemporaine (« Trouble in painting », collective, au printemps 2015 et « Zone de ralentissement » d'Olivier Nottellet à l'automne 2015) verra son aboutissement avec l’invitation faite à Valérie du Chéné pour une exposition personnelle de l’artiste au BBB centre d’art.
C’est la possibilité pour l’artiste de déployer à échelle du lieu ses qualités relationnelles : relation à la couleur, à une palette de couleurs (qualités sensitives, émotives, scientifiques, narratives, subjectives ou symboliques) ; relation à l’espace (le bâti, les volumes, les circulations, redimensionnés par la couleur, de façon à la fois tangible et immatérielle) ; relation à l’autre, dans son intime et collectif (le projet s’appuiera sur des expériences sensorielles menées par Valérie du Chéné avec des détenus du centre pénitentiaire de Béziers).

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Superbe spectacle de l'amour - Samir Ramdani

du 23 septembre au 14 décembre 2016

C'est une ample et populaire histoire que nous racontera Samir Ramdani, en miroir (« mirail », en occitan) d'un monde en crise. La création pour le Festival d'un film de science fiction horrifique, sensuel et de l'exposition « Superbe spectacle de l'amour » aura pour unités de lieux toulousains : les grands ensembles du Mirail et le BBB centre d'art, comme protagonistes : une rappeuse, Bade, et son crew, insoumis aux lois du genre d'une cité dystopique, qui vivront, il est entendu, des fulgurances périlleuses, mystérieuses et décisives.Pour sa première exposition personnelle, Samir Ramdani revient sur les lieux du crime, il tourna ses premières vidéos d'artiste dans le quartier du Mirail. Ce sont des brèves séquences bienveillantes et rageuses, où l'humour et l'individuation sont de puissantes armes poétiques de contre-pouvoir dans un environnement social fracturé et conflictuel. Ses récents courts métrages, road movie initiatique artistique à Los Angeles ou conte extraterrestre pop expérimental sont l'argumentaire sensible d'une expérience de la traversée et de la possibilité d'être traversé par l'autre.

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Bétonsalon

Groupe Mobile

du 13 février au 2 juillet 2016

Ancien charpentier formé à la photographie suite à une blessure lors de la Première Guerre Mondiale, Marc Vaux promène, des années 20 aux années 70, sa chambre photographique dans les ateliers d’artistes de Montparnasse et de Paris, produisant plus de 250 000 plaques de verre. Groupe Mobile, le projet inaugural de la Villa Vassilieff prend pour point de départ l’exploration du fonds Marc Vaux, conservé au Centre Pompidou, afin de ré-examiner, en dialogue avec des artistes contemporains et des chercheurs associés, ces photographies mais aussi leur contexte de production et les récits historiques qui leur sont attachés.

 

Villa Vassilieff
Chemin du Montparnasse - 21 Avenue du Maine - 75015 Paris

www.villavassilieff.net

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Anywhere but here

du 14 septembre au 5 novembre 2016

Anywhere But Here (N’importe où sauf ici) rassemble des oeuvres qui examinent des circulations d’objets, de figures ou de gestes qui ont comme point de passage le Cambodge, et plus largement le contexte géopolitique de l’Asie du Sud-Est. Travaillant autour de la notion de déterritorialisation – qu’elle soit forcée ou volontaire, issue de glissements de sens incontrôlés ou de transferts minutieusement orchestrés – les narrations collectées dans cette exposition forment des entrées détournées pour questionner les processus de constructions historiques et les héritages patrimoniaux.

Felix González-Torres, Hàm Nghi, Thao-Nguyen Phan, Pratchaya Phinthong, Vandy Rattana, SAAP (Singapore Art Archive Project), Khvay Samnang, Albert Samreth, Sa Sa Art Projects, Shui Tit Sing, Shooshie Sulaiman, Tran Minh Duc, Vuth Lyno.

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Demain est une île

du 1er octobre au 23 décembre 2016

Avec : Matthieu Brion, Thelma Cappello, Gae?lle Choisne, Alexis Chrun, Elsa Michaud & Gabriel Gauthier, Victorine Grataloup, Rafael Moreno, Nathalie Muchamad, Jonathan Pêpe, Shubigi Rao, Anna Ren, Sacha Rey, Lucas Semeraro, Ken Sortais, Eden Tinto-Collins, Jason Wee.

Commissaires d’expo­si­tion : Me?lanie Bouteloup, Virginie Bobin & Jason Wee.

Demain n’appelle aucune tra­jec­toire pré­dé­ter­mi­née. Nous n’avons pas été réunis suite à un appel à can­di­da­tu­res, ni par le biais d’une sélec­tion théma­ti­que basée sur notre « apti­tude » à répon­dre à une pro­po­sition curatoriale ; mais en ras­sem­blant celles et ceux dési­reux de s’aven­tu­rer dans notre pro­to­type de vais­seau spa­tial et de faire face à l’inconnu, en pilo­tes d’essai méta­pho­ri­ques.

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Centre d'Art Bastille

Wilate’e & vanmélé.e.s

du 20 février au 27 mars 2016

Wilate’e est le nom, en langue teko (du peuple Tekos, l’une des nations autochtones de Guyane), d’un petit oiseau polyglotte qui vit sur le plateau des Guyanes. Vanmélé est un mot de langue créole guyanaise qui désigne celui ou celle que les vents ont apporté.e, ont constitué.e. En invitant ces mots dans nos mondes, Wilate’e & vanmélé.e.s se veut à la fois un lieu d’accueil et une fabrique artistique, politique et historique.

Wilate’e & vanmélé.e.s est la fabrication en cours d'une carte sensible constituée de films et d'archives (écrites, orales, visuelles, et traduites dans les langues concernées), à propos des déportations politiques perpétuées au sein de l'empire colonial français. Elle s'intéresse plus particulièrement aux rencontres qui ont pu avoir lieu ou non, entre différent.e.s insurgé.e.s/condamné.e.s durant leurs incarcérations et déportations respectives, et aux moyens déployés pour exprimer ces histoires.

Initiée par Pierre Michelon, cette fabrique réunit historien.ne.s, militant.e.s, théoricien.ne.s, géographes, linguistes, artistes, poètes, témoins, enfants et petits-enfants de condamné.e.s. Elle produit des relations qui varient selon les contextes historiques évoqués, mais aussi selon les contextes de ses chantiers et de ses présentations. À Grenoble, elle a réuni Anne-Laure Amilhat Szary, Katia Schneller, Sacha Bertrand, Danaïde Lacour, Anna Diallo, Adrien Lasseigne, Pierre Michelon, Salem Khchoum, Marie Moreau, Julie Martin-Cabétich, Alitché Trotier, Thomas Martin, Joseph Mignot, Jean-Pierre Weneguei, Julie Pourchet, Simone Frangi, Kicsy Abreu Stable, Sarah Mekdjian, Owino Stockton, Baptiste Pruneta. La fabrique est ouverte et non exhaustive, des correspondances sont en cours.

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N(v)otre H(h)istoire

du 9 avril au 19 juin 2016

En juin 2016 le CAB fêtera ses dix ans. Dix ans… C’est infime mais c’est assez pour commencer à relire le fil de notre Histoire. Dix ans c’est plus de 50 expositions et autant de rencontres ou de découvertes. C’est donc l’espérance que notre H(h)istoire fait partie de votre H(h)istoire, et qu’il y a des oeuvres vues au fil de ces expositions qui se sont ancrées en votre mémoire, pour mieux résister à l’effacement. Pour cette exposition, c’est donc le cheminement du temps et de la mémoire qui va nous réunir, en tentant notamment de convoquer des artistes qui sont déjà passés en nos murs, car il faut savoir revenir en arrière, relire ce qui forme nos racines. La question qui forme le fil de l’exposition est assez simple : Doit-il rester quelque chose de nos dix ans ? Et, dans l’affirmative, quoi ?

Avec : Laurent Pernot, Sharon Lockart, Renaud Auguste Dormeuil, Société Véranda, Estefania Penafiel, Kapwani Kiwanga, Paul Armand Gette, Cécile Beau, Michel Blazy, Daniel Gustav Cramer…

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Sous le soleil exactement

du 2 juillet au 25 septembre 2016

La fabrique du paysage s’expose. Chaque fois, l’œuvre qui se place dans son rapport au réel et au spectateur, ouvre la possibilité de reconfigurer l’espace, symbolique ou concret. La question n’est pas anodine, pour peu que le paysage désigne une manière de penser l’œuvre et d’habiter le monde.

Avec Mathilde Barrio Nuevo, Nina Beier et Marie Lund, Dominique Blais, Caroline Corbasson, David Coste, Julien Creuzet, Nicolas Darrot, Edith Dekyndt, Simon Faithfull, Bertrand Lamarche, Paul Pouvreau, Lotty Rosenfeld, Jean-Claude Ruggirello, Sigudur Arni Sigurdsson.

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Centre d'art contemporain / Passages

Delphine Gatinois

du 27 mai jusqu'au 15 juillet

Parmi l’effervescence des capitales africaines, les charretiers Dakarois m’ont retenu. Véhicules à part entière, ils serpentent et s’octroient une place singulière au milieu des flots mécaniques en déplaçant leurs marchandises. En m’appuyant sur la place du cheval dans le Coran et sur l’apparat équestre au fil des siècles, je prends le contrepied d’une profession déconsidérée. Par mes costumes protecteurs, je crée une tradition et interromps ces porteurs dans leurs courses. Mis en scène dans des décors réels ou fabriqués, je révèle autrement leurs présences dans une capitale en pleine construction.

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Elodie Lesourd - Aniline Black

du 7 octobre au 9 décembre 2016

L’exposition Aniline Black, pensée spécifiquement pour le Centre d’art contemporain / Passages par Élodie Lesourd, est à la fois une exploration des différentes facettes de son travail mais aussi une invitation à faire la généalogie du lieu et de la peinture même. En prenant comme point de départ l’histoire du bâtiment et son passé lié à l’industrie de la bonneterie et plus particulièrement à la préparation de la teinture noire inverdissable, le projet déploie toute une réflexion chromatique autour de la volonté de fixer l’éphémère.

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Centre d'art contemporain de la Ferme du Buisson

Kapwani Kiwanga - Ujamaa

du 24 avril au 9 octobre 2016

Si son parcours singulier l’a menée de l’anthropologie aux arts visuels, les recherches de Kapwani Kiwanga révèlent des zones inexplorées entre fiction et documentaire, science et magie, politique et poétique. Sa pratique interroge des notions telles que l’afro-futurisme, les luttes anticoloniales et leur mémoire, ainsi que les cultures populaires et vernaculaires.
Ce projet articule deux recherches : la première autour des pouvoirs magiques prêtés aux plantes dans des situations de résistance politique et sociale ; la seconde autour du concept d’Ujamaa qui fut à l’origine du socialisme panafricain. À travers des installations organiques, des vidéos, des pièces sonores et performatives, Kapwani Kiwanga nous entraîne dans un voyage au sein de systèmes de croyances, qu’il s’agisse de pouvoirs surnaturels ou d’utopie politique.

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Centre d'art et photographie de Lectoure

489 années - Hayoun Kwon

du 30 avril au 19 juin 2016

Les oeuvres qui sont présentées dans cette exposition prennent toutes pour objet la zone démilitarisée entre la Corée du Sud et la Corée du Nord établie après la signature de l’armistice de Panumjeon, le 23 mars 1953. Cette zone-tampon (ou DMZ, de l’anglais demilitarized zone) est surveillée par quelques sept-cent-mille soldats nord-coréens et quatre-cent-mille soldats sud-coréens, avec l’appui de la 2ème division d’infanterie américaine partiellement constituée de soldats coréens. Il est estimé qu’un million de mines jonchent le sol du côté sud de cette étroite bande de terre d’une longueur de 248 km sur 4 km de largeur. Selon la coalition citoyenne sud-coréenne, la Peace Sharing Association, il faudra 489 années pour déminer la zone démilitarisée.

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Utopies, espoirs, colères - L'été photographique de Lectoure

du 16 juillet au 25 septembre 2016

Après une année marquée par une actualité chargée, le festival interroge la façon dont les artistes réagissent face à la violence, à l’injustice ou au désarroi. 

Comment expriment-ils dans leurs œuvres les colères, les espoirs, voire les utopies de leurs contemporains ? Plaques sensibles de leur époque, tous ont dû à un moment ou à un autre ré échir à leur positionnement d’artiste face à l’histoire et à ses soubresauts a n de trouver la bonne distance, celle qui permet d’inventer des réponses. 

L’exposition réunit un panorama d’artistes internatio- naux qui partagent une conscience inquiète du monde et pour qui la création de nouvelles représentations va au-delà du témoignage critique ou d’une expression indignée. Pour eux, l’art agit sur le monde. 

En incitant le spectateur à sortir de son mode habituel de consommation des images et à prendre le temps de la ré exion, leurs œuvres modi ent le regard et ouvrent de nouvelles perspectives.

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Centre d'art le LAIT Laboratoire artistique international du Tarn

Souviens-toi du temps présent

du 26 mars au 5 juin 2016

Les œuvres vidéos, issues des col­lec­tions publi­ques, de quinze artis­tes de diver­ses natio­na­li­tés réunis par cette expo­si­tion, qua­li­fient le temps pré­sent comme un moment cri­ti­que, para­doxal, tendu et hété­ro­gène. La jux­ta­po­si­tion d’images issues de cultu­res, d’espa­ces et de lieux d’ori­gi­nes diver­ses, ren­for­cée par la sin­gu­la­rité du point de vue de chaque artiste, en donne le ton.

L’expo­si­tion s’élabore au dia­pa­son de la société actuelle, de ses ques­tion­ne­ments, de ses déchi­re­ments, de ses peurs, de ses liber­tés et de ses pro­mes­ses. Les œuvres en cap­tent et en res­ti­tuent les ryth­mes, les mémoi­res, les figu­res et les pay­sa­ges, l’hor­reur et la beauté, elles en conju­guent les temps forts. Leur réso­nance faite de force sen­si­ble et de résis­tance poé­ti­que naît de l’ouver­ture à l’autre, à la diver­sité des formes et des idées. Elles pra­ti­quent le libre exer­cice de la dis­tance cri­ti­que et de l’inven­tion artis­ti­que ; elles ali­men­tent la cons­cience éthique et poli­ti­que, au cœur de l’esprit du temps.

Avec Adel Abdessemed / Marina Abramovic / Monica Bonvicini / Mircea Cantor / Jean-Charles Hue / Lamia Joreige / Sigalit Landau / Teresa Margolles / Fiorenza Menini / Deimantas Narkevicius / Zineb Sedira / Fiona Tan / Javier Tellez / Apichatpong Weerasethakul / Lorena Zilleruelo.

 

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Steina et Woody Vasulka & SLIDERS_lab - Vasulka’s Variations

du 25 juin au 23 octobre 2016

Le couple Woody (né en 1937 en Tchécoslovaquie) et Steina Vasulka (née en 1940 en Islande), véri­ta­ble défri­cheur de la vidéo assis­tée par ordi­na­teur, a déve­loppé dès 1968 (paral­lè­le­ment à Nam June Paik, Wolf Vostell ou Bill Viola) un voca­bu­laire plas­ti­que propre à l’image électronique. Ils fabri­quent des machi­nes dans les années 1970 capa­bles de pro­duire des images abs­trai­tes, et mènent des expé­ri­men­ta­tions qu’ils pour­sui­vent encore aujourd’hui, en col­la­bo­rant notam­ment avec le col­lec­tif d’artis­tes SLIDERS _ lab.

Une expo­si­tion de ces artis­tes pion­niers de l’art vidéo et de l’art inte­rac­tif, consi­dé­rés comme des "tré­sors natio­naux" en Islande, relève de l’excep­tion­nel. Immenses créa­teurs dont les œuvres ont une forte acuité aujourd’hui, ils expo­sent au niveau inter­na­tio­nal, et sont curieu­se­ment peu connus en France. Leur expo­si­tion à Albi repré­sente un réel événement.

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Dada n’attrappe pas les mouches

du 24 novembre au 16 décembre 2016

Dada n’attrape pas les mou­ches rend hom­mage au mou­ve­ment DADA dont on célè­bre cette année le cen­te­naire. Fondé en 1916, en pleine guerre mon­diale, le Cabaret Voltaire à Zurich, ras­sem­ble durant six mois autour d’Hugo Ball, des artis­tes fron­deurs tels que Tristan Tzara, Jean Arp, Sophie Taeuber... Prenant le contre­point de l’actua­lité de l’époque, les artis­tes du Cabaret pro­po­sent alors une alter­na­tive à l’hor­reur de la guerre, qui passe par la poésie, l’humour, l’absurde et la déri­sion. De cet élan de liberté, ces artis­tes font surgir notam­ment des formes nou­vel­les (entre repré­sen­ta­tion théâ­trale et musi­cale), tou­jours des plus actuel­les en art contem­po­rain, nom­mées aujourd’hui « per­for­man­ces ».

L’expo­si­tion conçue pour le Carré Public pré­sente des œuvres issues de la col­lec­tion du FRAC Midi-Pyrénées, et de l’arto­thè­que dépar­te­men­tale du col­lège Jean Jaures d’Albi. Elle ras­sem­ble des œuvres d’artis­tes contem­po­rains nour­ries de la même liberté et du sens de la déri­sion qui carac­té­rise DADA, tels que Marcel Broodthaers, Ben, Joachim Mogarrà, Présence Panchounette… Une manière de témoi­gner de la per­sis­tance des idées du mou­ve­ment Dada, qui par leur radi­ca­lité, ont ouvert la voie aux artis­tes des avant-gardes du XXème siècle.

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Centre d’art contemporain - la synagogue de Delme

La valeur dans les matématiques - Falke Pisano

du 19 mars au 29 mai 2016

Le langage, qu’il soit oral ou écrit, gestuel ou graphique, a toujours été au coeur des préoccupations de Falke Pisano. Ses installations, sculptures, dessins, diagrammes, ou encore ses conférences – performances abordent la maîtrise du langage et du discours comme un facteur d’émancipation permettant une inscription responsable des individus dans le monde.

En s’intéressant plus particulièrement aux mathématiques, l’exposition aborde des questions aux implications très vastes, battant en brèche l’approche universaliste et absolue de cette science, ainsi que l’objectivité et la neutralité qu’on lui accorde de prime abord.

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Descendances du nu - Jimmy Robert

du 18 juin au 25 septembre 2016

La pratique de Jimmy Robert oscille entre divers formats : photographie, dessin, vidéo, sculpture ou performance, autant de terrains qu’il investit de son corps et sa voix. Mais c’est aussi par d’autres corps et d’autres voix qu’il se laisse traverser, ceux d’artistes majeurs du XXème siècle dont il reproduit les gestes, les poses, les manifestes ou les images. C’est le cas de Figure de style (2008), reprise d’une célèbre performance de l’artiste japonaise Yoko Ono (Cut Piece, 1965) au cours de laquelle celle-ci demandait au public de découper au ciseau des morceaux de son vêtement, dénudant petit à petit son corps. Jimmy Robert reprend le principe de la performance originale, son potentiel de tension érotique et sa violence sous-jacente, mais dans son cas, ce sont des morceaux de scotch papier blanc que le public est invité à retirer du corps noir de l’artiste ; au rapport de force entre les genres, Jimmy Robert ajoute une tension supplémentaire, celle qui oppose figures hégémoniques et subalternes, dans un jeu de désirs inassouvis et de gestes ambigus.

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Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac

Ana Jotta - TI RE LI RE

du 8 avril au 26 juin 2016

Ana Jotta vit et travaille à Lisbonne où elle est née en 1946. Elle développe une oeuvre passionnante et protéiforme à travers laquelle elle explore une multitude de médias artistiques (peinture, sculpture, photographie, installation) et des techniques traditionnellement associées aux arts mineurs (broderie, poterie), démantelant ainsi l’idée d’un style univoque et reconnaissable. Dans une démarche d’appropriation, elle collectionne objets, iconographies ou titres d’autres auteurs, et redéfinit ses propres oeuvres à chaque nouvelle exposition.

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Liz Magor - The Blue One Comes in Black

du 9 septembre au 18 décembre 2016

Liz Magor (née en 1948, vit et travaille à Vancouver) puise ses idées dans les croyances, réactions et comportements humains, particulièrement quand ils ont trait au monde matériel. Elle s’intéresse ainsi aux vies sociales et émotionnelles des objets ordinaires voire domestiques, affectionnant particulièrement les matériaux qui ont perdu le lustre de leur usage ou fonction d’antan.

Elle réunit ici un ensemble récent de sculptures et photographies qui permettent de mesurer l’étendue formelle de sa démarche, s’attachant à privilégier le souvenir de l’humain, pour cette exposition située dans une ancienne usine.

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Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière

Lydia Gifford "Je suis verticale / I Am Vertical"

du 20 mars au 12 juin 2016

Pour sa première exposition dans une institution française, l’artiste britannique Lydia Gifford a réalisé de nouvelles peintures dont les matériaux tactiles répondent aux forces élémentaires du paysage de Vassivière, tout en puisant dans les savoir-faire locaux. Par un jeu d’équilibres et de tensions, les oeuvres s’affirment par leur présence sculpturale dans l’architecture particulière du centre d’art.

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Oublier l'architecture : 25 ans d'architecture à Vassivière

du 26 juin au 6 novembre 2016

Avec Karina Bisch, Anne Bourse, Nicolas Chardon,  Xavier Fabre, Adelaïde Fériot, Étienne de France, Aldo Rossi, Ernesto Sartori, Mathilde du Sordet, Sarah Tritz.
Commissaires : Marianne Lanavère avec la complicité de Guillaume Baudin et de Xavier Fabre

25 ans déjà ! A l’occasion de son 25ème anniversaire, le Centre international d’art et du paysage de l’Île de Vassivière a invité une dizaine d'artistes contemporains à produire des œuvres en écho à son architecture emblématique conçue par Aldo Rossi et Xavier Fabre entre 1988 et 1991. Le Centre d’art de Vassivière c’est plus de 100 expositions, 300 artistes internationaux, 1500 œuvres exposées et 65 sculptures d’art public qui ont marqué le paysage de l’Île de Vassivière.

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Centre National d'Art Contemporain de la Villa Arson

Blue Skye Catastrophe - zhúzhalka group

du 5 juin au 29 août 2016

La Villa Arson invite la Fondation Izolyatsia à produire dans la galerie carrée du centre d’art une exposition intitulée BLUE SKY CATASTROPHE réalisée par le collectif zhúzhalka group fondé par Victor Corwic, Vyacheslav Sokolov and Roman Yukhimchyuk. Association non gouvernementale à but non lucratif dédiée à la culture contemporaine, cette fondation a été fondée en 2010 dans les bâtiments d’une ancienne usine de matériaux d’isolation à Donetsk dans l’est de l’Ukraine. Le 9 juin 2014, une milice autoproclamée « La république populaire de Donetsk » s’empare de la région. La Fondation doit évacuer son équipe et continue depuis ses missions à Kiev. Izolyatsia se présente comme une plateforme pluridisciplinaire ouverte à tous les domaines de l’expression contemporaine. Elle mêle intimement des projets artistiques et éducatifs afin d’activer le secteur de la création en Ukraine. L’exposition a pour but de dévoiler les missions et actions de la Fondation dans le contexte de résistance qui est le sien.

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Eva Barto - Emmanuelle Lainé

du 5 juin au 29 août 2016

Villa Arson accueille Eva Barto et Emmanuelle Lainé pour deux expositions distinctes à l’intérieur des galeries labyrinthiques du centre d’art. Toutes les œuvres sont produites in situ lors d’une résidence entre les mois de février et mai précédents. Fidèles à leur pratique de mise en abîme des espaces (pour Emmanuelle Lainé) ou de création d’environnements  ambigus (pour Eva Barto), les deux artistes travaillent en fonction de l’architecture du centre d’art, mais aussi de leur vie dans l’établissement durant la résidence. Le centre d’art est pour l’occasion transformé en atelier de production in vivo.

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¡ A propos !

du 2 juillet au 2 octobre 2016

Pour Emile Littré à propos équivaut à « convenablement au lieu, au sujet, etc. » ; mais il s’emploie aussi « lorsqu’à l’occasion d’une chose on se souvient subitement de quelque autre chose qui s’y rapporte, ou même dans la conversation familière, ne s’y rapporte pas du tout ».
Ainsi cet à-propos insinue à la fois quelque chose de « convenable » et quelque chose qui ne le serait pas. Ce qui, du point de vue de l’art qui nous occupe, est bien la moindre des choses, finalement.

A propos donc de 32 jeunes étudiant(e)s-artistes fraîchement diplômé(e)s de l’École nationale supérieure d’art de Nice qui exposent à la Villa Arson et à la galerie de la Marine. C’est l’esprit d’à-propos qui préside à cette manifestation, plus que l’émergence d’un style ou d’une école (fût-elle de Nice). 32 propositions qui arrivent à-propos, c’est-à-dire à point nommé, après 5 années d’errances et d’expérimentations.

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Run run run

du 2 octobre au 30 novembre 2016

Pour la fin 2016, la Villa Arson ouvre ses portes à La Station qui fête son vingtième anniversaire. L’association, basée à Nice, propose une exposition mettant en valeur le phénomène des Artist Run Space éclos depuis la fin des années 1980, et dans lequel elle s’inscrit et se réfère. En utilisant les capacités de production de la Villa Arson afin de créer et réaliser des œuvres sur place, ce projet s’articule comme une résidence où le désir est motivé par le fait de faire de l’atelier un lieu d’expériences et de recherches ouvert à différentes conceptions et pratiques de l’exposition.

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Centre Photographique d'Île-de-France

Fourrure, vitrine, photographie

du 12 mars au 29 mai 2016

En 2015-2016, le CPIF et le FRAC Haute-Normandie se sont associés pour présenter une exposition rétrospective du travail du photographe Gilles Saussier. Pour le second volet de cette exposition au CPIF,  Gilles Saussier invite Stéphanie Solinas à dialoguer sur l'identité que la photographie construit ou déconstruit.

Confrontant des extraits de leurs principaux projets photographiques et éditoriaux, Sans titre. M. BertillonDéserteurs et Dominique Lambert  pour Stéphanie Solinas, Le Tableau de ChasseSpolia et Studio Shakhari Bazar pour Gilles Saussier, les deux artistes abordent l'identité non pas comme un bien propre, donné et intériorisé, dont la photographie assurerait la permanence, mais comme un processus ouvert à l’altérité, dans lequel chaque individu s'invente, se recompose, se démultiplie, infiniment mobile. Identité du dehors et non pas du dedans que prolonge une œuvre commune, un cadavre exquis autobiographique et photographique, intitulé Fourrure, vitrine, photographie que Stéphanie Solinas et Gilles Saussier ont spécialement conçu pour l'exposition. 

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Les Précipités # 3 - Marina Gadonneix, Marie Quéau et Silvana Reggiardo

du 12 juin au 15 septembre 2016

Les Précipités est un programme dédié à la cristallisation, à la visibilité de projets de recherches en cours liés aux résidences de création artistique du Centre Photographique d’Île-de-France.

Quelle part de fiction peut-on mettre en oeuvre pour comprendre l’inexplicable, et comment la représenter ? En associant leurs recherches dans un accrochage collaboratif, les deux artistes Marina Gadonneix et Marie Quéau, articulent leurs investigations, centrées sur le résultat d’un processus en marche :  la simulation de phénomènes  naturels en laboratoire et le nécessaire départ pour l’Humanité de la planète Terre. Les façades de verre de l’architecture urbaine, et leurs variations de lumière, leurs transparences, leurs reflets et leurs effets de profondeur sont pour Silvana Reggiardo des surfaces de jeu. Ses photographies ne se donnent jamais à voir dans l’immédiateté.

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Centre Régional d'Art Contemporain Occitanie

Project Room : Suivre sa Voix - Emma Dusong

du 11 mars au 24 avril 2016

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Vallée des Merveilles 2 - Philippe Durand

du 11 mars au 29 mai 2016

Le projet d’exposition tente de recomposer une topographie de la vallée des Merveilles, considérée dans sa structure-même, comme un chaos rocheux. Le parcours s’organise autour d’une installation au sol de sculptures gonflables en forme de rochers. Leur caractère ludique et populaire, rappelant les décors des parcs d’attraction, contraste avec celui de vidéoprojections qui invitent à une lecture plus méditative du site archéologique. Philippe Durand propose une immersion dans une vallée des Merveilles 2. Non pas comme un parfait fac-similé à la manière des répliques touristiques de grottes célèbres (Lascaux 2), mais plutôt comme un essai de reconstitution dans l’espace d’exposition, offrant des temps de perception et de rêverie différents.

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Sea View - Olga Kisseleva

du 11 mars au 29 mai 2016

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Promenades Irrationnelles... Philippe Ramette

du 11 mars au 29 mai 2016

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Ukraine, de Tchernobyl à la guerre - Herbaut Guillaume

du 4 mai au 29 mai 2016

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Ruines du temps réel - Yan Pei-Ming

du 1er juillet au 29 septembre 2016

Yan Pei Ming, artiste peintre d’origine chinoise, est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains de sa génération.
Au CRAC, Ruines du temps réel présente la période la plus récente de son travail avec un choix, entre portraits, paysages, peintures d’histoire et histoires de peinture ainsi que des œuvres réalisées spécialement pour le projet.Acteur de son époque, Yan pei Ming s’intéresse plus à l’humanité qu’à l’individualité, il transcende le quotidien. Chez lui la peinture parle de son temps et convoque notre histoire contemporaine

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Centre Régional de la Photographie Nord Pas-de-Calais

Evangelia Kranioti, Les Feux d'Ulysse.

du 12 mars 2016 au 29 mai 2016

Pour son exposition personnelle au CRP, Evangelia Kranioti présente deux séries de photographies des projets Mediterranea et Exotica, Erotica, Etc. Deux vidéos sont également présentées dans la seconde galerie tirées du projet Exotica, Erotica, Etc. qui est aussi un film long métrage sorti en 2015. 
Les images présentées dans « Les Feux d’Ulysse » sont le résultat d’années passées au contact des marins grecs sur les mers et dans les ports à travers le monde. Au long cours, en suivant leurs errances, elle a écouté leurs histoires, réalisé leurs portraits et ceux des femmes qui sont au cœur de leurs récits. Il est question de leurs relations complexes et ambivalentes, de désir et d’amours impossibles, de quête et de perte de soi dans l’ailleurs et dans l’autre.

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Manifestations : une exposition autour de la collection du CRP/

du 11 juin au 14 août 2016

A travers un choix de photographies issues du fonds photographique du CRP/, Manifestations se propose d’explorer en images le champ sémantique de la manifestation et ses différentes occurrences : du Manifeste ouvrant de nouvelles voies en art, de la révélation à la déclaration, de la démonstration à la protestation. Les œuvres d’artistes présents dans la collection seront ainsi mises en regard avec certaines de leurs créations plus récentes ou avec des productions d’autres artistes invités pour l’occasion, réactivant et renouvelant ainsi les approches et les lectures des œuvres de la collection du CRP/.

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Ângela Ferreira - Boca

du 17 septembre au 20 novembre 2016

Ângela Ferreira explore dans ses œuvres les relations complexes de l’Europe au continent africain réinvestissant des histoires et des références de l’architecture moderniste. Prolongeant un travail réalisé sur les mines de diamant au Congo, elle présentera des sculptures s’inspirant des structures des mines d’acier de notre région associées à des documents photographiques et sonores issus notamment d’une recherche autour des harmonies de mineurs.

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Chapelle Saint-Jacques centre d'art contemporain

Road-movie pop-corn - La cellule (Becquemin&Sagot)

du 19 mars au 21 mai 2016

Road-movie pop-corn est un show. Avec humour s’y affichent, les symboles d’une société trop souvent soumise à la tyrannie du divertissement. Invité pour une exposition monographique, ce duo d’artistes nous entraîne dans une déambulation balnéaire et légère laissant apparaître en creux la critique subtile de nos pratiques estivales étonnantes.

L’exposition pour le centre d’art est un cheminement qui conduit les deux artistes à réaliser un « road movie » associé à une édition. Cette monographie revient sur leurs onze années de travail, il s'agit également d'une étape qui augure de l’exposition. Dés lors, la pensée circule, le mouvement esquisse une double construction. Entre ouvrage et exposition les couleurs exultent, orange, bleu, rouge, la musicalité s’invite et participe de la légèreté de ton. Se croisent ici sans état d’âme, l’attachement et la liberté, la soumission et la désinvolture.

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Enchanter le jour

du 11 juin au 8 octobre 2016

Enchanter le jour c’est vouloir collectionner les mots et les images. Ne pas en perdre une miette ! Provoquer la rencontre, favoriser l’expérience d’une altérité à la fois féconde, douce, mystérieuse, changeante… C’est vouloir raconter cet amour du jour, de la parole au trait, de l’écrit au dessin.

Valérie Mréjen écrit des textes, filme, met en scène. Ses récits sont ceux d’une fidèle attentive. Agathe May grave le bois, s’installe au plus près des êtres, produit une écriture faite d’images subtiles et minutieuses. Jochen Gerner dessine, observe, décrypte le quotidien, converse. La main conduit, guide, fixe. Les liens tissés entre mots et images invitent à l’humour, mettent à distance. Tous trois très ancrés dans le réel, ils offrent le monde, rendent visible l’indicible avec un regard follement amoureux! Raconter… Enchanter.

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Iris Delvalle - Le Grand atelier

du 22 octobre au au 12 novembre 2016

ris Delvalle aime les objets de tous les jours, elle les collectionne, les choisit avec attention, en fonction d'affects personnels. Aux usages multiples, ces objets sont des signes, des repères, ils sont un univers en mouvement.
Objets, images ou formes racontent des histoires, organisent nos vies et nous permettent de communiquer au sein de notre société . S’interroger sur les types de relations possibles entre l’homme et l’objet.
Que représentent ces objets? C’est ce que nous voulons tenter de comprendre ensemble. Ainsi, l’atelier est ouvert à tous, il nécessite votre participation, il n’existera qu’avec vous.

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CIRVA

Paul-Armand Gette - Le loukoum rose d'Aziyadé

du 26 février au 19 mars 2016

Exposition de 6 Loukoums de Paul-Armand Gette appartenant à la collection du Cirva, accompagnés d’une série de dessins de loukoums prêtés par la Galerie Porte Avion à Marseille.

 

Galerie Espace pour l'art
5 rue Réattu / 13200 Arles

espacepourlart.com


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Lieven de Boeck - Image not found

du 5 mars au 5 juin 2016

L'exposition est l'occasion de parcourir 10 années de travail, non pas sous la forme d'une rétrospective soucieuse d'une quelconque chronologie ou celle d'un inventaire formel, mais pour questionner, au contraire, le statut même de l'exposition et de l'institution qui l'accueille. Fort de nombreuses pièces produites entre 2013 et 2015 lors de sa résidence au CIRVA, et de l'acquisition en 2012 par le FRAC de The Hollywood Alphabet / L'Alphabet hollywoodien, Lieven de Boeck nous propose une exposition conçue comme un manifeste. Il s'agit de questionner l'espace muséal et son fonctionnement codifié, et d'interroger le statut de l'œuvre et ses typologies formelles, stylistiques et conceptuelles.

 

Fonds régional d'art contemporain Provence Alpes Côte d'Azur
20 bd de Dunkerque - 13002 Marseille
fracpaca.org

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Dominique Blais - Le Temps matériel

du 9 octobre au 30 décembre 2016

Dominique Blais poursuit une œuvre qui depuis ses débuts se concentre sur la matérialisation de l'immatériel (temps et sons), des énergies, des flux... qu'il s'agisse par exemple des propriétés électriques du verre ou de fréquences radio naturelles. Nombre de ses œuvres font appel à des pratiques tombées en désuétude, tels le sténopé ou la photographie argentique, ou parfois ancestrales, tel le soufflage du verre. Présentation d'œuvres réalisées au CIRVA : 4 exemplaires d'Entropê, 2014-2015, et 2 exemplaires de Sans titre (Les Colonnes d'air), 2013-2014.

FRAC Franche-Comté
2 passage des Arts - 25000 Besançon

frac-franche-comte.fr

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cneai =

Annunciation with nosebleed : Refusing in Chatou de Camilla Wills par Jacob Fabricius

du 5 mars au 5 juin 2016

L'artiste anglaise Camilla Wills produit une installation in situ à l'intérieur et à l'extérieur du CNEAI. Le point de départ de cette œuvre est la description que Gillian Rose fait d'une scène d'Annonciation réalisée par un peintre belge dans son livre Love's Work (1995).

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Lire ce qui n'a jamais été écrit de E.B. Itso par Jacob Fabricius

du 5 mars au 5 juin 2016

La pratique d'E.B. Itso est consacrée aux espaces abandonnés, négligés, cachés ou oubliés aux abord des villes, et aux rapports qui unissent les espaces urbains et les espaces ruraux.

Au CNEAI, il réalise une série de travaux inédits qui consistent en plusieurs petites interventions – dans et hors les murs – à partir de bois et d'autres matériaux de récupération. De plus, il produit un petit livre photocopié qui documente l'exposition ainsi que la vie des hommes et des espaces marginaux, dans Paris et ses alentours.

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Cambeck de Binelde Hyrcan par Jacob Fabricius

du 5 mars au 5 juin 2016

« J’ai souhaité tourner un court métrage en Angola, mon pays d’origine. Pour réaliser ce film, j’ai utilisé, à l’exception de la caméra, ce qui se trouvait sur place : micro de fortune, clap improvisé. J’ai fait appel aux enfants du quartier de l’île de Luanda pour jouer les différents personnages de l’histoire. Tout a été tourné en décor naturel.
J’ai imaginé une scène où des enfants seraient dans une voiture, mais une voiture non visible, suggérée par le dialogue des comédiens, par leur gestuelle et par quelques éléments scéniques : une tongue par exemple qui devient un volant."

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Spectacles sans objet de Louise Hervé & Chloé Maillet par Jacob Fabricius

du 5 mars au 5 juin 2016

A travers des textes, des images et des réalisations sonores, l'oeuvre de Louise Hervé et Chloé Maillet Spectacles sans objet explore trois occurrences de performances utopiques anciennes, antérieures au moment moderniste auquel on assigne souvent la naissance de la performance artistique. L'archéologie de la performance est une question contemporaine, notamment dans la mesure où elle s'ancre dans des communautés qui aspirèrent en leur temps à changer les structures sociales et relationnelles, à modifier l'humain.

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Publications d'artistes - Édition 5 - Le Cneai aux Baux de Provence

du 3 au 5 juin 2016

Noir et blanc ou couleur ? Une marche dans les Baux nous laisse des souvenirs alternatifs de scènes minérales d’ombre et de lumière sur les pierres taillées, sur les rochers, et une mémoire en couleurs : jaune, ocre, bleu et verte. Dans la citerne, nous invitons les œuvres d’Ange Leccia, Rêver, et de Samon Takahashi, Le choix du titre est un faux problème, à dessiner un paysage irrégulier au sol. Sur ce paysage s’expose des œuvres qui ne répondent pas aux standards habituels de l’art : livres, journaux, disques, films, affiches, rouleaux de photos, pensées et réalisées par leurs auteurs. L’ensemble forme un paysage entièrement noir et blanc.

Le temps du week-end est ponctué d’interventions organisées et réalisées par les participants : lectures, projections vidéo, performances et expositions. La conjugaison de la présence des publications et des interventions diverses offre ainsi au public un moment fort autour de démarches contemporaines issues du livre et de l’édition. Le site des Baux-de-Provence offre la spécificité d’un lieu chaleureux, apte à favoriser la réussite d’une rencontre entre le public, les artistes et les éditeurs.

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L’humain expliqué aux extraterrestres de Yona Friedman par Sylvie Boulanger et Elisabeth Lemercier

du 12 juin au 23 octobre 2016

Maintes fois répétés par l’artiste, deux sésames fondent l’exposition : le droit de comprendre et le droit d’interpréter selon sa propre expérience. En postface à la cop21, l’exposition se fonde sur un militantisme assumé pour une œuvre dont la complexité, l’aspect visionnaire et l’ancrage dans l’actualité sont éclipsés aussi bien par les modèles d’organisations sociales académiques et réglementaires que par les courants néo-anarchistes. L’œuvre de Yona Friedman n’est souvent connue que par ses travaux datant des années soixante. L’impact qu’elle a eu à cette époque, notamment avec la création en 1958 du Groupe d’études d’architecture mobile (GEAM), a conduit à imaginer que ses principes étaient figés depuis soixante ans, alors même que la pensée développée par Yona Friedman est une pensée du contexte, une recherche appliquée aux manières d’habiter la terre.L’exposition et l’ouvrage éponyme présentés au Cneai du 12 juin au 24 juillet 2016 ont pour mérite de publier les études de l’artiste sur une large période jusqu’à aujourd’hui.L’exposition présente des séries conséquentes de dessins, de bande-dessinées, de structures en volumes, et de documents, de 2000 à 2016, issus des Archives de Yona Friedman et de la Donation faite au Cneai en 2012.

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Le Tour de France 1969 d'Eddy Merckx de Jef Geys par Sylvie Boulanger et Francis Mary

du 12 juin au 23 octobre 2016

En 1969, Jef Geys décide de suivre le tour de France sur la totalité du parcours pour couvrir ce qui sera la première victoire d’Eddy Merckx. Dans sa Citroën 2cv, il suit Eddy Merckx à chaque étape, lors des pauses et des cocktails. Gros plans sur les fans, sur les badauds composant la foule, sur les salons d’hôtels, dans les rues, les villes et multitude de points de vue sur Eddy Merckx en course et en représentation.

Les images ne sont pas celles d’un journaliste ni celles d’un artiste au sens académique ; ce ne sont pas non plus des images domestiques, mais les trois à la fois. Jef Geys investit à parts égales l’espace des passions privées et des engagements artistiques. Reconnaître l’importance que revêt pour lui l’équivalence entre culture savant et culture populaire, c’est aussi apprécier tous les angles de vue de cette proposition.

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Le gardien de Philippe Bertels par Francis Mary et 494

du 5 novembre au 16 décembre 2016

Philippe Bertels écrivain et dessinateur devient pendant deux ans gardien de salle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Il publie à l'issue de cette expérience d'immersion dans l'univers muséal Le Gardien. L'exposition au Cneai présente l'édition ainsi que les illustrations originales ponctuées par des extraits du texte.

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Crac Alsace / Centre Rhénan d'Art Contemporain

Trust in Fiction

du 21 février au 15 mai 2016

Cette exposition associe des artistes de fiction dont les œuvres, bien réelles, issues de contextes artistiques, historiques, politiques hétérogènes, se rencontreront pour la première fois à Altkirch.

Un commissariat de Santiago García Navarro et Elfi Turpin.

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Natalie Czech - One can't have it both ways and both ways is the only way I want it

du 6 juin au 18 septembre 2016

Depuis que les mots et les choses ne s’entendent plus, Don Quichotte erre dans un monde qui ne le reconnaît pas. « Long graphisme maigre comme une lettre », Don Quichotte, qui « vient d’échapper tout droit du bâillement des livres », cherche à trouver dans le monde les signes de la ressemblance avec les textes dont il est issu.

Si nous faisons appel à cette figure du héros du même, en tout cas, tel que défini par Michel Foucault, c’est que le travail de Natalie Czech trouve là un lien de parenté tant il tient du déchiffrement : non pas du déchiffrement du réel, comme le ferait notre signe errant, mais du déchiffrement de sa représentation. Et pour ce faire, pour réveiller donc les signes (les mots) assoupis dans le texte et l’image, Natalie Czech va mettre au point différentes méthodes qui vont notamment produire les séries photographiques Hidden Poems (2010-2012), Poems by Repetition(2013-2016), Il pleut by Guillaume Apollinaire (2012), Voyelles(2013), Critic’s Bouquets (2015) ou dernièrement To [Icon] (2015-2016).

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Espace Croisé

Silver House - Laura Gannon

du 6 février au 16 avril 2016

Laura Gannon présente à l’Espace Croisé un nouveau projet, Silver House. Cette nouvelle vidéo et l’exposition qui l’accompagne sont co-produites avec Fluxus Art Projects, le fonds franco-britannique initié par l’Institut Français et le British Council.
Silver House est accompagné de ses derniers travaux qui sont spécialement mis en scène par l’artiste dans un dispositif inédit pour l’Espace Croisé.

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Pascal Lièvre

du 21 mai au 12 juillet 2016

Pascal Lièvre a choisi, en ouverture de son exposition, de rendre hommage à 100 femmes féministes du XXème, en écrivant de façon consécutive leur nom, dans des aplats de paillettes noires, qui en appellent à une certaine brillance. Ainsi un nom de femme apparaît puis aussitôt disparaît dans un recouvrement inexorable, cédant la place au nom suivant. C’est une chaine ininterrompue afin de suppléer à l’oubli de leurs revendications, de leurs luttes et en définitive de leurs existences. Simone de Beauvoir n’avait de cesse de rappeler que, concernant les femmes, aucun droit n’est jamais acquis et en appelait à l’état permanent de vigilance. Le geste d’inscription des noms à même le sol est léger tout autant que grave. La fragilité d’une vie qui s’éteint est appelée à se réincarner sans fin par la magie du cinéma, dans un temps qui se joue et se rejoue. Puis l’image filmée au sol, projetée sur les murs, est redressée et nous fait face. L’artiste évoque la figure du générique qui fait défiler des actrices innombrables. Une installation multi écrans place le spectateur au centre d’un dispositif dans lequel ses déplacements et regards vont composer les associations d’identités déclinées.

 

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Invitations d’artistes

du 17 septembre au 19 novembre 2016

L'exposition Invitations d’artistes est la restitution de rencontres entre un centre d’art, des artistes et le milieu scolaire. Cette exposition rend visible l’engagement de l’Espace Croisé auprès de la jeune création mais aussi son implication au sein de son territoire et de ses habitants. Les sept oeuvres présentées, produites et coproduites par le centre d’art, ont été réalisées dans le cadre de projets collaboratifs avec des enfants et des adolescents.

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Espace de l’Art Concret

Bernar Venet - Les origines 1961-1966

du 12 juin au 13 novembre 2016

C’est une longue histoire d’amitié qui lie l’Espace de l’Art Concret et l’artiste Bernar Venet. Sa participation au second manifeste de l’art concret en 1993, en constitue l’un des points forts. En 2009, il choisit l’EAC pour  présenter pour la première fois, sa collection personnelle. Celle-ci témoigne de sa ligne de conduite artistique : minimale et conceptuelle.

Reconnu aujourd’hui comme l’un des artistes majeurs français, ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Si ses sculptures monumentales d’acier sont largement diffusées, les oeuvres de ses débuts,avant son installation à New York en 1966, sont nettement moins connues du grand public. C’est cette production que l’exposition souhaite mettre à l’honneur, offrant un éclairage particulier sur la série des Reliefs cartons, réunis pour la première fois sous un ensemble aussi important.

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Espace multimédia Gantner

Anarchronisme - Machines à perturber le temps

du 30 avril au 9 juillet 2016

Cette exposition propose d'approcher la création contemporaine à travers un mot-valise, "anachronisme", compression des mots anarchie et anachronisme. Cette compréhension permet d'appréhender des oeuvres elles-même issues de compressions temporelles et technologiques.

Comissariat : Anne Laforet

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Galerie Edouard Manet/ Ecole municipale des beaux-arts

Martine Aballéa - Le bois de Luminaville

du 14 avril au 11 juin 2016

Martine Aballéa commence au début des années 2000 son projet autour de Luminaville, un lieu où il ne fait ni jour ni nuit. Cette ville imaginaire est dénuée de présence humaine. Toujours plongée dans le noir, elle n’est éclairée que par la luminescence des bâtiments, de la végétation et des divers objets qui l’habitent. Avec « Le bois de Luminaville », Martine Aballéa propose un jardin à la fois féerique et troublant dans lequel elle invite le visiteur à déambuler. Cet espace naturel indéfinissable, irradié par des végétaux fluorescents, comprend des éléments identifiables mais toujours différents de leur aspect original. Plus qu’un paysage fantastique, elle nous donne à voir une construction indicielle, une réalité volontairement laissée inachevée et empreinte d’une inquiétante étrangeté. Elle permet à tout un chacun de s’y projeter comme dans un décor, d’y construire de multiples scenarii, de possibilités de films.

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Jacques Julien & Guillaume Pinard - Crocodiles

du 6 octobre au 10 décembre 2016

Sous le titre énigmatique, "Crocodiles", cette première exposition de la saison 2016-2017, réunit deux artistes aux pratiques traditionnelles. Jacques Julien est sculpteur, Guillaume Pinard est peintre.
Avec facétie et impertinence, ils s’amusent et se jouent des stéréotypes qui collent aux écailles de ces modes d’expression pour certains autoritaires, archaïques, obsolètes et confinés au monde clos de l’atelier. Mais c’est oublier que la peinture et la sculpture sont des espaces de liberté aux multiples métamorphoses, des aires de jeux qui avec voracité, se nourrissent à l’envie des autres formes pour sans cesse se renouveler.
Alors plutôt que de verser une larme, une larme de crocodile, Jacques Julien et Guillaume Pinard, nous invitent à un show tout en complicité et en malice. Ingénuité de l’enfance, liberté d’association, gratuité du geste, absurdité sont autant de points communs à leurs travaux. Sachez libérer l’imagination pourrait être le maître-mot et la motivation de ces deux crocodiles partant en guerre pour réaffirmer dans une geste grotesque la nécessité et l’autonomie de l'acte de création.

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image/imatge

David De Beyter - Nothing Else Matters

du 12 février au 7 mai 2016

Nothing Else Matters présente la deuxième étape de travail de David De Beyter autour de son projet Big Bangers. En cours depuis 2014, ce projet s’appuie sur une pratique populaire de destruction de voitures à l’œuvre dans des communautés que l’on retrouve dans le Nord de la France, en Belgique et au Royaume-Uni. L'exposition au centre d'art image/imatge réuni un ensemble de pièces produites spécifiquement pour l'occasion ; véritable "environement" à l'échelle du lieu, elle explore les liens entre photographie, archive et objet dans le travail de l’artiste et plonge le spectateur dans des paysages de brume et de fumée, de carcasses de voitures compressées et de feux ritualisés à la fois poétiques et apocalyptiques.

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Petit déjeuner au crépuscule

du 27 mai au 17 septembre 2016

Petit déjeuner au crépuscule reprend le titre d’une nouvelle de Philip K. Dick écrite en 1954. La quatrième de couverture présente ainsi le texte : « imaginez que, au moment où vous ouvrez la porte pour emmener vos enfants à l’école des soldats armés jusqu’aux dents fassent irruption dans votre cuisine. Dehors, à la place de votre petite ville riante, il n’y a qu’immeubles en ruine et gravats ».

La proximité entre cette nouvelle d’anticipation et les évènements récents est troublante. Proposer une exposition qui réunit des œuvres d’artistes dont le travail est un lien avec l’histoire, la guerre ou les conflits, c’est aussi ré-affirmer que l’art est un espace de réflexion et de liberté qui peut participer à la construction d’une pensée critique et autonome.

Avec Mathis Altmann, Éric Baudelaire, Kasper Bosmans, Lynne Cohen, Simone Fattal, Deimantas Narkevicius, Jill Mulleady, Philipp Reitsam, Richard Sides, Laurent Tixador, Peter Wächtler, War Pickles II (Bill Hayden, Sam Pulitzer, Antek Walczak).

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Institut d’Art Contemporain

Le temps de l'audace et l'engagement - De leur temps (5)

du 12 mars au 8 mai 2016

Dans le cadre de la 5e édition de l’exposition triennale de l’Adiaf De leur temps, l’IAC présente un nouvel instantané des collections françaises d’art contemporain à travers une sélection d’œuvres acquises depuis 2012. Constituant un panorama unique des achats récents des collectionneurs français, cette exposition témoigne de leur vitalité et de leur passion pour l’art « de leur temps ». L’Institut d’art contemporain place cette nouvelle édition sous le signe de l’audace et de l’engagement et renvoie par là même à ce qui le caractérise : outil de création, d’expérimentation et de recherche, également doté d’une collection, dont la création et la production constituent les fondements. Ainsi, parmi les 129 artistes présentés, l’IAC accompagne la production d’œuvres nouvelles de 12 artistes, elles-mêmes proposées et financées par 12 collectionneurs. Ou comment, au-delà des objets et des œuvres, contribuer à la création de son temps.

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Laboratoire Espace Cerveau - Retour sur Gianni Colombo & Paul Sharits

du 24 juin au 14 août 2016

En vue d’amorcer à l’automne prochain un nouveau cycle de recherche à partir de la Station (1)0, le Laboratoire espace cerveau effectue cet été un retour sur les différentes recherches menées de 2009 à 2014. Unités d’exploration, les stations du Laboratoire espace cerveau se constituent de journées d’études en regard d’oeuvres à l’étude, qu’elles se déroulent in situ, ou ex situ, comme au Centre Pompidou-Metz en 2012.

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Laboratoire Espace cerveau - Station (1)0

du 7 octobre au 6 novembre 2016

Depuis sa création en 2009, le Laboratoire espace cerveau, initié par l’artiste Ann Veronica Janssens et Nathalie Ergino, directrice de l’Institut d’art contemporain, interroge, à partir du champ des expérimentations artistiques, les recherches pratiques et théoriques permettant de lier espace, temps, corps et cerveau.
Transdisciplinaire, ce projet rassemble les réflexions et les expériences d’artistes avec celles de chercheurs en sciences physiques et humaines (anthropologues, astrophysiciens, historiens de l’art, neurophysiologistes), traversant tout autant les avancées des neurosciences, de l’astrophysique, que les pratiques de l’hypnose et du chamanisme…

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Jason Dodge - Behind this machine anyone with a mind who cares can enter

du 16 septembre au 6 novembre 2016

Derrière cette machine tout esprit attentif peut entrer. Après sa participation à différentes expositions collectives (1966-79, 2013, Dimensions variables, 2012), Jason Dodge réalise sa plus importante exposition personnelle en France à ce jour.
"Il y a une abondance de traces, partout, on peut les lire. Tout ce qu’il vous faut pour commencer, c’est une question, vous remarquerez que cela arrête le temps. Que va-t-il vous arriver ? Qu’ignorez-vous de vous-même ? Comment expliquerez-vous ce qui vous est arrivé ?"

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Jeu de Paume

Helena Almeida - Corpus

du 9 février au 22 mai 2016

L’exposition « Corpus » présente un ensemble d’œuvres – peinture, photographie, vidéo et dessin – réalisées par l’artiste des années 1960 à nos jours dans lesquelles le corps enregistre, occupe et définit l’espace. Elle a une dimension rétrospective, rassemblant les différentes phases du travail de l’artiste, depuis ses premières œuvres datant du milieu des années 1960 jusqu’à ses productions les plus récentes.

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Edgardo Aragón Mésoamérique : l'effet ouragan. Satellite 9 : une proposition de Heidi Ballet

du 9 février au 22 mai 2016

L’artiste mexicain Edgardo Aragón s’intéresse aux systèmes économiques et politiques mexicains et internationaux et met en lumière leurs effets sur certains groupes sociaux de son pays.
Dans sa nouvelle œuvre Mesoamerica: The Hurricane Effect [Mésoamérique : l’effet ouragan], il propose une cartographie critique où l’on découvre les leviers de pouvoir qui régissent le Mexique ainsi que le projet d’aménagement international « Mésoamérique » et ses répercussions sur Cachimbo, village situé sur une péninsule aux confins des États d’Oaxaca et du Chiapas.

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Josef Sudek - Le monde à ma fenêtre

du 7 juin au 25 septembre 2016

Le monde à ma fenêtre est la première exposition de cette ampleur qui resitue le travail et la vie de Josef Sudek (Kolín, 1896 – Prague, 1976) dans le contexte pragois de la première moitié du XXe siècle, imprégné de l’intense vie artistique de la capitale tchèque. À travers une sélection de 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière de l'artiste, de 1920 à 1976, l’exposition se propose d’examiner comment la photographie de Sudek reflète sa relation au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent aux rues de Prague et à sa périphérie, en passant par ses excursions dans la campagne alentour.

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Joana Hadjithomas & Khalil Joreige - Se souvenir de la lumière

du 7 juin au 25 septembre 2016

Cinéastes et artistes libanais, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige tissent des liens thématiques, conceptuels et formels entre photographies, installations vidéos, films de fiction ou documentaires. Autodidactes, ils sont devenus cinéastes et plasticiens par nécessité au lendemain des guerres civiles libanaises. Leur recherche très personnelle les amène à explorer la sphère du visible et de l’absence, nourrissant un fascinant va-et-vient entre la vie et la fiction. Depuis plus de 15 ans, leurs films mais aussi leurs œuvres, produits à partir de documents personnels ou politiques, élaborent des récits sur des histoires tenues secrètes face à l’histoire dominante. Ils s’intéressent à l’émergence de l’individu dans des sociétés communautaires et à la difficulté de vivre un présent.

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Guan Xiao - Prévisions météo / Satellite 9 : une proposition de Heidi Ballet

du 7 juin au 25 septembre 2016

Alors que sa pratique apparaît comme foncièrement originale dans le contexte artistique chinois, Guan Xiao ne semble pas non plus affiliée à d’autres mouvements préexistants au niveau international. On apparente fréquemment son travail – à tort – au courant de l’art post-Internet qui s’est développé à partir de New York, Berlin et Londres, du fait d’une esthétique similaire. Cependant, alors que l’art post-Internet est conçu pour Internet, avec la conscience d’être ensuite divulgué en ligne, le travail de Guan Xiao se situe à l’autre bout du spectre, du côté du consommateur d’Internet. L’artiste l’utilise en effet comme une gigantesque banque d’images qu’elle trie et collectionne.
Son œuvre s’intéresse aux phénomènes de perception, et à l’expérience visuelle et auditive que procure la navigation sur Internet ; et s’interroge sur la manière dont celle-ci informe notre vision du monde au quotidien. Dans ses œuvres, conçues pour faire vivre une expérience sensorielle au spectateur, c’est l’expérience qui prime sur la théorie.

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La Chapelle Jeanne d'Arc

Monstrare - L'Ermite au blazer raisin

du 26 mars au 29 mai 2016

Monstrare est une initiative collective débutée à Brest en 2007. Elle a pour but de réunir des forces et des esprits afin d’engendrer des réflexions sur et à partir de pratiques artistiques et curatoriales contemporaines. La structure évolue depuis sa fondation au gré de ses membres et de leurs pratiques respectives. Depuis 2012, Monstrare occupe une ancienne carrière de tuffeau datant du 17e siècle qui s’étend sur de près de 30 000 m2 et trois niveaux. Site troglodytique puis champignonnière, il est aujourd’hui reconverti en camp d’exploration : Le Monstrare Camp : Dampierre.

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Veit Stratmann - Une trame /Thouars

du 25 juin au 30 octobre 2016

Impossible d’aborder l’oeuvre de Veit Stratmann sans prendre en compte son hypersensibilité au contexte physique qui l’accueille. L’artiste inclut depuis longtemps l’architecture, la lumière, le spectateur, le va-et-vient entre espace d’exposition et espace public comme éléments fondamentaux de ses installations. Pour Thouars, quatre lieux deviennent les réceptacles transitoires d’une oeuvre à parcourir et à rêver.

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La Criée centre d'art contemporain

La Rhétorique des marées vol. 2

du 18 mars au 22 mai 2016

La Rhétorique des marées est un projet d’Ariane Michel qui, par le prisme d’un cinéma organique et évolutif, questionne la place du geste artistique au regard des échelles et des mouvements de la Nature.

Cet été, sur la côte sauvage d’Esquibien, en Finistère, Ariane Michel, a invité vingt-et-un artistes à réaliser des œuvres sur l’estran, à la frontière de l’océan et de la terre. Cette exposition littorale, soumise aux éléments, lui sert ici de matière première : aux marges de cet événement public, en cinéaste et dans un souci presque scientifique, elle a filmé les moments de présence et d’activité des artistes dans le paysage, depuis leur premier passage sur les lieux jusqu’à l’achèvement de leurs pièces. Elle a ensuite continué à enregistrer les transformations successives de l’exposition.

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Joana Escoval - Lichens never lie

10 juin 2016 au 14 août 2016

Lichens Never Lie (Les lichens ne mentent jamais) est la première exposition personnelle hors de la péninsule ibérique de la jeune lisboète Joana Escoval. Elle forme une proposition épurée et fragile, qui matérialise la constante fugacité du monde vivant et ses mystères polysémiques.Les œuvres de Joana Escoval résultent de gestes minimaux et sont en général composées par assemblage de matériaux bruts (chevrons, tiges de cuivres, terre cuite…) et/ou collectés dans la nature (feuilles, coquillages, pierres, arbres entiers parfois).Joana Escoval porte une attention particulière aux lieux dans lequel ses œuvres prennent place, ainsi qu’aux flux visibles ou invisibles qui les traversent et qui font partie intégrante de ses propositions. Son exposition à La Criée prend autant en compte la spécificité de ses espaces que le chemin de la lumière estivale et de l’air qui les parcourent. Présentant un ensemble d’œuvres pour la plupart inédites, Lichens Never Lie se construit autour de l’idée de passage, de transition, de contagion  : d’un état à un autre, d’une croyance ou d’un savoir à un-e autre, d’une culture à une autre, etc.

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Incorporated ! - Ateliers de Rennes Biennale d'art contemporain 5e édition

du 1er octobre 2016 au 11 décembre 2016

Dans le cadre de la 5e édition des ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain, La Criée présente : Ismaïl Bahri, Karolina Krasouli, Lucy Skaer, Jean-Marie Perdrix, Darielle Tillon. 

L’exposition de La Criée repose sur la réunion de cinq artistes qui chacun entretiennent une relation à l’ici et l’ailleurs. Le déracinement, le lieu manquant, l’altérité, sont les principes fondateurs de gestes de déplacement, de transfert. Ces artistes – qui tous produisent de nouvelles œuvres – entretiennent une relation empirique à l’art : ils sont producteurs de gestes avant d’être producteurs de formes, et s’intéressent à ce qui émerge, dans un processus perceptif, de ces gestes, de leur insistance et leur persistance. Autrement dit, de leur inscription dans l’espace et le temps vécu, où le biographique joue un rôle central sans pour autant devenir explicite.

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La Galerie, Centre d'art contemporain

Et si mon regard était automatique ? Nos ateliers éducatifs

du 6 au 23 avril 2016

La Galerie présente son exposition annuelle de restitution des projets éducatifs et culturels. Cette exposition présente les travaux réalisés lors d’ateliers menés par les artistes-intervenants autour des expositions de la saison 2015–2016 intitulée “Encore”.
Ces ateliers ont été suivis par des enfants, des adolescents et des adultes, par des élèves des écoles maternelles et élémentaires et sur le temps d’activités périscolaire ainsi que par des enfants des centres de loisirs, des élèves des collèges, des résidents du Foyer de vie Orhan’ger, des patients du Centre médico-psychologique, du Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel et de l’Institut médico-éducatif de Noisy-le-Sec.

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Les limbes

du 21 mai au 16 juillet 2016

Une proposition de Caterina Riva avec Alicia Frankovich, Flora Hauser, Renato Leotta, Felix Melia, Tahi Moor.

 

À travers les narrations variées des cinq artistes invité-e-s à participer à l’exposition, “Les Limbes” articule dans l’espace, le temps et les médiums artistiques, ces multiples trajectoires vers la création d’espaces de liberté singuliers et pluriels.

La mer, la plage, les marées ou encore le vent constitue l'atelier de Pour Renato Leotta et ont jouent un rôle essentiel dans sa pratique, qui consiste à trouver des façons viables d’user d’éléments naturels. Alicia Frankovich experimente les potentialités des corps dans l’espace en s’intéressant aux gestes, comportements, réactions et leurs conséquences sociales et politiques. Flora Hauser a travaillé à de nouveaux dessins et peintures, renversant la hiérarchie des échelles qui leur sont habituellement attribuées.

Dans son nouveau film Shoulder Blades [Omoplates], Felix Melia juxtapose la matière de la langue, improvisée ou récitée à partir de textes concis écrits par l’artiste, avec des images de doux échanges de mouvements et de postures entre un homme et une femme confiné-e-s dans un espace intérieur.

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La Kunsthalle

Camp Catalogue – Jérémie Gindre

du 11 février au 8 mai 2016

Mon premier est un camp, le lieu qui renvoie à une installation ponctuelle, mais très organisée, dans des zones naturelles parfois dédiées, d’autres fois improvisées. Le camp est généralement la base, le lieu où l’on se retrouve, le point de départ d’une aventure ou d’une excursion.

Mon second est un catalogue, conçu comme un inventaire de ce que l’on peut découvrir, sur le camp ou aux alentours. Le catalogue est une énumération poétique mais néanmoins précise de certaines géographies, de genres animaliers ou de variétés comportementales.

Mon tout est Camp Catalogue, une exposition de Jérémie Gindre qui se présente comme le décor d’innombrables histoires écrites ou à écrire. Après s’être établi à La Criée de Rennes pour une première étape estivale, et avant de partir au Kiosk à Gand, le camp se déploiera en hiver à Mulhouse et trouvera dans cette nouvelle saison ses propres variations.

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Le Meilleur des mondes

du 9 juin au 21 août 2016

Réunies sur le plateau de La Kunsthalle, les œuvres de Julie Beaufils, Elvire Bonduelle et Chai Siris se déploient à travers trois propositions autonomes présentant peintures, vidéos et installations. Symptomatiques des univers singuliers de ces trois artistes, les travaux en présence semblent être reliés par une préoccupation commune : dans un monde hyperconnecté, caractérisé par un désir de veille permanent, quelles formes donner à l’abandon, la paresse, le relâchement ? Comment le songe et le sommeil peuvent-ils paradoxalement véhiculer un état de résistance à l’intérieur du paysage social, culturel ou même intime de chacun ? Conviant à une approche décalée du confort et de la contemplation chez Elvire Bonduelle, du rêve et de la mémoire chez Chai Siris ou à une certaine forme de déconnection et d’absence chez Julie Beaufils, c’est sous un intitulé commun – Le Meilleur des mondes – que cette exposition en trois temps invite le visiteur à faire « l’expérience d’un ailleurs » (Jonathan Crary, 24/7 Le capitalisme à l’assaut du sommeil, Zones, Editions la Découvertes, 2014, Paris, pp. 138.)

 

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Oool / Sound Fictions

du 15 septembre au 13 novembre 2016

OOOL / Sound Fictions aborde la question du son en tant que générateur de fiction, de récit. Luc Ferrari, Mathias Delplanque, Eddie Ladoire et Cédric Maridet ont en commun une écriture sonore basée sur l’enregistrement de terrain.

De cette collecte minutieuse de sons, retravaillés lors de montages, naissent des pièces aux spectres variés où la fiction ne se niche jamais très loin. Ces bribes de réalités, intrinsèques à chacune de leurs pièces et aptes à créer des images mentales, deviennent des formes de récits à construire par l’écoutant lui-même. Des récits qui oscillent entre la forme documentaire et/ou la pièce musicale. La frontière entre le réel et l’imaginaire est alors fragile, l’un constitue la matière de l’autre.

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Le 19, Centre régional d'art contemporain

FGW

du 6 février au 8 mai 2015

Ces expositions réunissent trois artistes (Olivier Filippi, Karlos Gil et Michèle Waquant) qui tissent un lien transitoire entre abstraction et figuration, dans une certaine approche du minimalisme des moyens et de l’économie des effets. Les expositions se proposent comme un moment de méditation, de contemplation, lente et nécessaire face à l’ultra accélération des informations du monde contemporain. Trois univers aussi, où se mêlent : l’artifice à travers les peintures et dessins abstraits de Filippi, monde clos de la couleur ; le technologique avec les œuvres de Karlos Gil qui offrent des solutions matérielles à des besoins immatériels ; et la nature avec Michèle Waquant qui passe inlassablement du paysage au tableau de paysage dans ses œuvres.

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Pâle mâle

du 4 juin au 28 août 2016

Le projet Pâle Mâle de Tom Castinel et Antonin Horquin s’est tout d’abord concrétisé par deux publications réunissant textes et images. Le projet se situe à présent au croisement de l’écriture, du théâtre, de la vidéoperformance et des arts plastiques : Pâle Mâle met en scène les tribulations dans notre monde contemporain d’un duo excentrique, Corps 1 et Corps 2 qui vont au cinéma, se retrouvent dans un club, boivent un verre en terrasse, errent dans un centre commercial, travaillent dans une entreprise, etc. Leur corps va alors être soumis et réduit à une gestuelle mécanique imposée par le fonctionnement des objets qui les entourent. Décors minimalistes, composition géométrique, gestuelle répétitive et propos irrévérencieux renvoient à tout un pan de l’avant garde artistique du début du XXe siècle : Oskar Schlemmer, Erik Satie, et surtout le dada du Cabaret Voltaire. Tout comme ces derniers, la quête plastique – ici une synesthésie entre écriture et arts visuels - naît moins d’une réflexion sur l’histoire des formes que d’un regard satirique posé sur le champ sociétal.

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Le CAIRN Centre d'art

Observations sonores

du 25 janvier au 27 mars 2016

L’exposition Observations Sonores au Musée Gassendi est un événement en lien avec la 13ème Semaine du Son à Digne-les-Bains. C’est un projet foisonnant
et multiple - réalisé avec le CAIRN Centre d’art – qui regroupe seize artistes d’horizons variés : Younes Baba-Ali, Baptiste Brunello, Patrice Carré, Julien Dubuisson, Marcos Avila Forero, Rolf Julius, Dominique Koch, Stephen Loye, Olivier Millagou, Tania Mouraud, Alice Pamuk, Bernard Pourrière, Bertrand Segonzac, Lauren Tortil, Julie Vayssière, et Knud Viktor.

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Didier Petit – Habere

du 1er avril au 3 juin 2016

Le CAIRN Centre d’art présente du 1er avril au 3 juin 2016 l’exposition Habere de Didier Petit. Ce projet est le fruit du travail des derniers mois réalisé par l’artiste en résidence au CAIRN Centre d’art à savoir 100 dessins, en papiers découpés de coquillages, chacun représenté à l’échelle 1. Cette importante série est inspirée par les collections d’histoire naturelle et les caractéristiques géologiques du Géoparc de Haute-Provence sur lesquelles l’artiste porte un regard graphique et poétique.

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Emma Dusong

du 2 juillet au 18 septembre 2016

Emma Dusong travaille avec la voix et le silence à travers divers médiums : de la vidéo, l’installation et la photographie aux objets motorisés. Souvent déclenchées par des performances chantées, ses pièces sonores proposent un univers de doutes et de métamorphoses. Diplômée de l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury, elle présente son travail en France et à l’étranger depuis le début des années 2000. Elle est également docteur en sciences de l’art et esthétique et écrit sur le chant dans l’art contemporain et le cinéma. Elle prépare actuellement deux expositions personnelles, l’une au Centre Régional d’Art Contemporain du Languedoc-Roussillon (CRAC LR), et la seconde au CAIRN Centre d’art à Digne-les-Bains.

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Mark Dion - Fieldwork IV

du 26 septembre au 30 novembre 2016

Initialement crééé pour l’exposition Systema Metropolis au Museum of National History de Londres, exposition qui proposait une réflexion sur le travail de Carl von Linné, botaniste suédois à l’origine du concept de biodiversité et classification du vivant, cette œuvre faisait partie d’un ensemble de quatre travaux sur l’étude de la nature et de la culture de la ville de Londres.

Fieldwork IV explore le territoire de la Tamise, ce long fleuve qui prend sa source dans le Gloucestershire au Royaume-Unis, traverse la ville de Londres, avant de se jeter dans la Mer du Nord.

Cette œuvre, présentée comme une immense serre, dans laquelle se trouvent des échantillons prélevés aux abords de la Tamise à Londres, brouille les frontières entre méthode de travail scientifique et artistique. L’artiste questionne ici la façon dont l’homme tente par le biais de la science de donner un sens au monde naturel.

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Le Carré, Centre d'art contemporain du Pays de Château-Gontier

Guillaume Bijl - Sorry

du 2 avril au 5 juin 2016

Guillaume Bijl explore les limites entre l’art et la réalité sociale et puise son inspiration dans la réalité quotidienne qui l’entoure.

Délaissant la peinture à l’huile qui ne lui permet pas d’impliquer pleinement le public, Guillaume Bijl crée depuis la fin des années 70, ce qu’il appelle des “Installations de Transformation” où intervient une “réalité à l’intérieur d’une non-réalité”. Il transforme des lieux dédiés à l’art en supermarché, laverie automatique, salle de casino, agence de voyages, club de fitness plus vrais que nature. Par cette situation en trompe l’oeil, il joue avec la frontière entre réalité et fiction. Provocateur et cynique, à la fois vis-à-vis du monde de l’art et de notre société de consommation, il se pose en archéologue de notre civilisation.

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Nina Childress

du 2 juillet au 28 août 2016

Nina Childress crée une peinture fondée sur des antagonismes forts, mêlant le beau / le laid, l’autorisé / le dissident, le convenable / le déclassé, l’harmonieux et le dissonant.

Ses peintures, nourries par une iconographie issue de la culture populaire et du cinéma des années 60-70, convoquent la figure humaine, le nu, la théâtralisation du corps. Dans son oeuvre, les ruptures de style semblent se faire de manière programmée. Des grisailles séduisantes et virtuoses côtoient des monochromes fluo stridents ; des aplats, cernés ou non de noir, font place à des rendus hyperréalistes, eux-mêmes précédés d’effets de flous qu’elle désigne par les néologismes Flounet ou Blurriness.

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Pierre-Jean Giloux - Invisible cities

du 17 septembre au 13 novembre 2016

Invisible Cities est une installation vidéo sonore en 4 parties : Metabolism, Japan Principle, Shrinking Cities et Stations. Dans ces films, Pierre-Jean Giloux imbrique des images actuelles de villes japonaises et différentes structures architecturales construites en images de synthèse.

L’artiste s’est inspiré du Métabolisme mouvement réunissant, dès 1959 au Japon, architectes et urbanistes voulant révolutionner la ville du futur.

Ainsi, Pierre-Jean Giloux intègre au paysage urbain actuel les tours hélicoïdales de Kisho Kurokawa ou les Clusters in the air de Arata Isozaki. À l’ère numérique, l’œil du visiteur est convié à une déambulation urbaine où virtualité et réalité se fondent au point de ne plus pouvoir les distinguer.

Ces Invisibles Cities nous révèlent la coexistence de spectres historiques, au sein d’une temporalité contemporaine.

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le Creux de l'enfer - centre d'art contemporain

Les enfants du sabbat 17

du 16 mars au 22 mai 2016

Les enfants du sabbat, cycle d’expositions initié par le Creux de l’enfer en 2001, propose cette année onze jeunes artistes pour sa dix-septième édition, tous issus de l’École supérieure d’art de Clermont Métropole et de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. Le titre fait clin d’œil au lieu, le Creux de l’enfer, un site chargé de légendes païennes, d’histoires chrétiennes et sociales. Les enfants représentent de fait une nouvelle génération d’artistes, tandis que le sabbat ramène autant à une assemblée nocturne de sorcières et de sorciers, qu’au septième jour biblique, quand il appartient à l’humanité de parachever la Création.

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Damien Cabanes - Une semaine d'enfer !

du 15 juin au 11 septembre 2016

Damien Cabanes – sur une proposition du commissaire de l’exposition Frédéric Bouglé – a entrepris ici un projet spécifique : peindre à la gouache et sur place en plein-air (sur un séjour d’une semaine et dans l’atmosphère caniculaire de l’été 2015) les 22 œuvres sur papier présentées aujourd’hui dans l’exposition (sur 26 réalisées). Les peintures ont pour thème le paysage du bassin thiernois et leurs habitants, des modèles d’enfants et d’adultes et parfois leurs chiens de compagnie, quand ce n’est pas un fleuron de roses trémières. Le format des plus grandes œuvres réalisées par l’artiste à ce jour fut déterminé en fonction de la dimension de certaines cimaises du centre d’art. L’exposition fut intitulée par Damien Cabanes : Une semaine d’enfer !

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Le Grand Café - Centre d'art contemporain

L'Asymétrie des cartes

du 22 janvier au 10 avril 2016

Avec Lawrence Abu Hamdan, Alexander Apóstol, Marcos Avila Forero, Milena Bonilla, Mark Boulos, Bouchra Khalili, Enrique Ramirez, Till Roeskens.

Qu’elle soit géopolitique, économique ou culturelle, la frontière traverse toute la société contemporaine. Pour les artistes de l’exposition, elle est un lieu irrésolu dont la matérialité se déplace sans cesse, un lieu à la plasticité mouvante qui génère des investigations multiples. Ils s’attachent à éprouver la frontière (la visualiser, la situer, la traverser, la transgresser) et font le récit des bouleversements qu’elle engendre : déracinement, territoires de l’attente, vie en transit…

Au-delà des représentations cartographiques de l’espace, les artistes dessinent des territoires subjectifs, collectifs ou individuels. Que cela soit à travers l’élaboration de fictions narratives, les enquêtes de terrain ou l’action in situ, ils rendent visibles l’asymétrie des rapports de force qui structurent le monde et pointent du doigt la recomposition permanente des frontières comme paradoxe de notre société globalisée.

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Christian Hidaka - Desert Stage

du 14 mai au 4 septembre 2016

S'inspirant aussi bien des plateaux de jeux vidéos que des peintres modernes, Christian Hidaka renouvelle le genre de la peinture à travers des paysages mentaux infinis et complexes qui semblent désigner un « ailleurs ». En mai, Christian Hidaka développera ses recherches sur l’image de l’espace construit en déployant la peinture à travers de nouveaux dispositifs spécifiques.

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Raumlaborberlin

du 3 juin au 9 octobre 2016

Raumlaborberlin est un collectif de neuf architectes, urbanistes, paysagistes et artistes. Leur nom pourrait se traduire par espace et laboratoire, car en allemand raumlabor ne correspond à aucun mot commun préexistant : néologisme, il renvoie aux notions d’expérimentation, de recherche empirique, guidée par un processus de fabrication communautaire.
Selon les projets, les membres de raumlaborberlin s’ouvrent volontiers à la collaboration : une manière de diversifier leur approche, et d’agir au plus juste en fonction du contexte, forcément singulier lorsque s’aborde la question du renouvellement urbain.

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Patrick Bernier & Olive Martin - Wilwildu

du 15 octobre au 31 décembre 2016

Énigmatique et chantant, le titre de l’exposition WILWILDU est emprunté au foulfouldé et désigne la chauve-souris. Sensibles au destin métis de cet animal appartenant à la fois au ciel et à la terre, Olive Martin et Patrick Bernier placent leur exposition au Grand Café sous le signe de l’ambivalence que ce mot désigne. WILWILDU dont la consonance évoque la langue anglaise (we will do), porte aussi en lui un futur offert, une note d’improvisation qui teinte toute l’exposition de ce conditionnel enjoué.

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Le Parvis, Centre d'art contemporain

Welcome to Caveland - Une exposition de Philippe Quesne

du 4 février au 16 avril 2016

Philippe Quesne s’intéresse aux micro-événements et aux grands gestes, à notre fragile humanité, à ses petits travers et vaines utopies. L’artiste est invité dans le contexte du Festival In Vivo à s’emparer du centre d’art comme il le ferait du plateau de théâtre. C’est-à-dire à penser un projet dont la forme va en quelque sorte s’auto-générer et se nourrir de l’expérience, des envies de personnalités invitées.

Welcome to Caveland a quelque chose de l’incongruité d’un parc d’attraction dans une grotte préhistorique. C’est une exposition « en vie », toujours en mouvement, collaborative qui fera intervenir différentes personnes : des artistes, des scientifiques et historiens, la société civile autour de la question du monde souterrain, de la caverne de Platon à celle d’AliBaba. C’est également une forme que Philippe Quesne reprendra dans ses futurs spectacles et qu’il fera évoluer au gré de ses représentations.

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Lionel Sabatté - La désobéissance

du 8 juillet au 1er octobre 2016

C'est tout un art médiumnique sur lequel se concentre la pratique de Lionel Sabatté. Puissamment lié aux forces de la nature, au monde animal et végétal, au monde des hommes mais aussi surtout celui des esprits, l'artiste n'a de cesse de dialoguer avec la matière. Lionel Sabatté est un artiste de l'expérimentation. Sabatté sculpte des animaux et des êtres hybrides avec de la poussière, des morceaux d'ongles ou de peau de pieds, il mélange les matériaux pour faire craqueler ses peintures et s'amuse à oxyder une solution à base de fer pour jouer avec les effets de matière provoqués. L'artiste, qui révèle un imaginaire prolifique profondément "inspiré", propose pour le centre d'art de revisiter les mythes de la Création.

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Le Quartier, Centre d'art contemporain

Catherine Rannou / "L’Agence Internationale, Jean, Nicolas et Richard"

du 23 janvier au 14 février 2016

Jean représente Jean Prouvé, Nicolas : Nicolas Michelin, et Richard : Richard Rogers. Architectes, ingénieurs ou entrepreneurs ils ont tous les trois des projets édifiés à Quimper, lieu où s’est déroulée la résidence d’artiste de Catherine Rannou pendant l’année 2015.
L’Agence internationale est une sorte d’agence d’architecture voire d’espionnage, imaginée par Catherine Rannou et qui inventorie et revendique des constructions réelles, en général non référencées en tant que projets d’architectures remarquables. Ce sont des projets sans auteurs connus, ou bien construits par des personnages réels que sont les auto-constructeurs revendiquant leurs créations comme objets techniques, objets d’expérience, de réalisation de soi, plutôt que comme architectures savantes.

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Le Jardin sonore

du 5 au 27 mars 2016

Dans le cadre des Semaines de la Petite Enfance 2016, Le Quartier invite l’illustratrice Marianne Larvol à créer une exposition dans l’espace du Project Room.En écho à la programmation de Très Tôt Théâtre, elle imaginera un univers coloré qui associe les matières aux sons. Son exposition propose des explorations plastiques et sonores d’un jardin où les plantes-doudous poussent des bruits étranges, les animaux font résonner de drôles de rires et une cascade miroite les ondes d’un concert visuel.

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Nicolas de Crécy

du 5 mars au 31 août 2016

Afin d’accroître le rayonnement de l’art contemporain en Bretagne, Le Quartier - centre d’art contemporain de Quimper - et le Fonds Hélène & Édouard Leclerc (FHEL) de Landerneau ont décidé d’unir leurs efforts. Dans le cadre de ce partenariat, le FHEL accueillera chaque année une exposition proposée par Le Quartier. Dès le 5 mars, c’est le FHEL qui propose à Quimper une exposition exceptionnelle avec Nicolas de Crécy.
Dessinateur de talent, Nicolas de Crécy a construit dans ses livres un univers à la fois étrange et poétique à l’humour absurde et souvent acerbe. Dans ses ouvrages, nourris par le surréalisme et la mélancolie, il détourne les codes narratifs en explorant différents genres et techniques tandis qu’il développe en parallèle de nouvelles œuvres - peintures, sculptures, gravures… - offrant une lecture originale de la destinée des frères Wittgenstein.

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Musique pour plante verte - Morgane Tschiember

du 27 avril au 5 juin 2016

L’installation « Musique pour plante verte » présentée au Project room du centre d’art de Quimper est une structure autonome sur laquelle viennent dialoguer différents éléments. Plusieurs plantes vertes y sont installées à différentes hauteurs, elles écoutent une musique spécialement conçue pour elles par Corsin Vogel à partir des sons d’oiseaux enregistrés par le musicien Jim Fassett pour son étonnante « Symphony of the Birds » qui a accompagné pour la première fois l’exposition de Morgane Tschiember au Musée des beaux-arts de Dole en 2015. La partition de Corsin Vogel s’inscrit dans la continuité de ces sonorités.

Pour le Quartier, Morgane Tschiember réalise une installation qui évoque un cycle, les plantes écoutent tranquillement de la musique, elles ne manquent de rien, elles sont arrosées tous les jours, plantées dans une terre spécifique qui leur convient. Entre plantes d’appartement et plantes de musée, elles s’adaptent à une nouvelle façon de vivre, à l’instar des individus de la société liquide décrite par le sociologue Zygmunt Bauman qui dénonce le flux des relations indécises exclusivement fondées sur l’acte de consommer.

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Maison des Arts Georges et Claude Pompidou

Lever les yeux au ciel

du 20 février au 20 mars 2016

Avec Geneviève Asse, Renaud Auguste-Dormeuil, Basserode, Angela Bulloch, Alain Clairet et Anne-Marie Jugnet, Joan Duran, Ann Veronica Janssens, Victoria Klotz, Joaquim Mogarra, Clément Thomas, Lawrence Weiner.

Le bleu du ciel, la légèreté de l’air, le ruban de Moebius, un tapis volant, le squelette d’une baleine intergalactique, un nuage cotonneux et des étoiles, des planètes, des constellations, des nébuleuses… Tous ces éléments et d’autres sont convoqués par les artistes pour nourrir les histoires racontées dans l’exposition, prioritairement destinée aux enfants. Lever les yeux au ciel associe des oeuvres des deux fonds régionaux d’art contemporain pour saluer en ce début d’année, la richesse des collections publiques de notre nouvelle grande région.

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Reflets dans un œil d’or - Anne Laure Sacriste

du 9 avril au 5 juin 2016

« J’épuise les images, jusqu’à faire surgir quelque chose sur la toile. Alors l’essentiel des choses apparaît. »

Anne Laure Sacriste peint des monochromes, des motifs de paysages, des détails de végétaux avec une qualité qui rappelle l’héritage de Poussin et d’Ingres. Inspirée par un classicisme récurent, elle s’intéresse particulièrement à la précision du réel et à ses brèches offertes à l’imaginaire. Sa peinture est comme une invitation à aller ailleurs, vers un temps suspendu, immobile, où le paysage – ou plutôt la mémoire du paysage- devient l’élément emblématique d’un récit symbolique. Une logique de l’apparition est à l’œuvre dans cet univers énigmatique, ténébreux et éblouissant à la fois. On y entre comme dans un roman policier, à la recherche d’indices, de détails, de silence. Comme dans le film de John Huston, qui donne son nom à l’exposition, il est ici question de reflets et de mise en circulation de la lumière, du sens, des relations entre les choses et les êtres.

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Parcours d'art contemporain en Vallée du Lot

du 3 juillet au 4 septembre 2016

Avec Tania Candiani, HeHe, Thomas Lasbouygues, Caroline le Méhauté, Angelika Markul, Ludwig, Tracey Warr. Que se passerait-il si nous pouvions expérimenter un air différent, une autre lumière stellaire, un jour transformé, ressentir un autre type de « stabilité », marcher sur un sol extra-terrestre, avancer dans une nature animée de rythmes, de formes et de combinaisons exotiques et inconnues ? À partir de la connaissance que nous avons aujourd’hui des exoplanètes et de l’imaginaire qu’elles peuvent véhiculer, Exoplanète Lot invite les artistes et les publics à de nouvelles mobilités géographiques et culturelles. Il s’agit de  prolonger la réflexion sur un futur proche et l’invention de nouvelles façons de vivre et de travailler dans des zones rurales avec les arts visuels, la poésie, la cosmologie et la recherche spatiale.

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Florentine & Alexandre Lamarche-Ovize - KIC 8462

du 24 septembre au 4 décembre 2016

Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize développent un usage assidu du dessin sous toutes ses formes, jusqu’à son passage en volume avec la céramique. Leurs pratiques se mêlent dans une œuvre inspirée à la fois du quotidien, de la culture populaire et de l’histoire de l’art.
Ici, le dispositif de l’exposition s’appuie sur le journal dessiné d’une année. Les artistes y interrogent la manière dont ils s’adressent à l’autre, en l’occurrence, à l’inconnu des horizons extraterrestres, puisque KIC 8462 est le nom d’une très lointaine planète repérée par les amateurs et les scientifiques hors de notre système solaire.

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Micro Onde - Centre d'art contemporain de L'Onde

Microscopie du banc

du 9 avril au 25 juin 2016

Le Centre d’art Micro Onde explore la multiplicité sémantique et plastique du banc public, dans une exposition qui se déploiera également à l’extérieur, dans les rues de Vélizy-Villacoublay.

Objet invitant à la pause, au temps d’arrêt dans la balade, le banc organise et réorganise le domaine du visible. Prétexte à questionner le regard que nous portons sur le monde, le banc ne se laisse pas voir, il donne à voir.
L’exposition propose d’explorer le point de vue du banc au travers d’une sélection d’œuvres contemporaines et historiques. Elle est aussi l’occasion de faire l’expérience un parcours extérieur, ponctué de bancs créés par des artistes.
Une publication-catalogue revenant sur le banc comme lieu d’appui visuel et comme contrepoint à la déambulation présentera des textes, des rééditions de projets emblématiques et des restitutions d’expositions.

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Emilie Faïf

du 4 octobre au 16 décembre 2016

Entre mode, textile et art, les créations d’Emilie Faïf surgissent dans l’espace comme autant d’images poétiques teintées d’onirisme. Scénographe du rêve, souvent sollicitée pour dialoguer avec les créateurs de mode, Emilie Faïf sculpte, coud, gonfle et transforme le tissu, sa matière de prédilection, en prairies, nuages, arcs-en-ciel, constellations de bulles de dentelles, monumentales chevelures…

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Palais de Tokyo

Jean-Michel Alberola - L’aventure des détails

du 19 février au 16 mai 2016

L’exposition personnelle de Jean-Michel Alberola au Palais de Tokyo cartographie la diversité méconnue de son travail. Mettant en scène de nombreuses œuvres inédites en dialogue avec de précédentes créations, elle convoque les figures de penseurs majeurs, de Robert Louis Stevenson à Guy Debord, de Franz Kafka à Karl Marx, en passant par Simone Weil et le cinéma, et forme le point de départ d’une réflexion plus large sur l’histoire et l’état du monde, sur le temps ou sur les déplacements, des plus infimes aux plus actuels.

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Florian et Michaël Quistrebert - The Light of the Light

du 19 février au 16 mai 2016

Le Palais de Tokyo présente la première exposition personnelle d’ampleur de Florian et Michael Quistrebert (nés à Nantes en 1982 et 1976, vivent entre Paris et Amsterdam). À cette occasion, le duo fraternel déploie un ensemble d’œuvres inédites mêlant vidéos, lumières et peintures.

Les Quistrebert réactivent à leur manière un pan de la modernité du début du XXe siècle qu'ils synthétisent, pervertissent ou défigurent. Convoquant notamment les fantômes de Tàpies, de Staël et Picasso, ils remixent à la manière des cartoonists de grands motifs de l'abstraction à partir de techniques expérimentales contemporaines : pâte à modeler, toile de jute, LED colorées, lumière noire et laque pour carrosserie.

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Louidgi Beltrame - El Brujo

du 19 février au 16 mai 2016

« Je filme ces architectures fantômes – aujourd’hui désactivées – dans leur matérialité, comme des sculptures monumentales. Ces formes vides sont néanmoins habitées par des histoires stratifiées. Celles des conditions de production, des idéologies qui ont motivé ces chantiers, des hommes qui les ont bâtis et exploités. »

Dans ce film inédit, Louidgi Beltrame (né en 1971, vit à Paris) réactive la scène finale des Quatre Cents Coups (1959) au sein d’un paysage archéologique du littoral péruvien. Le rôle du jeune Doinel est confié à José Levis Picón, un guérisseur choisi par l’acteur français Jean-Pierre Léaud, également présent à l’écran.

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Simon Evans - Not Not Knocking On Heaven’s Door

du 19 février au 16 mai 2016

« Je suis heureux lorsque mes travaux interpellent l’observateur, lorsque l’on ressent l’énergie que j’y ai transférée. La question hésitante de mon père « En quoi cela est-il vraiment utile ? » m’offre la résistance nécessaire et ne cesse de constituer pour moi un fil conducteur. Honnêtement, mes travaux sont tous assez intimes, mais ils ne devraient jamais être trop personnels ou ésotériques au point de ne plus toucher ceux qui se donnent la peine de les regarder. »
Lauréat du Prix Canson en 2014, Simon Evans est un duo réunissant Simon Evans et Sarah Lannan (nés en 1972 et 1984, vivent à New York). Auteurs d’une œuvre sur papier où l’art et la vie se confondent, les artistes nous proposent de pénétrer dans un espace récréant le labyrinthe de leurs esprits.

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Sara Favriau - La redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière

du 19 février au 16 mai 2016

« Même si l’acte de création est un acte isolé et personnel, une part du processus créatif est pour moi une histoire de collaborations, de rencontres. » Sara Favriau

Lauréate du Prix Découverte 2014 des Amis du Palais de Tokyo, Sara Favriau (née en 1983, vit à Paris) déploie une sculpture monumentale et poétique faite de tasseaux de bois taillés, sculptés et assemblés en cabanes-réceptacles, au sein desquelles plusieurs autres artistes sont invités à exposer.

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Michel Houellebecq - Rester vivant

du 23 juin au 11 septembre 2016

Non pas une exposition « sur » Michel Houellebecq, mais une exposition « de » Michel Houellebecq : comment l’écrivain produit une forme qui participe à la réinvention de l’exposition en brouillant les cartes entre littérature et photographie, réel et fiction.

L’exposition est un scénario qui conduit le visiteur au travers des obsessions de l’écrivain. Composée de sons, de photographies, d’installations et de films conçus par lui et par d’autres artistes invités (parmi lesquels Robert Combas), elle offrira ainsi une plongée dans le cerveau et le monde de ce créateur protéiforme qu’est Michel Houellebecq.

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Mika Rottenberg

du 23 juin au 11 septembre 2016

Mika Rottenberg réinvente pour le Palais de Tokyo plusieurs des installations vidéos qui ont fait sa renommée internationale, dont NoNoseKnows (2015), Bowls Balls Souls Holes (2014), SEVEN (2011) et Squeeze (2010), tout en présentant une sélection d’œuvres récentes et inédites conçues spécialement pour l’exposition. Pour ses œuvres, Mika Rottenberg fait régulièrement appel à des femmes dont les particularités physiques sont vantées ou mises à disposition sur Internet. Leurs corps, hors des normes et des canons actuels, inspirent les scenarii de ses films, dans lesquels ils apparaissent entièrement mobilisés par diverses actions effectuées dans des conditions de travail à la chaîne.

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Marguerite Humeau - FOXP2

du 23 juin au 11 septembre 2016

Marguerite Humeau propose une expérience physique et sensorielle à travers un ensemble d’oeuvres inédites situées aux frontières de la recherche et de la fiction. Mythes, spéculations et fantasmes sont au coeur de son oeuvre. Le développement de chacun de ses projets inclut une phase de recherches approfondies et la collaboration de nombreux spécialistes et scientifiques.

Au Palais de Tokyo, Marguerite Humeau rejoue l’origine de la vie et du développement de formes de vies conscientes dans une atmosphère lourde de menaces.

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David Ryan & Jérôme Joy - Nothing at all - Modes idiorythmiques de la coexistence

du 23 juin au 11 septembre 2016

Les artistes Jérôme Joy et David Ryan interrogent le monde et sa réalité avec l’engagement poétique qui caractérise leur démarche depuis leur première collaboration, à l’orée des années 1980. Construit à partir de faits réels, leur projet se déploie tant dans les espaces du Palais de Tokyo qu’au cœur d’un territoire géographique précis situé en Bretagne, mais dont les artistes souhaitent préserver l’intimité. Le récit qu’ils élaborent raconte la naissance du chasseur de trèfles, un personnage incarné par David Ryan, ainsi que le déroulement d’événements liés à son existence, faite de vies et de chutes.

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Dineo Seshee Bopape / Sam Art Projects

du 23 Juin au 11 septembre 2016

Dineo Seshee Bopape conçoit une installation traitant des sentiments et de la dissolution psychique au sein d’un certain contexte personnel et socio-politique. La vidéo de Nina Simone chantant « Feelings » (1976, live au Montreux Jazz Festival) et la réflexion de Bessie Head dans son roman Question de pouvoirs (1974) sont le point de départ de ses recherches. Dineo Seshee Bopape explore à travers son installation la question subjective des affects en regroupant des vidéos et des représentations d’œuvres centrées sur le corps submergé par les émotions.

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Carte blanche à Tino Sehgal

du 12 octobre au 18 décembre 2016

Plus vaste projet jamais réalisé par Tino Sehgal (né en Grande-Bretagne en 1976, vit à Berlin), cette exposition réunit un ensemble d’œuvres, dont une sélection de ses pièces majeures, qui se déploient dans l’architecture labyrinthique du Palais de Tokyo. Celles-ci se rencontrent et interagissent les unes avec les autres, dans la continuité des précédentes expériences de l’artiste au Martin Gropius Bau à Berlin en 2015, ainsi qu’à Marrakech en 2016, créant ainsi un nouveau degré de complexité dans ses projets.

Tino Sehgal défie les préceptes conventionnels de l’exposition en se focalisant sur les interactions sociales plutôt que sur les objets inanimés. Ses oeuvres prennent vie à travers les échanges humains, la danse, la parole ou le chant, et sont présentées de façon continue pendant toute la durée de l’exposition. Impliquant souvent les visiteurs, elles possèdent chacune leur propre dimension émotionnelle et esthétique.

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Parc Saint Léger - Centre d’art contemporain

Eva Kot’átková - Mute Bodies (Becoming Object, Again)

du 20 février au 1er mai 2016

Au moyen d’installations, de dessins, de vidéos ou encore de performances, Eva Kot’átková explore une forme de médiation entre l’homme et le monde, ou encore les processus de subjectivation en relation avec les objets et les dispositifs. Ses installations comme ses expositions ont toujours un caractère narratif. Cependant, son récit ne se déroule jamais sur un mode linéaire ; il est fragmenté, entrecoupé ou interrompu, soulignant de la sorte les difficultés de la communication. Elle développe ses dispositifs de manière à suggérer que les idées, les pensées ou les émotions ne peuvent être formulées qu’indirectement.

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Charlotte Moth - Pensée kaléidoscopique

du 24 septembre au 11 décembre 2016

À l’image du kaléidoscope, l’œuvre de Charlotte Moth produit des combinaisons infinies d’images et des atmosphères aux couleurs multiples. L’arrangement, la composition et le dispositif sont quelques notions clés qui permettent de saisir le travail dans toute sa diversité et sa complexité. Quel que soit le médium utilisé – photographie, film ou sculpture –, les objets produits par l’artiste revendiquent rarement leur autonomie pour, au contraire, mettre en évidence le contexte dans lequel ils s’inscrivent. Ainsi défini, le cadre devient une part constituante pour la lecture et l’expérience proposées par l’artiste. Son projet au Parc Saint Léger se concentre particulièrement sur la conception d’une situation inclusive, sur la création d’une atmosphère qui met en jeu la relation matérielle entre le corps et les objets.

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Passerelle Centre d'art contemporain

EMMANUELLE HUYNH & JOCELYN COTTENCIN - A taxi driver, an architect and the High Line

du 6 février au 30 avril 2016

A taxi driver, an architect and the High Line est une trilogie filmée. C’est un portrait de la ville à travers trois caractères et leurs relations à l’espace et l’architecture. Les deux premiers personnages sont humains (Phil Moore est chauffeur de taxi ; Rick Bell est architecte), le troisième est un monument : la High Line. Coulée de verdure au cœur de la cité, la High Line est métaphoriquement considérée comme une personne qui traverse la ville, la révèle et provoque la rencontre entre individus et récits.

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JORGE PEDRO NUÑEZ - Every dodo is not a tree

du 6 février au 30 avril 2016

Jorge Pedro Nuñez propose une installation totale, rationnelle et rationnalisée, équilibrée, organisée qui neutralise l’espace ouvertement industriel du centre d’art contemporain. En jargon de l’art, moderniste. Et c’est en effet dans le fonctionnalisme occidental fondateur d’un vingtième siècle conquérant aussi bien que dans son pendant esthétique sud-américain que Jorge Pedro Nuñez puise les moteurs et ressorts de sa pratique profondément référencée.

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FRANCIS RAYNAUD - La mer vineuse

du 6 février au 30 avril 2016

L’exposition est une plongée dans la matière au sens littéral du terme, dans le travail de sculpture car Francis Raynaud revendique bien une posture de l’artiste touche-à-tout engagé, dans son corps et dans ses tripes, dans le geste qui fait forme. Pourtant, cette dernière est toujours mise en jeu dans un univers symbolique qui fonde un récit, résolument intime et ostensiblement viscéral.

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BINELDE HYRCAN - Cambeck

du 6 février au 30 avril 2016

Quatre jeunes garçons sont assis dans une voiture imaginaire creusée dans le sable sur une plage. Joyeux et bruyants, regardant la mer, ils forment un étonnant quatuor. Deux devant, deux derrière, ils parlent de l’avenir. On découvre au fil de la conversation que le plus petit d’entre eux, assis à l’avant, joue au chauffeur de limousine, les deux à l’arrière figurent les « caïds » argumentant sur lequel d’entre-eux aura la meilleure vie.

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Veridis Quo

du 4 juin au 27 août 2016

Chaque film que fait Lola Gonzàlez invente celui d’après. L’ensemble dessine une obsession, comme un rêve qui n’en finit pas de revenir, nuit après nuit, et qui a son influence pendant le jour. Le point de départ est toujours le même. Quatre personnes, dix, parfois plus, vivent recluses loin des villes. Impossible de savoir qui elles sont, ni ce qui les retient ensemble. Déserteurs, utopistes, mercenaires endoctrinés ? Mais qu’importe après tout de comprendre ce que leurs actions préparent. Supposons plutôt que leur seule exigence soit celle d’apprendre à vivre ensemble, de s’accorder intuitivement pour s’approcher au plus près d’une juste coexistence. Ce qui compte, c’est le rapprochement. Ils forment une bande qui s’oppose et se substitue dans le même temps au reste du monde.

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Naturally Obscure

du 4 juin au 27 août 2016

Pensée en relation à l’exposition « Vernacular Alchemists », présentée au centre d’art contemporain Passerelle durant l’été 2014, « Naturally Obscure » n’en est pas pour autant une suite logique. Là où le premier volet revisitait des formes de culture vernaculaire, des traditions folkloriques, païennes ou paganistes et permettait d’élaborer de véritables mythologies, ce second opus s’ancre dans une toute autre réalité, a priori moins propice à l’évasion. En effet, plus de vingt-cinq ans après les grands espoirs hérités de la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide, force est de constater que les évènements ont pris une tournure pour le moins inattendue, bien loin des lendemains qui chantent qui avaient été annoncés. En lieu et place s’est imposé un monde fragmenté, divisé, souvent au bord du chaos, comme en témoignent les évènements survenus en France et en Belgique ces derniers mois.

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Polyregard in the dark

du 4 juin au 28 août 2016

Anita Gauran visite des musées et des sites archéologiques munie d’un appareil argentique. De retour dans l’atelier, pas de photoshopage ni d’impression numérique donc, mais un travail patient dans la chambre noire dont elle ressort des épreuves qu’elle a révélées de ses propres mains. Si on rencontre des bustes antiques et des bas-relief médiévaux, l’œuvre d’Anita Gauran n’est pas anachronique mais au contraire, militante. En effet, son attitude est singulière au sein d’une génération qui poursuit intensément la pratique de l’appropriation d’images maintenant que toutes sont disponibles sur le web : ce catalogue infini de colonnes grecques qui jalonnent étrangement l’esthétique dite « post-internet ».

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S’embarquer sans biscuit

du 30 septembre au 30 décembre 2016

Agir imprudemment, se mettre en route sans précautions, l’exposition S’embarquer sans biscuit propose pour le second opus de l’échange entre le Centre d’art de Neuchâtel (CAN) et Passerelle une plongée sans filet.

Avec Francesco Finizio, Martin Jakob, Livia Johann, Vincent Hofmann & Reto Müller, Anissa Nussbaumer, Blaise Parmentier, Nicolas Raufaste, Delphine Reist, Anaïs Touchot, Stéfan Tulépo

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Linus Bill + Adrien Horni - Gemälde

du 30 septembre au 30 décembre 2016

L’exposition est sobrement intitulée Gemälde, « peintures » en allemand dans le texte. Et ce sont bien de monumentales toiles abstraites colorées que Linus Bill et Adrien Horni présentent. Mais quand leurs productions renvoient ostensiblement à une histoire glorieuse de la peinture américaine en prenant les atours de l’expressionnisme abstrait narré par le célèbre critique d’art Clement Greenberg, les deux artistes suisses s’adonnent à un art qui contrecarre l’héroïsme romantique des grands maîtres modernistes.

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Klaus Lutz - Arabia 1

du 30 septembre au 30 décembre 2016

Une sélection de films de Klaus Lutz, rarement montrés du vivant de l’artiste, est présentée dans le cadre d’Incorporated!, édition 2016 des Ateliers de Rennes – Biennale d’Art Contemporain et à Passerelle Centre d’art contemporain Brest. La présentation du film Arabia de Klaus Lutz s’inscrit dans une série d’expositions qui à Brest proposent une réévaluation de pratiques oubliées ou peu reconnues. A l’instar du travail du français Bruno Pélassy ou du colombien Luis Ernesto Arocha, l’œuvre de Klaus Lutz apporte un éclairage décalé et historique sur la programmation plus émergente du centre d’art.

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Ming Wong - L'année prochaine

du 30 septembre au 30 décembre 2016

Avec L’Année Prochaine, l’artiste singapourien Ming Wong revisite une icône de la nouvelle vague : L’Année dernière à Marienbad (1961) d’Alain Resnais, écrit par Alain Robbe-Grillet. Ce classique reste célèbre pour l’ambiguïté de sa structure narrative et son langage cinématographique innovant. La caméra rend le rythme de l’esprit par la répétition, l’inversion et l’arrêt sur image. Elle capture la réalité, la mémoire et l’illusion tout en inventant un ordre séquentiel différent même de la logique interne du montage.

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Pavillon Blanc Henri Molina

Les Joueurs

du 30 janvier au 14 mai 2016

L’exposition collective du début d’année 2016 s’intéresse à des artistes qui pratiquent des jeux d’association, de construction. Des jeux sérieux, d’une certaine manière, qui trouvent dans l’usage d’un matériau ou la répétition d’une règle leur propre contrainte, tels l’art de l’origami pratiqué par Etienne Cliquet ou les constructions en bois utilisant une pente toujours identique chez Ernesto Sartori. Ces jeux d’associations trouvent une portée symbolique importante dès lors que l’association porte sur des lettres,
avec le projet de Fanette Mellier intitulé Pangramme, ou dans la pratique photographique de l’artiste Uta Eisenreich, basée sur des références à des jeux de QI pour enfants. Ici, on découvre que l’art est un jeu et que le jeu est une règle !

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Bruno Peinado à Colomiers

du 18 juin au 27 août 2016

Le centre d'art invite Bruno Peinado pour une exposition qui se déploie au Pavillon Blanc et au quartier du Val d'Aran, dans le cadre de la manifestation estivale "Un été un quartier". Il propose ainsi à Colomiers deux installations en imaginant une intervention depuis l’intime et la chose publique à la fois poétique et politique.
Dans la salle d'exposition du Pavillon Blanc, un environnement pictural entrera en mouvement et en résonnance avec une lecture baroque de l’architecture du site. Au val d'Aran, une installation de mâts composera à l'aide de drapeaux sans identité, un espace coloré fait de nuances à l'échelle du quartier.

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Le nom d'une île

du 23 septembre au 23 décembre 2016

Le nom d’une île est une exposition et un projet littéraire. Elle regroupe quatre artistes d’horizons différents : Béatrice Cussol est invitée pour une création littéraire, tandis que trois dessinateurs croiseront leurs dessins à même les murs du centre d’art : Abdelkader Benchamma, Claire Braud et Stathis Tsemberlidis – des auteurs qui empruntent les chemins de l’art contemporain, de la bande dessinée et du récit. Ils sont invités à concevoir un lieu imaginaire, une histoire faite de bribes de dessins et de voix. Une île faite de traits aux murs et d’un texte, dans un lieu qui où se croisent une médiathèque et un centre d’art et qui a fait des arts graphiques et de la fiction ses sujets majeurs.

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Villa du Parc Centre d'art contemporain

Les Incessants

du 1er avril au 28 mai 2016

Avec Xavier Antin, Art Research Associates, Ceel Mogami de Haas, Clémence de Montgolfier & Niki Korth (The Big Conversation Space), Rossella Biscotti, Goldin + Senneby, Eva & Franco Mattes, Dario Robleto, Rita Sobral Campos, Florian Sumi.

Fausses archives et (id)entités fictives, édition et suppression de contenus, hoaxes et canulars... Ces méthodes visent des objectifs idéologiques, humoristiques, artistiques mais aussi pécuniaires quand il s’agit de marketing camouflé, d’escroqueries organisées ou de faussaires professionnels, dans le domaine des faux artistiques par exemple. Les technologies actuelles facilitent l’invention de ces personnalités fictives, logiciels espions, sites-écrans, l’usurpation d’identité, les spams, scams ou fraude 149 servant les intérêts les plus divers.

Commissaire invitée : Céline Poulin

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Jagna Ciuchta et Bettina Samson - Foehn d'été

du 25 juin au 1er octobre 2016

Jagna Ciuchta et Bettina Samson ont choisi d’intituler « Fœhn d’été » l’exposition qui réunit leurs travaux respectifs pour une rencontre inédite à la Villa du Parc. Une expression à double sens qui sonne comme la promesse d’une atmosphère particulière, une brise d’été ou un effet de Fœhn, peut-être, du nom de ce vent chaud bien connu dans les Alpes, résultant d’un contact particulier de l’air dans les montagnes qui produit parfois une inversion de température.
Cette image poétique dit bien une exposition où deux démarches individuelles s’entremêlent, sans que l’on puisse prédire à l’avance quelle sera la teneur atmosphérique provoquée par cette mise en relation.

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Art & Industrie

du 4 novembre au 23 décembre 2016

La Villa du Parc initie et met en œuvre depuis 2015 des résidences d’artistes dans des industries phares du territoire du Genevois français, du Chablais au Faucigny. Cette opération, inédite dans le département, a pour ambition de montrer la synergie entre deux domaines qui sont loin d’être distants à travers une collaboration mêlant innovation et création. L’artiste contemporain fait très souvent appel aux savoir-faire industriels pour la réalisation d’œuvres spécifiques tandis que de nombreux industriels ont été pionniers dans le rapprochement entre leur entreprise et l’art. Grâce à l’engagement de plusieurs entreprises, trois artistes ont déjà mené des résidences artistiques qui ont abouti à la création d’œuvres d’art qui sont exposées à la Villa du Parc : Rémi Dal Negro, Nicolas Muller et Aurélie Pétrel.

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In & Out

du 4 novembre au 23 décembre 2016

Pour ses 30 ans, la Villa du Parc a souhaité valoriser et rendre visible sa relation et les liens tissés avec de jeunes artistes locaux ou liés au territoire en leur donnant une visibilité à l’extérieur et à l’intérieur de la Villa du Parc. Pour cela, trois œuvres ont été réalisées par les artistes Anne Le Troter, Aurélie Menaldo et Adrien Vescovi. D’abord présentées du 17 septembre au 25 octobre à l’extérieur de la Villa, pour être vues ou entendues par les usagers du parc Montessuit, une nouvelle version de chaque pièce bascule ensuite à l’intérieur de la Villa du 4 novembre au 23 décembre.

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Villa Noailles

Landskating

du 21 février au 20 mars 2016

De la pratique du skateboard résulte une infinité d’espaces, construits et pensés pour le skate, ou détournés de leur programme initial. Le béton, lisse et continu, devient le matériau potentiel d’un autre usage.
Un premier volet de l’exposition fera le constat historique des formes produites et des pratiques qu’elles suggèrent. Les appropriations de ces espaces et la définition progressive de la discipline marquent une série d’architectures devenues iconiques. Un deuxième volet présentera 9 projets de skateparks contemporains. Le troisième volet de l’exposition portera sur la commande photographique passée par le centre d’art en faisant l’inventaire d’une trentaine de skateparks en France (par Olivier Amsellem, Maxime Delvaux, Stéphane Ruchaud, Cyrille Weiner.)

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Villa La Reine Jeanne

du 21 février au 20 mars 2016

Cette exposition marque un nouveau cycle dans la programmation du centre d’art en présentant au public une architecture remarquable du bassin varois.
Construite en 1928 sur la côte de Bormes-les-Mimosas, la villa la Reine Jeanne illustre un modèle de résidence de villégiature, alors en pleine expansion dans la région.

Une commande sur la villa la Reine Jeanne a été passée au photographe Laurent Kronental, permettant d’offrir un second regard sur l’architecture du lieu.

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31e Festival International de Mode et de Photographie

du 21 au 25 avril 2016 expositions jusqu'au 22 mai 2016

Julien Dossena, Paco Rabanne, William Klein, Julien Colombier, Sjoerd Knibbeler, Annelie Schubert, I could never be a dancer, Evangelia Kranioti, Hervé Lassïnce, Xavier Veilhan, Jackson and his Computer Band, Les éphémères de la mode, Pierre P. Marchal, Claire Lavabre, Jorge Penadés, Debeaulieu, 10 créateurs de mode en compétition, 10 photographes en compétition.

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Design Parade Hyères & Toulon

du 1er au 3 juillet / expositions jusqu'au 25 septembre 2016 à Hyères / expositions jusqu'au 11 septembre 2016 à Toulon

Désormais, chaque été, la villa Noailles organise Design Parade en deux volets : le premier à Toulon pour l’architecture d’intérieur, le second à Hyères pour le design. A travers cette nouvelle proposition inédite en France, Design Parade permettra d’aborder, au cours d’un week-end élargi, tous les aspects des arts décoratifs dans la création contemporaine. Design Parade Toulon et Hyères ont pour ambition de découvrir, promouvoir et soutenir la jeune génération dans ces disciplines complémentaires et de présenter, aux professionnels et au public, des créateurs internationaux à travers des expositions et des conférences. Pour accompagner la jeune création, le festival aborde autant l’artisanat, les savoir-faire d’exception que l’industrie, notamment grâce au soutien de ses partenaires.

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Pitchouns - 6e festival pour les enfants

du 17 au 24 décembre 2016 / expositions jusqu'au 15 janvier 2017

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VOG, centre d'art contemporain de la ville de Fontaine

Maude Maris : Votive

du 11 février au 19 mars 2016

L’oeuvre de Maude Maris montre une cohérence dans son évolution depuis sa sortie du DNSEP en 2003 et de son post-diplôme à la Kunstakademie de Düssefdorf en 2010. Intéressée par l’architecture qui est la genèse de sa pratique picturale, elle met en scène un protocole de travail. Elle réalise des objets en petits formats. Après avoir fait des moulages de plâtre, elle les met en scène, puis elle les photographie pour qu’ils servent de modèle à sa peinture, qui est très chirurgicale, sans repentir et il n’y a pas d’empâtements dans sa manière de peindre. L’image est toujours subtilement décentrée comme si elle voulait éviter que sa peinture ne soit trop frontale.
Au VOG, elle montre également des volumes, jouant ainsi sur le rapport étroit entre les sculptures et les peintures accrochées aux murs.

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Joseph Caprio - Geminatio

du 19 mai au 4 juin 2016

Joseph Caprio est un artiste Grenoblois né dans les années 1950. Il s’intéresse à l’image et à la rencontre avec l’autre que la photographie provoque. Entre le photographe et le modèle un lien assez fort se crée et l’artiste essaye, de manière poétique, d’en rendre compte. Aujourd’hui, avec beaucoup de douceur, il montre des hommes blessés par la vie. C’est dans notre imaginaire que nous puiserons les réponses aux questions que posent ces individus marqués. Depuis peu, il s’intéresse à tous les types de corps, qu’il met en scène et transforme à tel point que nous ne les reconnaissons plus. Ils deviennent abstraits, les couleurs sont très vives et l’aboutissement de son travail photographique évoque entre autre, des motifs africains ou encore le pop art. Certains corps rappellent l’art cinétique : ils donnent une impression de mouvement due aux formes géométriques qu’il construit.

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Axel Brun

du 1er au 24 septembre 2016

Axel Brun est un jeune artiste issu en 2015 de l’école supérieure d’art de Grenoble-Valence. Installé depuis à Marseille, il travaille sculptures, installations et vidéos. Il a décidé de travailler in situ ses installations. Ainsi, il se sert des grandes vitrines qui ferment le lieu pour avancer un travail très fort sur un jeu de sculptures et de lumières. Cette interaction, pleine de poésie, alterne avec des installations plus lourdes d’aspect. Elles sont faites de poutres qui jonchent le sol et qui encerclent le pas du regardeur, l’obligeant à les contourner, à s’arrêter devant, perplexe car elles sont en équilibre, émettant par ailleurs un son dont le dispositif ne se voit pas à première vue. Le visiteur s’attend à une catastrophe, écoute ce qui sort des oeuvres. Le son ne se veut pas forcément mélodique mais intrigue.

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Jérémy Wood - True places

Jeremy Wood est un des premiers artistes au monde à s’être emparé de la technologie des GPS pour en faire un instrument sensible de perception du territoire.
L’artiste dessine avec ses pieds. Équipé d’un GPS glissé au fond de sa poche, il arpente les territoires urbains et ruraux en laissant en mémoire la trace de son cheminement à pied, à vélo ou en suivant consciencieusement sa tondeuse à gazon. Il obtient ainsi des graphismes complexes, slalomant à vive allure entre les courbes de niveau, déposant un mot fragile et délicat entre deux rues, ou caviardant avec humour une place publique.
Une résidence en 2016 lui a permis de préparer des tracés en utilisant une multiplicité de vecteurs, depuis les chenillettes d’entretien des pistes en station de sports d’hiver, jusqu’aux moissonneuses batteuses ou aux chiens de berger rabattant les brebis. Le VOG et le CCSTI l’accueilleront en octobre, lors d’ateliers ouverts à tous les passionnés de technologie afin d’apprendre à récupérer les données issues d’un parcours ou de produire des cartes sensibles. Les travaux des élèves de la ville de Fontaine, mené par Jeremy Wood, seront exposés au Vog du 9 au 12 novembre.

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